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L’examen d’une auto usagée point par point

Par Julien Amado et l’Association pour la protection des automobilistes (APA) Mise en ligne : 27 septembre 2019 Shutterstock.com

liste-verification-auto Shutterstock.com

Acheter une auto usagée ne se fait pas sans un examen attentif et un essai sur route. Voici un outil détaillant ce qu’il faut examiner dans la voiture convoitée et quoi vérifier lors de l'essai routier (embrayage, tenue de route, freins, etc.). Ces conseils sont d’autant plus importants à suivre si vous achetez le véhicule auprès d’un particulier.

Acheter une voiture d’occasion peut s’avérer un choix très intéressant financièrement. Les véhicules sont de plus en plus fiables et la dépréciation est souvent forte les premières années.

Les conseils ci-dessous constituent la première étape pour vous prémunir contre les mauvaises surprises. Si le véhicule vous intéresse, nous vous recommandons de faire inspecter l’auto auprès d’un garage ou d’un expert.

La vérification administrative
La carrosserie
L’intérieur
Le moteur
L’essai routier

La vérification administrative

Si vous avez repéré un véhicule d’occasion qui vous intéresse, il faut effectuer certaines vérifications administratives. Elles ne sont évidemment pas infaillibles, mais permettent tout de même de valider beaucoup d’informations et de repérer les véhicules au passé douteux.

Certificat d’immatriculation

La première chose à vérifier quand on inspecte un véhicule d’occasion vendu par un particulier, c’est le certificat d’immatriculation. On peut y voir la marque, le modèle et l’année du véhicule, qui doivent évidemment correspondre au véhicule qu’on a devant soi.

Il faut aussi vérifier le numéro d’identification du véhicule (NIV, ou VIN en anglais). Pour la grande majorité des autos circulant au Québec, il compte 17 caractères. Il doit être identique au numéro de série inscrit sur la voiture, habituellement au bas du pare-brise, à l’intérieur de la porte du conducteur ou sous le capot.

Si vous voyez que les numéros de la voiture et ceux du certificat sont différents, inutile de poursuivre l’inspection du véhicule, passez votre chemin!

Si les numéros correspondent, regardez si le certificat d’immatriculation ne porte pas les mentions «gravement accidenté» ou «reconstruit» à moins que l’acheteur vous l’ait signalé. S’il est écrit «irrécupérable», cela qui signifie que le véhicule ne pourra plus jamais circuler sur la route.

Si le véhicule porte la mention «véhicule à inspecter», cela signifie qu’une inspection mécanique est nécessaire et doit être réalisée par une entreprise mandatée par la SAAQ avant que le véhicule puisse reprendre la route. Si vous achetez un véhicule portant cette mention, ce sera à vous de payer pour l’inspection et les réparations éventuelles, qui peuvent parfois être chères.

Si le vendeur ne vous a rien dit à propos de ces mentions et que vous en découvrez une sur le certificat d’immatriculation, passez directement à un autre véhicule.

Véhicule volé?

Très important, il faut vérifier que le véhicule a été déclaré volé. Pour le savoir, rendez-vous sur le site du gouvernement du Canada, dans la section du Centre d’information de la police canadienne.

Il suffit d’entrer le numéro d’identification du véhicule (NIV) pour savoir si l’auto a été volée. L’information est gratuite et le résultat affiché immédiatement.

RDPRM

Avant d’acheter un véhicule, il faut aussi faire une recherche au Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM). Cette recherche, qui coûte 3 $, permet de savoir si le véhicule est libre de dettes. Si la dette n’a pas été rayée du registre, le créancier pourrait saisir le véhicule ou réclamer le paiement de la dette au dernier acheteur, en l’occurrence vous.

Dossier d’un véhicule à la SAAQ

Pour en savoir plus à propos de la voiture que vous voulez acheter, vous pouvez demander le «dossier du véhicule» à la SAAQ. Ce dossier, vendu 12,50 $, en retrace tout l’historique depuis sa première immatriculation au Québec. Vous apprendrez combien de personnes ont possédé le véhicule, s’il a été importé d’une autre province ou d’un autre pays, et s’il a été utilisé comme véhicule commercial ou comme taxi. En revanche, vous ne pourrez pas savoir si le véhicule a servi comme Uber.

Depuis le 10 septembre 2001, il est aussi possible de connaître le kilométrage affiché à l’odomètre à chaque changement de propriétaire. Si le kilométrage est plus important dans le dossier de la SAAQ que sur le tableau de bord de l’auto, cela signifie que l’odomètre a été trafiqué.

Si le véhicule a été gravement accidenté et reconstruit, ce sera aussi indiqué sur ce document. Pour l’obtenir, il suffit de se rendre à un point de service de la SAAQ ou de faire une demande par la poste.

CARFAX

Carfax, qui s’appelait auparavant Carproof, permet également d’obtenir l’historique d’un véhicule. C’est un bon complément au dossier fourni par la SAAQ. Grâce aux rapports Carfax, on peut retracer, entre autres choses, l’historique d’un véhicule dans toute l’Amérique du Nord, les autos accidentées et/ou reconstruites, les relevés de lecture de l’odomètre, etc.

Toutefois, Carfax n’est pas infaillible et ne remplace pas une inspection réalisée par un professionnel, mais c’est une source d’information intéressante pour en savoir plus à propos d’un véhicule.

Comptez environ 60 $ pour procéder à toutes les vérifications (RDPRM, SAAQ et Carfax). Une somme non négligeable, mais faible par rapport au prix d’un véhicule qui coûte plusieurs milliers de dollars, voire des dizaines de milliers.

Les factures

Les propriétaires qui entretiennent bien leur véhicule conservent généralement leurs factures dans un dossier d’entretien. Il est important de consulter attentivement chaque facture pour voir ce qui a été fait, quelles sont les réparations mécaniques à prévoir et si l’évolution du kilométrage du véhicule correspond bien à ce qui est affiché sur l’odomètre. Si un propriétaire n’a aucun historique à vous montrer, cela ne veut pas nécessairement dire que l’auto a été mal entretenue, mais cela doit tout de même vous alerter.

Contrat de vente

Dans le cas d’un achat à un particulier, il est recommandé de signer un contrat de vente détaillé. Vous pouvez trouver un contrat de vente entre particuliers à imprimer sur le site de Protégez-Vous, dans la section Guide autos d’occasion.

La carrosserie

Il est important de vérifier la carrosserie du véhicule d’occasion qui vous intéresse. Peinture abîmée, corrosion… le climat québécois est rude pour les véhicules. Ces vérifications ne sont pas faciles à faire et certaines demandent un peu d’habitude. Si vous pensez que cette partie est trop complexe, confiez-la à un spécialiste.

La peinture

Idéalement, il faut toujours regarder une carrosserie au soleil, ce qui fait ressortir tous les défauts de peinture. Évitez d’aller voir un véhicule à la noirceur ou un jour de pluie, car les gouttes d’eau masquent beaucoup de défauts.

Regardez chaque panneau de carrosserie sous tous les angles et essayez de déceler des différences de teinte. Si une porte ou une aile est plus foncée ou plus claire que le reste du véhicule, cela signifie généralement que cette partie de l’auto a été repeinte.

Même chose si vous voyez des traces de peinture sur les joints autour des vitres ou des portes.

Regardez aussi s’il y a des rayures, des bosses, des renfoncements dans la carrosserie ou des éléments manquants (baguettes, moulures). Attention aux chocs qui auraient endommagé la peinture et mis le métal à nu. Si c’est le cas, l’auto rouillera à cet endroit.

rayures

Rouille

Si la voiture a été traitée régulièrement contre la rouille, c’est un bon point. Pour le savoir, demandez les factures au vendeur ou regardez dans la portière avant gauche: c’est généralement à cet endroit que les détaillants apposent un autocollant chaque fois qu’ils traitent un véhicule contre la corrosion.

Si le vendeur vous dit que l’auto est équipée d’un antirouille électronique, soyez encore plus vigilant au moment de vérifier la carrosserie de l’auto, car ce type de produits n’est pas efficace.

Cherchez des bulles au niveau de la carrosserie ou des traces de corrosion sur chaque panneau de carrosserie. S’il y a des bulles, c’est que la rouille s’est installée sous la peinture et qu’elle finira par sortir tôt ou tard.

bulles-rouille

Les bas de caisse, l’avant du capot, le bas des portes, des ailes et du hayon sont souvent les éléments les plus touchés par la rouille. Ouvrez le capot, le hayon ou le coffre et toutes les portes pour chercher des traces de rouille. Vérifiez aussi toutes les charnières, regardez la partie inférieure du capot et n’oubliez pas la partie intérieure des ouvrants qu’on néglige souvent, par exemple la partie qui n’est pas invisible quand la porte est fermée.

Soulevez le tapis du coffre et regardez au niveau de la roue de secours; la rouille se niche souvent là quand de l’eau y stagne.

Dernière vérification à laquelle on pense rarement, ouvrez la trappe à essence, car de la corrosion peut aussi se former à l’intérieur.

Utilisez un aimant

Pour savoir si l’auto a déjà été réparée et repeinte, utilisez un aimant. S’il se décolle et tombe, cela signifie que la carrosserie a été réparée à cet endroit.

Privilégiez un aimant qui n’est pas très adhérent. Trop puissant, il pourrait rester collé si la couche de mastic de carrosserie utilisée est très fine. Utilisez par exemple un aimant de mauvaise qualité pour babillard qu’on trouve dans les magasins à un dollar.

Déplacez l’aimant latéralement sur la surface à inspecter, mais ne le faites pas glisser sur la carrosserie pour ne pas endommager la peinture. Décollez-le, puis recollez-le délicatement un peu plus loin. Passez votre aimant sur les parties suivantes: les bas de caisse, le tour des ailes avant et arrière, l’avant du capot, le bas des portes et du hayon.

aimant-rouille

Certains véhicules sont conçus avec des panneaux de carrosserie faits en aluminium ou en plastique. Dans ce cas, il est évidemment normal que l’aimant ne colle pas.

Alignement des panneaux de carrosserie

L’alignement des panneaux de carrosserie permet aussi de déceler des traces d’accident. Cela dit, ce n’est pas une science exacte: il arrive que certaines autos sortent de l’usine avec des panneaux mal alignés alors qu’elles n’ont évidemment jamais été accidentées! Un inspecteur vous donnera l’heure juste sur ce point si vous suspectez un accident caché.

Mais vous pouvez tout de même vérifier si le capot est aligné de chaque côté du pare-brise et s’il est bien droit lorsqu’il est fermé. Même chose pour le hayon ou le coffre. Regardez aussi si les portes sont correctement alignées vis-à-vis des ailes ou si elles semblent être légèrement décalées vers l’avant ou vers l’arrière.

En cas de doute, signalez les endroits qui vous semblent suspects au professionnel qui fera l’inspection du véhicule.

Les roues et les vitres

Regardez les quatre jantes: des griffures dues à un frottement contre un trottoir pourraient vous permettre de négocier le prix à la baisse. Si l’auto est dotée d’enjoliveurs en plastique (aussi appelés «caps de roues»), regardez tout de même leur état, mais il sera plus difficile de négocier un gros rabais, car ils coûtent moins cher à remplacer.

Jante-rayee

Vérifiez attentivement l’état des pneus. Inspectez ensuite la bande de roulement (aussi appelée la semelle) pour détecter la présence d’un corps étranger, un clou par exemple. Il doit rester suffisamment de gomme et la semelle doit être usée de manière uniforme. Pour mesurer l’usure, utilisez une pièce de 25 cents. Placez la pièce dans la sculpture du pneu, le nez du caribou vers le bas. Si vous voyez encore son nez, cela signifie que le pneu est trop usé. Refaites le test à plusieurs endroits sur la semelle pour voir, par exemple, si le pneu n’est pas plus usé d’un côté que de l’autre. Si vous constatez une usure irrégulière ou trop importante, vous pouvez négocier le prix à la baisse.

pneus

Sur les côtés (qu’on appelle les flancs), traquez la présence de coupures, de déchirures et de bosses. Assurez-vous aussi que les pneus ne sont pas trop vieux. Pour cela, cherchez une série de quatre chiffres qui se suivent; ils indiquent la semaine et l’année de fabrication: par exemple, «0117» signifie que le pneu a été produit la première semaine de l’année 2017. Il ne faut pas que le pneu ait plus de 10 ans, car sa gomme perd de ses propriétés adhérentes avec le temps. Des pneus trop vieux et dont la gomme a séché ont tendance à présenter de petites craquelures qui trahissent leur âge.

Si l’auto est pourvue d’une roue de secours, vérifiez sa présence sous le tapis du coffre et regardez si elle a déjà été utilisée.

Si le vendeur vous vend un deuxième jeu de pneus ou de roues avec le véhicule, regardez aussi attentivement leur état et procédez aux mêmes vérifications qu’avec les pneus montés sur la voiture.

Enfin, examinez attentivement le pare-brise pour déceler des traces de choc. Un éclat sur un pare-brise peut se transformer en une grosse fissure s’il n’est pas réparé rapidement. Et un changement de pare-brise coûte cher.

Le dessous de l’auto

Moins souvent nettoyée que la carrosserie, toute la partie qui se situe sous l’auto peut être rouillée sans qu’on le détecte au premier regard. Baissez-vous, regardez sous l’auto et observez l’état des bas de caisse, de l’échappement et du plancher. Utilisez une lampe de poche ou votre téléphone cellulaire pour mieux voir.

Vérifiez aussi les passages de roues (la partie qui est au-dessus de la roue) et les trains roulants (ce sont les pièces qui relient les roues au châssis de l’auto). Pour les roues avant, vous pouvez braquer les roues pour faciliter l’inspection.

Il est très fréquent de trouver de la rouille de surface à cet endroit, mais, pour certains véhicules très sensibles à la corrosion, la structure de la voiture peut rouiller au niveau de l’attache des suspensions. Dans ce cas, un élément pourrait se détacher pendant qu’on roule. Cette inspection est difficile à réaliser, demandez à l’inspecteur en cas de doute.

Là encore, si vous avez un doute, montrez au professionnel la zone qui pose problème lors de l’inspection.

L’intérieur

Il y a beaucoup d’éléments à vérifier à l’intérieur d’une auto. La première étape consiste à observer l’état général de l’habitacle. L’état des plastiques et des garnitures intérieures doit correspondre au kilométrage du véhicule. Des pédales, un volant et un levier de vitesses très usés dans une auto de 100 000 km, c’est assez suspect. Des rayures dans l’habitacle ou une garniture de pavillon abîmée ne comportent pas de risques au point de vue de la fiabilité, mais vous pouvez négocier le prix de vente à la baisse.

Tableau de bord

Le tableau de bord, qui regroupe la majorité des fonctions de l’auto, est le premier élément à vérifier. Commencez par mettre le contact; les témoins d’alerte doivent s’allumer. Les véhicules modernes ont plus de voyants d’alerte que les plus anciens, mais assurez-vous que les témoins de pression d’huile, de température, de batterie et d’anomalie du moteur (aussi appelé check engine) sont allumés. Certains vendeurs pourraient les déconnecter pour masquer un problème. Démarrez ensuite le moteur, tous les voyants doivent s’éteindre. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a un problème.

instrumentation

Regardez aussi la jauge de carburant, qui doit monter pour indiquer le niveau de carburant restant (certaines conservent l’affichage moteur coupé ce n’est pas obligatoirement un défaut). La jauge de température moteur doit monter au fur et à mesure que le moteur chauffe.

Après avoir laissé chauffer le moteur, contrôlez le chauffage, les différentes vitesses de ventilation et les différents réglages d’orientation de l’air, vers le pare-brise avec le dégivrage avant, les pieds, le haut du corps, les deux ensemble, etc.

chauffage-climatisation

Vérifiez toutes les bouches de ventilation, ouvrez-les et fermez-les pour voir si elles sont toujours fonctionnelles.

Pour le dégivrage arrière, actionnez la commande moteur allumé et touchez la vitre arrière pour voir si elle devient chaude. Si c’est le cas, c’est que le système fonctionne.

Testez aussi le bon fonctionnement de la climatisation. L’air qui sort doit être frais, et même froid si on place le réglage au maximum. Ce test est malheureusement impossible à faire en hiver si l’habitacle est très froid.

Si le véhicule est doté de sièges chauffants et/ou ventilés, assurez-vous qu’ils sont encore fonctionnels.

On trouve souvent plusieurs commandes sur la console centrale, entre les sièges avant. Testez toutes les commandes disponibles et soulevez l’accoudoir central. S’il y a une prise USB, branchez votre téléphone pour voir s’il est reconnu et s’il se recharge. Si l’auto possède un chargeur de téléphone sans fil, posez votre téléphone pendant l’essai routier et vérifiez si la recharge s’effectue pendant que vous roulez.

Vérifiez l’ouverture du coffre à gants. Ouvrez et fermez tous les rangements de l’habitacle pour vous assurer de leur bon fonctionnement.

Si la voiture possède d’autres fonctions plus rares, testez-les aussi.

Glaces et rétroviseurs électriques

Vérifiez les vitres électriques (ou les manivelles si l’auto est équipée de vitres manuelles), qui doivent monter et descendre sans difficulté. Testez les boutons du côté du conducteur, mais aussi du côté du passager et à l’arrière si l’auto en est équipée.

boutons-vitres

Les rétroviseurs électriques doivent se déplacer sans difficulté et la commande doit fonctionner sans à-coups du côté du conducteur et du passager.

Radio et système multimédia

Vérifiez la radio ainsi que tous les boutons de réglage: le volume, la recherche des stations, la mémorisation, etc.

Si l’auto est équipée d’un système multimédia avec un écran tactile, testez les différentes fonctionnalités intégrées au véhicule et assurez-vous que l’écran fonctionne. Connectez votre téléphone cellulaire pour vérifier la bonne marche du Bluetooth. Si l’écran est entouré de boutons qui commandent certaines fonctions, testez-les aussi.

Clignotants, phares et essuie-glaces

Essayez les différentes vitesses des essuie-glaces et de l’essuie-glace arrière, s’il y en a un, et vérifiez le bon fonctionnement du lave-glace (avant et arrière).

Assis derrière le volant, testez les clignotants, les feux de croisement (les lumières), les pleins phares (les hautes) et les antibrouillards le cas échéant. Si l’auto est équipée de phares au xénon, méfiez-vous car leur réparation est souvent coûteuse. N‘oubliez pas la commande des feux de détresse. Pour les clignotants et les phares, les témoins lumineux doivent s’allumer face à vous.

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Faites ensuite le tour de l’auto pour voir si les clignotants et les phares s’allument correctement. Quand les phares sont allumés, les feux arrière doivent l’être aussi et les feux de stop doivent s’allumer quand on appuie sur la pédale de frein. Une fois à l’arrière, profitez-en pour enclencher la marche arrière pour vérifier les feux de recul.

Idéalement, il faut être deux pour faire cette vérification. Si vous êtes seul, vous pouvez demander au vendeur d’actionner les commandes pendant que vous vérifiez que tout s’allume correctement.

Commandes au volant

Si l’auto est dotée de commandes au volant pour la radio, le téléphone ou le système multimédia, testez tous les boutons. Pour le régulateur de vitesse, attendez l’essai routier pour le faire. Enfin, n’oubliez pas de tester le klaxon.

Les sièges

Regardez leur état: ils ne doivent pas être affaissés ou déchirés. S’il y a des housses ajoutées par le propriétaire, soulevez-les toutes pour vérifier.

Assoyez-vous sur le siège du conducteur. Il doit avancer et reculer sans difficulté, et le dossier doit pouvoir s’incliner et revenir à sa place. Si le siège est électrique, testez toutes les fonctions, y compris la mémorisation de la position, si l’auto possède cette option.

Faites la même chose du côté du passager et testez aussi la banquette arrière, si elle est inclinable.

Profitez-en aussi pour tester chaque ceinture de sécurité.

Le plancher

Cherchez des traces d’humidité au niveau du plancher. Si l’auto est équipée de tapis de sol, soulevez-les pour regarder en dessous, particulièrement à proximité des passages de roues et sous les pieds du conducteur et du passager. Touchez la moquette pour voir si le sol est mouillé. Si c’est le cas, de la corrosion pourrait avoir percé la tôle à cet endroit. Un trou dans le plancher peut aussi permettre à l’eau d’abîmer le circuit électrique ou un boîtier de commande s’il se trouve au même endroit.

Voitures décapotables

Si l’auto est équipée d’un toit souple ou dur, testez la commande qui permet de baisser et de relever le toit. S’il s’agit d’un toit souple, vérifiez son état (craquelures, déchirures) et soyez encore plus vigilant en ce qui concerne les infiltrations d’eau dans l’habitacle.

Le moteur

Si vous n’êtes pas mécanicien et/ou que vos connaissances sont limitées, il est difficile de faire vous-même une inspection approfondie du moteur. C’est encore plus vrai avec les voitures modernes, dont les moteurs sont recouverts de gros caches en plastique. Cela dit, vous pouvez tout de même effectuer quelques vérifications basiques. Idéalement, le moteur doit être froid et ne pas avoir été démarré depuis plusieurs heures avant votre arrivée.

Le niveau d’huile

Ouvrez le capot et commencez par vérifier le niveau d’huile; cela se fait toujours quand le moteur est froid et que l’auto est stationnée sur une surface plane; le niveau pourrait en effet être faussé si l’auto est en pente.

Repérez la jauge à huile. Il s’agit d’une tige dont l’embout est très souvent jaune. Sortez-la de son logement et essuyez l’huile. Vous allez voir des graduations; généralement, y sont inscrits «min» et «max», les repères qui vous permettent de voir si le niveau est bon.

Replongez la jauge propre dans son logement jusqu’au bout, puis sortez-la de nouveau. La marque laissée par l’huile vous donne alors le niveau réel dans le réservoir. Si le niveau est proche du minimum ou sous le minimum, cela signifie qu’il faut rajouter de l’huile. Soit le changement d’huile a été mal fait, soit il y a une fuite, soit le moteur en consomme en roulant. Dans tous les cas, cela doit vous alerter.

Si le niveau est au-dessus du niveau maximum, c’est aussi mauvais pour le moteur. En effet, ce dernier est conçu pour fonctionner avec une certaine quantité d’huile; un surplus pourrait l’endommager.

L’état général

Si vous ne connaissez pas très bien la mécanique, regardez au moins l’état général du moteur. Il est normal qu’il soit sale et il y a souvent de la rouille de surface sur certaines pièces métalliques lorsque les autos sont utilisées toute l’année.

Repérez la batterie et regardez son état général (elle se trouve parfois dans le coffre de l’auto). Sur certaines batteries, on retrouve un autocollant avec la date d’installation, un bon indice pour connaître son âge. Les connecteurs doivent être en bon état et la batterie ne doit pas être gonflée (phénomène rare mais possible). Pour en savoir plus, vous pouvez regarder notre vidéo qui explique comment contrôler sa batterie.

Les fusibles

Cherchez aussi la boîte de fusibles (elle peut se trouver dans l’habitacle) et ouvrez-la. Il ne doit pas y avoir de traces de corrosion ou de brûlure. Certains vendeurs malhonnêtes mettent parfois un morceau de câble à la place d’un fusible pour masquer un problème électrique. Ce type de montage augmente les risques d’incendie; n’achetez pas un véhicule dont le boîtier de fusibles semble avoir été bricolé. En cas de doute, l’inspecteur vous dira s’il s’agit d’un montage d’origine ou pas.

Démarrage

Le démarreur doit lancer franchement le moteur, qui doit démarrer immédiatement. Lorsqu’il fait froid, il est normal que le régime de ralenti (aussi appelé le idle) soit un peu haut. Il doit normalement redescendre rapidement à mesure que le moteur chauffe. En moyenne, un régime de ralenti normal se situe à environ 800 tr/min. Si l’auto est équipée d’un compte-tours, l’aiguille doit se trouver un peu en dessous de la graduation «1000 tr/min».

Un moteur fait du bruit capot ouvert, mais il ne doit pas claquer de manière exagérée et le régime moteur ne doit pas être instable.

Pour aller plus loin

Si vous connaissez bien la mécanique, vous pouvez aussi vérifier l’état du radiateur et de ses ailettes, traquer la présence de fuite de liquide de refroidissement au niveau des durites qui relient le radiateur au moteur ainsi que le niveau de liquide restant dans le vase d’expansion. Comme pour le niveau d’huile, il y a une graduation qui permet de voir s’il y a suffisamment de liquide de refroidissement ou s’il en manque (graduations «min» et «max»). Il faut que le moteur soit froid pour faire cette vérification.

Vous pouvez aussi regarder l’état des courroies, si elles sont visibles, et les possibles fuites d’huile au niveau du moteur (couvre-culasse, pied de la jauge à huile et sous la voiture au niveau du carter, aussi appelé «pan/panne à huile»).

Enfin, regardez l’état du maître-cylindre de frein, le niveau de liquide de frein restant dans le bocal et la présence de fuites. Si le niveau de liquide de frein est bas, cela pourrait signifier qu’il y a une fuite dans le circuit de freinage.

L’essai routier

Après avoir vérifié l’état du véhicule, il faut faire un essai routier pour s’assurer que l’auto roule correctement. Si on vous refuse un essai routier, n’achetez pas le véhicule. Cela pourrait signifier que l’auto a un problème que le vendeur essaie de vous cacher.

Idéalement, l’essai routier devrait avoir lieu sur un parcours varié qui alterne ville, route et voies rapides. Toutefois, un essai aussi complet sera rarement possible avec un professionnel.

Soyez à l’écoute

Coupez le son de la radio si elle est allumée et écoutez attentivement les bruits autour de vous lorsque vous roulez. Les amortisseurs ne doivent pas cogner quand on roule sur des bosses, un bruit sourd venant d’une roue peut être un indice de roulements en fin de vie.

Si vous êtes venu voir le véhicule à deux, faites monter l’autre personne à l’arrière pour qu’elle y écoute les bruits suspects.

Moteur et boîte de vitesses

Le moteur doit monter en régime normalement et accélérer franchement. Si vous constatez un trou à l’accélération ou un moteur qui peine à prendre ses tours correctement, cela pourrait signifier qu’il y a un problème.

Lors d’une accélération franche, regardez dans votre rétroviseur: une épaisse fumée blanche pourrait être un problème lié au liquide de refroidissement, alors que de la fumée bleue signale une consommation d’huile par le moteur. S’il fait très froid, il est normal que l’auto dégage une légère fumée blanche, c’est simplement la condensation des gaz d’échappement qui sont chauds – le même phénomène qui se produit quand on expire. En cas de doute, mentionnez ce qui semble poser problème à l’inspecteur.

Avec une voiture manuelle, la dureté de l’embrayage et le ressenti à la pédale varient d’une voiture à l’autre, mais une pédale très dure ou un embrayage dont le point de patinage est très haut peut signaler un changement d’embrayage à effectuer bientôt.

Pour tester l’embrayage, actionnez le frein de stationnement, enclenchez la 3e vitesse et tentez de lancer la voiture. Si elle cale, tout va bien. En revanche, si l’embrayage patine et que le moteur reste allumé, le disque est à changer. Si la voiture avance avec le frein à main enclenché, c’est que ce dernier est mal réglé ou défectueux.

Autre astuce: au moment de vous lancer sur une voie rapide, accélérez fortement en deuxième ou troisième vitesse. Le moteur se met à hurler, mais la voiture n’avance pas franchement? L’embrayage est peut-être en fin de vie. En cas de doute, l’inspection par un professionnel vous permettra de faire le point.

Toujours pour une transmission manuelle, tous les rapports doivent passer facilement, sans craquer, et les vitesses ne doivent pas sauter une fois enclenchées. Certaines boîtes sont plus dures que d’autres, mais s’il faut vraiment appuyer très fort sur le levier, il pourrait y avoir un problème. Testez aussi le bon fonctionnement de la marche arrière, qu’on a souvent tendance à oublier.

Pour une voiture dotée de la boîte automatique, testez aussi toutes les vitesses (Drive, Reculons, neutre, Park, etc.). Si le véhicule dispose d’une fonction manuelle au levier ou de palettes au volant, assurez-vous aussi de leur bon fonctionnement.

Il est plus difficile de vérifier le bon état d’une transmission automatique sans une inspection mécanique approfondie. Mais les vitesses doivent toutefois passer en douceur et, lorsqu’on accélère à fond (kick-down), la boîte doit rétrograder et le moteur accélérer franchement. Des bruits suspects ou des à-coups à chaque passage des rapports doivent aussi vous alerter. En cas de doute, un inspecteur pourra vous dire ce qu’il en est.

Freins

Le freinage est un élément très important et le remplacement des pièces peut coûter cher. Le ressenti à la pédale est plus ou moins bon selon les véhicules, mais, dans tous les cas, la puissance de ralentissement doit être bonne.

Faites quelques freinages appuyés (en vérifiant qu’il n’y a pas de véhicule derrière vous!): le freinage doit être constant, la pédale ne doit pas s’enfoncer jusqu’au plancher et l’auto ne doit pas tirer à droite ou à gauche. Attention: une route en mauvais état ou inclinée d’un seul côté peut fausser ce test, soyez donc attentif à l’état de la route au moment de le réaliser.

Si vous entendez un bruit de frottement métallique ou un claquement à chaque freinage, cela pourrait provenir de plaquettes de frein en fin de vie ou d’un problème au niveau des trains roulants (freins ou suspensions).

Tenue de route

Lorsque vous conduisez l’auto, vérifiez que le volant est droit lorsque vous circulez en ligne droite. À partir de 70 ou 80 km/h, une vibration dans le volant pourrait signifier un problème lié à l’équilibrage ou à l’état des pneus.

La tenue de route est l’élément le plus difficile à évaluer lorsqu’on n’est pas un inspecteur professionnel. Une bonne tenue de route signifie que la conduite de la voiture doit être bonne en toutes circonstances.

Si vous avez l’impression que l’auto est instable, tire à droite ou à gauche, semble vouloir tirer tout droit dans les virages ou au contraire que le train arrière décroche par moments, il pourrait s’agir d’un problème de suspension, de pneus ou d’un accident mal réparé. Un inspecteur indépendant vous donnera l’heure juste sur ce point.

Enfin, testez le régulateur de vitesse si la voiture en est équipée. Il doit s’enclencher et s’éteindre normalement.

Les dernières vérifications

À la fin de l’essai routier, rouvrez le capot à la recherche de fuites d’huile ou de liquide de refroidissement. Penchez-vous aussi sous l’auto pour voir s’il n’y a pas des fluides qui coulent sous le moteur. Vous pouvez aussi prendre des photos des endroits qui vous semblent problématiques pour les montrer à l’inspecteur ensuite. Si tout s’est bien passé, il ne vous reste plus qu’à faire vérifier l’auto par un inspecteur indépendant avant de finaliser votre achat.

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