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REER ou CELI: lequel choisir?

Par Emmanuelle Gril
reer-ou-celi-lequel-choisir Shutterstock.com

REER ou CELI, entre les deux, votre cœur balance… Sur quoi pouvez-vous baser votre décision?

Les avis sont partagés sur la question, et la réponse est loin d’être unanime. Revenus, taux d’imposition, proximité de la retraite, etc.: une foule de facteurs semblent entrer en ligne de compte. Or, dans ce domaine, on ne peut pas appliquer la même recette à tout le monde et il est préférable d’analyser au cas par cas. Autrement dit, rien ne vaut une formule personnalisée et sur mesure!

Une utilité différente

Le planificateur financier André Lacasse constate que la plupart des gens veulent absolument comparer le REER et le CELI. Or, cet exercice est périlleux, car il s’agit de deux outils différents, avec des usages très distincts. Le premier permet d’accumuler un fonds de retraite à un coût avantageux, compte tenu de la réduction d’impôt qui s’appliquera. Cela signifie que si votre revenu est situé approximativement entre 49 020 et 90 200 $, en cotisant 1 000 $ à votre REER, dans les faits, il ne vous en coûtera qu’environ 550 $. Ce taux d’imposition n’est pas le seul facteur à prendre en considération, car le REER offre bien d’autres avantages.

Le CELI, pour sa part, avec ses rendements non imposables, est un outil flexible qui ouvre la porte à des stratégies fiscales intéressantes. Le planificateur financier donne l’exemple d’une personne retraitée dont les revenus s’élèvent à 40 000 $ annuellement, et qui souhaiterait s’offrir un voyage qui coûtera 10 000 $. Cette somme, si elle est retirée de son CELI, ne sera pas ajoutée à ses revenus et ne sera pas imposée non plus. En revanche, un retrait de ses REER engendrera une facture fiscale et, par conséquent, il faudra décaisser davantage pour obtenir le montant souhaité.

Autre exemple: au-delà de 65 ans, nous bénéficions d’un crédit en raison de l’âge. Or, celui-ci est amputé de 15 % dès que l’on gagne plus de 38 900 $ par an (ligne 30100 de la déclaration de revenus fédérale). Si on prend de l’argent dans son REER, ce montant s’ajoutera aux revenus; on risque alors de franchir le seuil maximal. Dans ce cas, non seulement on perdra une partie du crédit, mais on héritera également d’une facture fiscale plus salée, ce qui ne se produirait pas en puisant dans son CELI.

Gardez aussi en tête qu’à la retraite, au-delà de revenus nets de 79 845 $ (seuil de 2021), il vous faudra rembourser en partie la Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV) versée par le gouvernement fédéral. Avec un revenu de 129 757 $, vous la perdrez en totalité. Là encore, les retraits effectués dans un CELI ne seront pas considérés dans votre revenu, ce qui vous évitera d’être soumis à cet impôt de récupération de la PSV.

Vous êtes encore loin de la retraite? Certes, il est tentant d’investir dans un REER pour réduire vos impôts, mais opter pour un CELI peut être plus judicieux dans plusieurs situations. Il vous permettra d’épargner à l’abri de l’impôt et d’utiliser ces sommes pour un projet – acheter une automobile, par exemple – sans être pénalisé fiscalement, comme ce serait le cas si vous décaissiez votre REER.

C’est pourquoi André Lacasse recommande d’investir à la fois dans son REER et son CELI, afin de pouvoir profiter des avantages combinés et complémentaires de ces deux instruments d’épargne. Dans le fond, la vraie recette gagnante, c’est la flexibilité.

>> À lire aussi: 10 questions sur les CELI et les REER

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