Fausses pubs sur Facebook : feu vert au recours contre Meta
L’animatrice Marie-Claude Barrette, dont l’identité a été usurpée par des fraudeurs dans une fausse publicité, a remporté la première manche de son combat contre Facebook. La Cour supérieure autorise l’exercice d’une action collective contre le géant du Web.
Depuis plus de deux ans, la personnalité du petit écran dénonce sur toutes les tribunes les agissements de Meta, la maison mère de Facebook, qui tolère sur sa plateforme bon nombre de fausses publicités et de faux articles de journaux visant à arnaquer les internautes. Sa croisade a même fait l’objet d’un documentaire intitulé Marie contre Goliath.
Les filous ont utilisé sa notoriété pour faire croire à de pauvres victimes qu’elles pourraient empocher de juteux profits en investissant dans des cryptomonnaies. Plusieurs internautes sont tombés dans le panneau, persuadés que Marie-Claude Barrette endossait la chose.
« Les gens me disaient qu'ils avaient mis des montants allant de 3 000 $ à 300 000 $ dans la cryptomonnaie parce qu'ils me faisaient confiance, c'est assez troublant », a déclaré l’animatrice le 6 mai dernier, lors des consultations particulières du projet de loi 24 à Québec. Le gouvernement a entrepris, lui aussi de s’attaquer aux hypertrucages et aux fausses pubs véhiculées sur les médias sociaux.
L’inaction de Facebook dénoncée
Au cœur de cette affaire : l’inaction alléguée de Facebook, après la dénonciation d’une telle supercherie. Même après le signalement d’un lien sponsorisé, qui véhicule un contenu frauduleux, ce dernier n’est pas nécessairement retiré.
« Dès lors, la responsabilité des Défenderesses peut être engagée lorsqu’elles sont avisées de contenu problématique (notamment de contenu utilisé à des fins illicites) et qu’elles refusent d’agir », note le juge Martin F. Sheehan, dans sa décision autorisant l’action collective.
« Les allégations permettent de conclure que la cause d’action de la Demanderesse [Marie-Claude Barrette] n’est pas frivole. En effet, lorsque des escrocs utilisent abusivement le nom ou l’image d’une célébrité pour attirer des clics, les conséquences vont bien au-delà d’un simple désagrément. Elles peuvent entraîner de véritables répercussions financières et réputationnelles », ajoute le magistrat.
Plusieurs personnalités visées
Plusieurs autres personnalités comme Gino Chouinard, Normand Brathwaite, Régis Labeaume, Guylaine Tremblay, Claude Legault, Véronique Cloutier ont été victimes d’une fausse pub, d’un faux article ou d’un hypertrucage (deepfake), dans les dernières années. Même la femme d’affaires et sénatrice Danièle Henkel a été victime d’un hypertrucage.
« Eve-Marie Lortie aussi a été victime d'usurpation d'identité et elle a ouvert un dossier, comme moi, à la police, et, un an après, la police lui a dit : "Écoutez, on ne peut rien faire". Ils ont fermé le dossier. Alors, vous pouvez comprendre comment les victimes d'usurpation d'identité, on se sent abandonnées », a déploré Marie-Claude Barrette récemment, à l’Assemblée Nationale.
Cette action collective concerne donc toutes les personnalités victimes d’une atteinte à leur réputation. Elles pourraient être éventuellement indemnisées
Un autre recours pour les victimes de fraude
Une autre action collective, intentée au nom des victimes de fraude aux cryptomonnaies, qui ont cliqué sur une publicité trompeuse véhiculée sur Facebook, a également été autorisée l’an dernier par la Cour supérieure, avait rapporté Radio-Canada.
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