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Gare aux vendeurs qui cognent à votre porte

Par Marie-Eve Shaffer
Gare aux vendeurs qui cognent à votre porte TatMih/Shutterstock.com

L’arrivée du printemps marque le retour des vendeurs itinérants désireux de faire réparer votre toiture ou de vous proposer l’achat de panneaux solaires. Tous ne sont cependant pas autorisés à frapper à votre porte.

L’Office de la protection du consommateur (OPC) a récemment lancé « un appel à la vigilance » à l’égard des vendeurs itinérants, précisant que certains s’adonnent à des « pratiques commerciales trompeuses ».

L’OPC indique avoir relevé, au cours des 16 derniers mois, près de 500 infractions à des pratiques interdites depuis novembre 2024, soit le commerce itinérant d’appareils de chauffage et de climatisation, et de travaux d’isolation ou de décontamination. Il donne comme exemple la vente d’une thermopompe à prix exorbitant ou la conclusion d’un contrat de décontamination de moisissures… qui sont inexistantes.

C’est sans compter les travaux de réfection de toit au cours desquels des extras sont ajoutés après le retrait du revêtement, ce qui « place le consommateur dans une situation d’urgence et de grande vulnérabilité » en cas d’intempéries, selon l’Office.

Le programme LogisVert d’Hydro-Québec, qui comprend entre autres des subventions pour l’achat et l’installation d’une thermopompe et de panneaux solaires, fait également l’objet de stratagèmes frauduleux. Sachez que la société d’État ne mandate aucune entreprise pour promouvoir ses aides financières et ne recommande aucun entrepreneur.

Avant d’ouvrir la porte à un vendeur itinérant, voici ce que vous devez savoir.

Qu’est-ce qu’un vendeur itinérant ?

Il s’agit d’une personne mandatée par un commerce qui se présente à votre domicile pour vous vendre un produit ou un service. Il le fait de façon inopinée ou à la suite d’une invitation que vous avez acceptée par téléphone ou dans les réseaux sociaux, entre autres.

Bon à savoir : le vendeur itinérant doit détenir un permis de l’OPC et, dans certaines villes, un permis municipal. Notre conseil : demandez rapidement au vendeur qui cogne à votre porte s’il détient le ou les permis nécessaires pour mener ses activités, et méfiez-vous si la réponse est vague. Vous pouvez vérifier s’il a bel et bien un permis de l’OPC dans le site internet de l’organisme public.

Quels sont les produits qu’un vendeur itinérant ne peut pas vendre ?

Un vendeur itinérant n’est pas autorisé à vendre :

  • un appareil de chauffage ou de climatisation, incluant un climatiseur, une thermopompe, une fournaise ou un système de géothermie ;
  • un service de décontamination ;
  • un service d’isolation.

Les contrats d’entretien et de garantie supplémentaire sont aussi visés par l’interdiction.

Que doit contenir le contrat conclu avec un vendeur itinérant ?

Plusieurs informations doivent figurer dans le contrat :

  • le numéro du permis du vendeur itinérant ;
  • les coordonnées du commerce (adresse, numéro de téléphone, adresse électronique, etc.) ;
  • la date de la conclusion du contrat et l’adresse où il est signé ;
  • la description du bien et du service ;
  • le prix, avant et après les taxes.

Pouvez-vous annuler un achat fait auprès d’un vendeur itinérant ?

Oui. En vertu de la Loi sur la protection du consommateur, vous disposez de 10 jours, après avoir reçu une copie du contrat, pour l’annuler.

Ce délai s’étend cependant à une année, notamment si le vendeur itinérant n’était pas titulaire des permis nécessaires ou que vous n’avez pas reçu les biens et les services dans les 30 jours suivant la conclusion du contrat.

À lire aussi : Quoi faire avant de retenir les services d’un entrepreneur

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