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Action collective autorisée contre le fabricant de Tylenol

Par Stéphanie Perron Mise en ligne : 27 février 2020 Shutterstock.com

tylenol Shutterstock.com

La Cour supérieure du Québec vient d’autoriser une action collective contre le fabricant pharmaceutique Johnson & Johnson.

La requérante Kathleen Gauthier allègue que Johnson & Johnson et sa division McNeil Consumer Healthcare Group ont omis de révéler clairement certains dangers liés à la prise de ses comprimés d’acétaminophène vendus sous la marque Tylenol.

«Pour des raisons purement mercantiles et pour protéger leur importante part de marché, les défendeurs ont induit en erreur les consommateurs en omettant de divulguer et de faire une mise en garde adéquate contre les risques sérieux et les effets secondaires majeurs reliés à ces produits, pouvant aller jusqu’à inclure un risque de mort ou d'insuffisance hépatique aiguë requérant une transplantation de foie», mentionne le document de la cour demandant l’autorisation de l’action collective. Selon la requérante, ces «omissions délibérées» ont mis à risque la vie, l’intégrité physique et la santé des Canadiens.

>> À lire aussi: Actions collectives autorisées contre Whirlpool et Air Canada, entente à l'amiable pour Ticketmaster

Risques pour la santé

Kathleen Gauthier soutient que la multinationale américaine était au courant des dangers puisqu’elle les avait volontairement divulgués aux États-Unis où elle a implanté deux mesures pour prévenir les surdoses accidentelles: une réduction de la dose maximale et des informations quant aux risques si on consomme des Tylenol avec d’autres comprimés d’acétaminophène ou en buvant plus de deux verres d’alcool.

Selon madame Gauthier, les produits présentement vendus au Canada comportent des mises en garde, mais les mentions concernant le risque de toxicité et les conséquences sérieuses sur la santé ne sont pas expressément ou directement associées avec ces mises en garde, comme c’est le cas aux États-Unis.

La dame n’a pas souffert de problèmes de santé liés aux comprimés de Tylenol, mais elle soutient que, si elle avait été informée des risques, elle en aurait pris moins souvent et elle n’en aurait pas donné à ses enfants.

Consommateurs québécois visés par l’action collective

Le recours vise tous les Québécois qui ont acheté un des 31 produits Tylenol pour adulte ou enfant entre le 23 octobre 2015 et le 12 décembre 2017. Si vous répondez à ces critères, vous êtes automatiquement inclus dans l’action collective et vous n’avez aucune action à poser. En cas de victoire, vous n’aurez qu’à vous manifester pour réclamer votre dû.

La requérante Kathleen Gauthier est représentée par le cabinet Renno & Vathilakis qui demande 10 millions de dollars en dommages compensatoires, ainsi que 100 $ en dommages punitifs par personne. Le fabricant pharmaceutique est représenté par le cabinet Blake, Cassels & Graydon.

À noter que le fait que la Cour supérieure ait donné le feu vert au recours collectif ne signifie pas que la cause a été remportée, mais indique plutôt que le juge considère que les arguments sont assez sérieux pour justifier la tenue d’un procès. Pour mieux comprendre ce type de processus, lisez notre article sur le fonctionnement des actions collectives.

Johnson & Johnson n’a pas donné suite à notre demande de commenter la décision de la Cour supérieure.

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