Comment choisir un siège d’auto pour enfant
Le siège d’auto de votre enfant doit évoluer avec lui. Non seulement, âge, poids, taille, mais aussi véhicule et mode de vie : plusieurs critères entrent en jeu. Nous vous expliquons les étapes à connaître, ce qu’il faut vérifier avant d’acheter et comment trouver le modèle adapté à votre réalité.
En bref :
- Trois phases d’utilisation couvrent les besoins de votre enfant de la naissance à environ neuf ans : dos à la route, face à la route avec harnais, puis siège d’appoint avec la ceinture du véhicule. La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) recommande de garder votre enfant dos à la route le plus longtemps possible.
- Vous n’avez pas forcément trois sièges à acheter : les modèles convertibles ou 3-en-1 permettent de couvrir deux ou trois phases avec un seul siège.
- Avant d’acheter, vérifiez-en la compatibilité avec votre véhicule et privilégiez-en un facile à installer et à utiliser au quotidien.
- Pour un siège usagé ou acheté en ligne, assurez-vous qu’il porte l’étiquette de conformité de Transports Canada, qu’il n’est pas expiré et qu’il provient d’une source fiable.
- En cas de doute sur l’installation, faites vérifier votre siège par un membre du réseau SAAQ/CAA-Québec ou par un technicien certifié de l’Association pour la sécurité des enfants passagers du Canada (ASEPC ou, en anglais, CPSAC).
Trois phases de siège d’auto : laquelle pour votre enfant?
Les sièges d’auto pour enfant se déclinent en trois étapes, appelées « phases » – un terme que vous verrez sur les emballages. Chaque phase correspond à un stade de croissance et détermine l’orientation du siège ainsi que le système d’attache utilisé.
S’il y a trois phases, vous n’avez pas forcément trois sièges à acheter. Certains modèles n’en couvrent qu’une, d’autres en combinent deux, voire les trois. Résultat : on trouve cinq catégories de produits en magasin.
Dos à la route (phase 1)
Les modèles de la phase 1 sont destinés aux bébés. Ils sont orientés vers l’arrière du véhicule, et leur dossier est incliné et soutient bien le cou et la tête. En cas d’arrêt brusque ou de collision, la tête de votre enfant ne pourra être projetée vers l’avant, car elle sera supportée par le dossier du siège.
La SAAQ recommande d’installer votre enfant dans un siège orienté vers l’arrière le plus longtemps possible, pourvu que les limites de taille et de poids mentionnées par le fabricant soient respectées. L’organisme conseille de garder l’enfant ainsi orienté jusqu’à l’âge de 2 ans au moins; sur certains modèles, il est possible de conserver cette orientation jusqu’à l’âge de 4 ou 5 ans.
Pour la phase 1, les parents ont deux options: la coquille dans laquelle le bébé fait dos à la route (phase 1 uniquement) ou le siège convertible qui fait dos à la route quand l’enfant est un bébé (phase 1), puis qu’on oriente vers l’avant (phase 2) quand il devient plus grand. Parfois, le modèle convertible permet d’attacher l’enfant avec la ceinture de sécurité de l’auto plutôt qu’avec le harnais du siège, faisant passer le siège à la phase 3.
Option 1 : la coquille
Nos experts mentionnent qu’il est préférable, dès la naissance de votre enfant, de vous procurer une coquille (qui ne couvre que la phase 1), puisqu’elle est bien adaptée à la taille des bébés naissants. Elle offre également l’avantage de pouvoir attacher l’enfant à l’intérieur de la maison avant de l’installer dans l’auto.
Vous pouvez utiliser la coquille jusqu’à ce que votre enfant atteigne les limites de poids (de 14 à 16 kg, selon les modèles testés) ou de taille (de 74 à 81 cm) précisées par le fabricant. Ne vous inquiétez pas si votre bébé doit plier les jambes pour entrer dans son siège; cela n’affecte aucunement sa sécurité.
Cela dit, bon nombre de parents trouvent difficile de transporter la coquille avec l’enfant à bord. Si c’est votre cas, vous pourriez la laisser tomber et choisir la deuxième option (siège transformable couvrant la phase 1) dès la naissance de l’enfant.
Option 2 : le siège convertible couvrant la phase 1
Lorsque bébé commence à grandir et à prendre du poids et qu’il devient trop à l’étroit dans sa coquille, un siège convertible de phases 1 et 2 ou un modèle 3-en-1 pourrait vous être utile : vous pouvez l’y laisser (toujours orienté vers l’arrière) jusqu’à ce qu’il pèse de 16 à 23 kg et mesure de 94 à 125 cm, selon le modèle choisi.
Vérifiez le poids minimal du modèle qui vous intéresse; en phase 1, le poids fixé est entre 1,8 et 2,3 kg (entre 4 et 5,1 lb), mais il peut atteindre 4 kg (8,8 lb) et même 6,4 kg (14,1 lb) pour certains sièges.
À lire aussi : Siège d’auto : assoyez l’enfant dos à la route, même si ses pieds dépassent!
Face à la route, avec un harnais (phase 2)
Quand votre enfant a dépassé les limites de son siège dos à la route, place à la phase 2 : le siège est tourné face à la route, et l’enfant est retenu par un harnais à cinq points qui maintient ses épaules, sa poitrine et son bassin.
Vous pouvez faire passer votre enfant en phase 2 à partir de 2 ans, mais nos experts recommandent de le laisser dans un modèle de phase 1 le plus longtemps possible. (Apprenez-en plus dans l’article Siège d’auto : assoyez l’enfant dos à la route, même si ses pieds dépassent!)
Il n’existe pas de siège d’auto conçu uniquement pour la phase 2. Pour couvrir cette étape, vous avec le choix entre un modèle convertible phases 1 et 2, un convertible phases 2 et 3 ou un 3-en-1.
Si vous optez pour un siège convertible convenant aux phases 2 et 3, observez bien les exigences de poids et d’âge fixées par le fabricant. Votre enfant pourrait par exemple dépasser la limite de poids pour la phase 2, sans avoir atteint l’âge requis pour passer en phase 3. Vous devrez alors trouver une solution transitoire.
Surélevé, avec la ceinture du véhicule (phase 3)
En phase 3, le siège d’appoint, aussi appelé « siège rehausseur » ou booster en anglais, permet d’attacher votre enfant avec la ceinture de sécurité du véhicule. Vous pourrez l’y installer lorsqu’il aura atteint de 87 à 112 cm, selon les modèles, et pèsera de 18 à 23 kg.
Au Québec, le siège d’appoint reste obligatoire jusqu’à 145 cm ou 9 ans. Nos experts suggèrent toutefois de le garder jusqu’à ce que votre enfant puisse s’asseoir correctement sur la banquette (dos appuyé et genoux pliés au bord de l’assise). Vérifiez aussi la limite de taille maximale du modèle choisi : certaines s’établissent en deçà de 145 cm, ce qui peut vous obliger à racheter un autre siège d’appoint avant les 9 ans de votre enfant.
La ceinture du véhicule doit reposer sur la clavicule (milieu de l’épaule) et sur le bassin. Si elle s’appuie sur le cou ou le ventre, cela pourrait causer des blessures graves en cas de collision.
Certains sièges de phase 3 n’ont pas de dossier, d’autres en ont un amovible. Nos experts recommandent un modèle avec dossier, qui peut protéger davantage les jeunes passagers. À défaut, assurez-vous que la banquette ou l’appuie-tête du véhicule est suffisamment haut pour atteindre le milieu des oreilles de votre enfant. Ce soutien est important pour protéger la tête de ce dernier et son cou en cas de collision.
Ne laissez pas votre enfant s’appuyer contre la portière du véhicule, car il y a risque de blessures en cas de collision ou de déploiement des rideaux gonflables.
À partir de quel âge un enfant peut-il s’asseoir sur le siège avant au Québec?
Votre enfant insiste pour s’asseoir sur le siège avant? Les moins de 12 ans ne devraient jamais s’y trouver, notamment parce que le coussin gonflable pourrait les blesser en se déployant. Dans la voiture, l’endroit le plus sûr pour les enfants demeure la banquette arrière.
Ce qu’il faut vérifier avant d’acheter
Le siège est-il compatible avec votre véhicule?
Avant d’acheter un siège pour enfant, consultez le manuel de votre véhicule et vérifiez :
- quelles places de la banquette sont compatibles et quels ancrages utiliser;
- que la base du siège s’adapte à la banquette (largeur et profondeur);
- qu’il y aura suffisamment d’espace pour le passager avant (surtout pour un siège dos à la route, dans les véhicules compacts);
- dans le cas où les appuie-tête de votre véhicule sont inamovibles, que leur inclinaison et leur hauteur ne gêneront pas l’installation du siège;
- que le SAU supporte le poids du siège et de l’enfant (sinon, vous devrez utiliser la ceinture).
Si possible, essayez le siège dans votre véhicule avant de l’acheter; certains magasins le permettent. Vous pouvez aussi consulter les techniciens certifiés de l’Association pour la sécurité des enfants passagers du Canada (ASEPC), qui peuvent vous conseiller sous certaines conditions (site web : cpsac.org).
Système d’ancrage universel (SAU) ou ceinture : comment choisir?
Depuis 2002, les véhicules sont munis du système d’ancrage universel (SAU, aussi connu sous les noms de LATCH ou d’ISOFIX) à l’arrière. Les points d’ancrage se trouvent généralement derrière l’assise des sièges de droite et de gauche, plus rarement au centre.
Tous les sièges d’auto (sauf certains de phase 3) peuvent être fixés avec le SAU ou avec la ceinture de sécurité. Au-delà d’un certain poids de l’enfant, vous devez toutefois passer à la ceinture. Le guide d’utilisation du modèle One4Life de Britax, par exemple, fixe cette limite à 15,9 kg (35 lb).
Vous êtes tenté de jumeler les deux méthodes pour fournir plus de sécurité? La plupart des fabricants le déconseillent. Cette combinaison n’est pas évaluée lors des tests d’impact que les fabricants soumettent à Transports Canada. Il est donc impossible de prédire la réaction du siège en cas de collision. Sans compter qu’un système d’installation pourrait interférer avec l’autre.
Connecteur à bouton ou à anneau?
Le système d’attache à bouton (en haut) est beaucoup plus facile à accrocher et à retirer du SAU que celui à anneau (en bas). Pour un siège que vous installerez et déplacerez souvent (entre deux véhicules, par exemple), c’est un critère qui peut peser dans la balance au quotidien.
- Connecteur à bouton. Il se clipse directement sur la barre d’ancrage, comme une ceinture de sécurité dans sa boucle : on pousse, ça s’enclenche. Pour le retirer, il suffit d’appuyer sur un bouton.
- Connecteur à anneau. Il s’accroche un peu comme un mousqueton : on le passe à la main sur la barre d’ancrage, puis on tire sur une sangle pour serrer. Pour le retirer, il faut relâcher la sangle avec un levier avant de décrocher l’anneau.
Barre antirebond et pied d’appui
Les sièges d’auto vendus sur le marché canadien sont tous testés pour des impacts de collisions frontales. Certains modèles de phase 1 – dont le siège est dos à la route – sont en outre dotés d’une barre antirebond ou d’un pied d’appui qui permet de réduire le rebond du siège au moment de l’impact.
Sachez toutefois que le pied d’appui ne peut être utilisé dans tous les véhicules, dont les minifourgonnettes dotées du système Stow ’n Go, parce que leur plancher creux n’est pas assez résistant et que le pied pourrait s’y enfoncer en cas d’impact.
- Barre antirebond
- Pied d’appui
Facilité d’installation et d’utilisation
Un siège d’auto ne protège bien que s’il est bien installé et bien utilisé au quotidien. Or, plus un modèle est complexe, plus le risque d’erreur augmente : sangle mal ajustée, angle d’inclinaison incorrect, harnais trop lâche, etc. C’est pourquoi nous évaluons ces deux aspects :
- L’installation dans le véhicule : clarté du manuel, lisibilité des indicateurs d’angle et de tension, simplicité de la fixation (SAU ou ceinture) et de la sangle d’ancrage.
- L’utilisation quotidienne : ajustement du harnais, facilité à attacher et à détacher l’enfant, accès aux boucles, entretien de la housse.
Consultez nos résultats de test pour connaître les modèles que nous recommandons.
Siège d’auto usagé : est-ce sécuritaire?
La SAAQ ne recommande pas d’utiliser un siège d’auto de seconde main, car il n’est pas toujours possible d’en retracer l’historique.
Toutefois, s’il s’agit de votre seule option, assurez-vous que :
- la date d’expiration n’est pas dépassée;
- l’étiquette de conformité de Transports Canada est présente;
- le siège ne s’est jamais trouvé dans un véhicule accidenté;
- le manuel d’instructions est fourni, et toutes les pièces sont là et en bon état;
- le modèle n’a pas fait l’objet d’un rappel. (Vérifiez-le sur le site de Transports Canada.);
- le siège a été correctement entreposé.
Vous avez vu un siège datant de 2010 dans une vente-débarras? Sachez qu’il est illégal de vendre, de donner ou de prêter un modèle usagé fabriqué avant 2012. Le vendeur d’un tel siège peut être poursuivi par l’acheteur en vertu de la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation.
Siège d’auto expiré? Faites-le recycler
Le Centre de recherche et d’éducation à l’environnement régional (CREER) a conçu une méthode permettant de recycler les sièges d’auto et de les transformer en bancs de parc, en tables à pique-nique ou en accessoires pour animaux. Plusieurs points de collecte existent, notamment à Montréal, à Québec, à Granby et à Victoriaville. Pour les connaître, consultez le site de CAA-Québec.
À lire aussi : Pourquoi les sièges d’auto ont-ils une date d’expiration ?
Achat en ligne : à quelles conditions?
Achat en ligne : à quelles conditions?
Acheter un siège d’auto sur Internet peut être pratique, mais comporte des limites. Assurez-vous de pouvoir retourner le produit sans difficulté en cas d’incompatibilité.
Attention aussi à la contrefaçon! Transports Canada a constaté que certains sites étrangers vendent des sièges non conformes aux normes canadiennes, parfois à bas prix et imitant des modèles autorisés. Pour éviter les mauvaises surprises, vérifiez l’étiquette de conformité de Transports Canada et privilégiez un détaillant canadien reconnu.
Où faire vérifier l’installation de votre siège d’auto?
La SAAQ et CAA-Québec ont mis sur pied un réseau – qui comprend des corps policiers, des concessionnaires automobiles, des centres locaux de services communautaires (CLSC), des hôpitaux et des garages – pouvant vérifier que votre siège est installé adéquatement. Pour trouver un membre de ce réseau près de chez vous, contactez les services-conseils en mobilité de CAA-Québec.
Les techniciens en sécurité des enfants passagers de l’Association pour la sécurité des enfants passagers du Canada (CPSAC) offrent également ce service, sous certaines conditions.
Fiabilité : quelles marques de sièges d’auto s’en tirent le mieux?
Les sièges d’auto pour enfant sont très durables : 92 % des répondants à notre sondage ont indiqué n’avoir connu aucun bris avec eux. Les problèmes les plus fréquents sont des tissus ou d’autres revêtements du siège abîmés ou déchirés. Les répondants ont aussi relevé la difficulté à retirer et à remettre certaines housses lavables. Bien qu’ils se révèlent peu courants, ces pépins se sont principalement manifestés moins d’un an suivant l’achat du siège.
Parmi les marques les plus appréciées, la marque Graco sort du lot. Les données ont été tirées d’une enquête effectuée du 2 au 20 mai 2024 auprès de 400 membres du Panel, la communauté de consommateurs de Protégez-Vous, ou d’abonnés à notre infolettre et à nos comptes sur les médias sociaux. La fiabilité correspond à la proportion de sièges d’auto qui n’ont subi aucun bris dans les 10 premières années suivant l’achat, selon l’expérience des répondants. L’appréciation correspond quant à elle à la proportion de répondants qui recommandent cette marque.
Prêt à magasiner? Pour choisir le meilleur siège d’auto, utilisez notre comparateur de produits et consultez notre liste de recommandations.
À lire aussi : Siège d’auto : doit-on retirer à l’enfant son manteau d’hiver ou pas?, Sièges d’auto vendus en ligne : attention à la contrefaçon, Sièges d’auto : les erreurs à éviter avec une coquille pour bébé et Sièges d’auto pivotants : 5 modèles testés
Les sécheuses à thermopompe donnent droit à une subvention de 250 $. Cal...
Vous souhaitez obtenir gratuitement votre dossier de crédit auprès de Tr...
Le coût des médicaments est le fruit d’un processus impliquant à la fois...
Pour choisir le meilleur mini-PC, attardez-vous notamment au système d’e...
L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.
Déjà abonné? Connectez-vous