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Bien comprendre ses placements

Par Protégez-Vous en partenariat avec l'Autorité des marchés financiers Mise en ligne : 17 Janvier 2013 Illustration: Luc Melanson

Bien comprendre ses placements Illustration: Luc Melanson

Vous connaissez bien votre niveau de tolérance au risque, vous avez déterminé quels sont les placements qui correspondent à vos besoins, vous êtes prêt à investir.

L’aperçu du fonds

L’aperçu du fonds est un document rédigé en langage simple qui ne dépasse pas deux pages recto verso. Il présente les renseignements essentiels pour les investisseurs au sujet d’un organisme de placement collectif (OPC) (communément appelé fonds communs de placement).

Vous pouvez consulter l’aperçu du fonds sur le site Web de l’institution qui vous offre le fonds ou simplement le demander. Il doit vous être transmis sur demande. L’Autorité des marchés financiers a lancé une consultation publique pour déterminer si l’aperçu du fonds pourrait être remis aux investisseurs à la place du prospectus simplifié. Actuellement, l’obligation de remettre l’aperçu du fonds ne s’applique qu’aux OPC dits traditionnels. Éventuellement, cette obligation pourrait être appliquée à d’autres types de fonds d’investissement, par exemple aux fonds négociés en Bourse (FNB) et aux fonds d’investissement à capital fixe.

L’aperçu du fonds vous donne des renseignements de base sur le fonds, suivis d’une explication concise des frais que vous devrez payer, de la rémunération du courtier et d’un exposé de vos droits. Pour des renseignements plus détaillés, il faut consulter le prospectus simplifié du fonds. Voici un exemple d’aperçu du fonds et les points auxquels il faut porter attention.

Pour voir un exemple complet et détaillé, cliquez ici pour consulter le PDF.

Le prospectus et le prospectus simplifié

Le prospectus présente un exposé de tous les faits importants sur les titres qui vous sont offerts. Un prospectus peut contenir 100 et même 200 pages. Un prospectus est un document d’information détaillé qu’une société doit généralement produire pour pouvoir vous offrir des titres, par exemple des actions et des obligations.

Si vous faites affaire avec un représentant, demandez-lui quelles sections du prospectus vous devriez regarder sur le placement qui vous intéresse. Quels sont selon lui les points à connaître pour vous assurer que ce placement vous convient? Si vous ne faites pas affaire avec un représentant, lisez les paragraphes qui suivent pour vous guider. Notez que les sections importantes peuvent varier selon le type de placement que vous désirez. Par exemple, si vous désirez investir dans un fonds commun de placement, peut-être que lire différents aperçus de fonds de plusieurs émetteurs offrant des placements similaires serait plus profitable que de tenter de lire tous les prospectus de tous ces fonds. Vous pourriez alors connaître les rendements historiques des fonds, leurs frais, leurs objectifs, les principaux titres dans lesquels ils investissent, etc.

Le prospectus simplifié vous fournit également l’information dont vous avez besoin pour prendre une décision d’investissement éclairée, mais de façon plus succincte. Cette information doit être compréhensible et présentée sous une forme facile à lire. Un prospectus simplifié contient généralement quelques dizaines de pages. Il est donc beaucoup plus facile à lire que le prospectus. Dans un monde idéal, vous liriez le prospectus et vous le comprendriez parfaitement avant d’investir. Dans les faits, si votre temps est limité, vous pourriez lire le prospectus simplifié en vous attardant sur les sections les plus importantes. S’il s’agit d’un fonds commun de placement, lisez d’abord l’aperçu du fonds.

Les principaux éléments importants d’un prospectus simplifié:

Au début du document, vous verrez s’il traite d’un titre qui existe déjà ou d’un nouveau titre. S’il traite d’un titre qui existe déjà, le prospectus simplifié indique sur quelles Bourses il est vendu et le dernier cours du titre. Comparez le prix auquel il se négocie actuellement avec le prix de l’offre. Y a-t-il un avantage pour vous à acheter le titre sur le marché primaire plutôt que directement en Bourse? Souvent, en achetant des titres sur le marché primaire, on ne paie pas de commission.

Vérifiez également:

- S’il existe un marché organisé pour revendre les titres. Si aucun marché n’existe pour revendre les titres, vérifiez très attentivement quand vous pourrez récupérer votre argent.

- Si l’émetteur a fait des profits dans le passé.

- Si ses résultats financiers se sont améliorés ou détériorés ces dernières années.

- L’actif et le passif de la société dans laquelle vous comptez investir.

- Les facteurs de risque qui pourraient nuire aux résultats futurs de l’émetteur.

- La rémunération des dirigeants.

- Le montant minimal à investir.

- Pourquoi l’émetteur offre des titres au public.

- Les avantages obtenus par celui qui émet les titres (le placeur). Dans certains cas, il pourrait avoir reçu des bons de souscription. Vérifiez-en les conditions et leur impact sur la valeur future des titres que vous désirez acquérir.

- Le prix par part ou action et la commission qui est payée pour vous vendre le placement. Notez que ce n’est pas vous qui payez directement ce montant, mais la société dans laquelle vous investissez. Supposons par exemple que vous payiez 25 $ pour acquérir un titre. La société dans laquelle vous investissez ne reçoit que 24,25 $, car elle doit payer 0,75 $ de frais par titre vendu.

S’il s’agit d’un titre de participation, demandez-vous: Est-ce que le placement donne droit à un dividende? Est-il cumulatif ou non? Avez-vous un droit de vote? Quels sont vos droits si la société ferme ses portes? Avez-vous des droits de conversion? Est-ce que l’émetteur a le droit de racheter les titres? Est-ce que l’émetteur peut émettre d’autres titres ? Est-ce que cela peut nuire à la valeur des titres que vous comptez acheter ?

Bon à savoir: les prospectus indiquent que vous pouvez obtenir l’annulation de l’investissement dans les deux jours ouvrables suivant la réception du prospectus. Vous pouvez également demander la nullité ou récupérer votre argent si le prospectus contient de l’information fausse ou trompeuse pouvant affecter la valeur du titre, et ce, dans les 180 jours suivant la date de l’achat.

Dans le cas d’un fonds d’investissement, le prospectus présente des renseignements semblables à ceux des prospectus des sociétés et présente en plus: les objectifs et les stratégies de placement; l’information pour établir quel type d’investisseur devrait investir dans le fonds; la manière dont les honoraires du gestionnaire de fonds sont calculés; le calcul de la valeur des parts du fonds; les frais du fonds.

Selon le titre que vous comptez acheter, plusieurs autres renseignements peuvent être très importants. Vous devez lire le prospectus simplifié avant d’investir.

Sachez que l’émetteur est obligé de vous transmettre un prospectus si vous en faites la demande, que vous souhaitiez investir ou non.

Comprendre ses relevés de placement

Les relevés de placements ne sont pas toujours simples à comprendre. Pire: certains ne contiennent pas toute l’information utile pour évaluer la performance d’un investissement. Plusieurs termes sont souvent utilisés dans les relevés. Voici la définition de certaines expressions importantes.


Le taux de rotation du portefeuille du fonds indique dans quelle mesure les placements du portefeuille sont gérés activement. Un taux de rotation de 100 % signifie que le fonds ne conserve ses placements qu’un an en moyenne avant de les remplacer. Un taux de rotation de 50 % signifie que le fonds achète et vend l’équivalent de tous les titres de son portefeuille tous les deux ans. Plus le taux de rotation au cours d’un exercice est élevé, plus les frais d’exploitation payables par le fonds sont élevés au cours d’un exercice, et plus il est probable qu’un investisseur réalisera des gains en capital imposables* au cours de l’exercice. Il n’y a pas nécessairement de lien entre un taux de rotation élevé et le rendement d’un fonds.

* Bien comprendre qu’il s’agit ici d’un gain en capital réalisé par le fonds. Ce n’est pas un gain que vous avez réalisé. Par exemple, un fonds pourrait avoir vendu des placements pendant l’année et réalisé des gains en capital sur lesquels vous devrez payer de l’impôt. Malgré cela, vous pourriez dans les faits avoir subi une perte si les éléments d’actif du fonds qui n’ont pas été vendus affichent des pertes sur papier (pertes non réalisées).

La valeur liquidative est la valeur de l’actif total du fonds moins la valeur de son passif total. Par exemple, si un fonds a des éléments d’actif qui valent 1 000 000 $ et des dettes de 50 000 $, sa valeur liquidative est de 950 000$.

Attention: la définition du niveau de risque varie. Ainsi, un risque qui est considéré comme «moyen» pourrait vous sembler élevé ou inversement. Pour bien l’évaluer, regardez les rendements que le fonds a obtenus depuis sa création ou, du moins, au cours des dernières années, y compris pendant une période où les marchés boursiers ont été défavorables. Demandez-vous si vous seriez prêt à faire face à une telle performance de votre investissement.

Éléments à considérer lorsque vous recevez votre relevé de placement: Quel a été le rendement annuel en pourcentage que vous avez obtenu sur votre investissement depuis que vous l’avez fait? Est-ce suffisant pour atteindre vos objectifs? Quels sont les frais de votre placement? Quelle a été la performance de votre placement par rapport à son indice de référence? Est-ce que le risque du placement correspond à votre profil d’investisseur?

Si l’information que vous désirez obtenir n’apparaît pas sur le relevé, communiquez avec votre représentant ou avec l’institution qui vous a vendu le placement.

Placements et economies dimpot Illustration: Luc Melanson

Vous êtes un investisseur autonome? Lisez ce qui suit!

Si la plupart des gens font affaire avec un représentant pour leurs placements financiers, certaines personnes, elles, préfèrent se débrouiller seules et gérer elles-mêmes leur portefeuille. Être un investisseur autonome demande de solides connaissances en matière d’investissement, ça n’est pas fait pour tout le monde.

Vous pensez réaliser un rendement supérieur à celui que vous auriez en confiant vos économies à un professionnel? Vous voulez payer moins cher en commissions et en frais d’investissement? C’est possible. Sachez toutefois que si vous espérez un rendement élevé, vous devrez prendre des risques élevés. Une stratégie que certains utilisent est d’investir simplement dans quelques fonds négociés en Bourse afin de diversifier leur portefeuille et de payer des frais de gestion très faibles.

Vous considérez ce portefeuille comme un divertissement ou vous désirez simplement apprendre le fonctionnement des marchés financiers? Sachez qu’il existe des concours de simulations boursières qui vous permettent de tester votre capacité à investir sans pour autant risquer votre argent, par exemple le concours Bourstad. Au pire, commencez en investissant de petites sommes que vous pouvez vous permettre de perdre si ça tourne mal.

Vous désirez spéculer et vous enrichir rapidement? N’investissez que des sommes que vous êtes prêt à perdre. Cette stratégie est très risquée. Beaucoup d’investisseurs ont tenté cette stratégie et ont perdu la majorité de leur portefeuille.

Pour être en mesure de choisir les meilleurs placements, vous devez connaître les caractéristiques des placements qui s’offrent à vous. Supposons que vous connaissez les actions, les obligations et les fonds communs de placement: connaissez-vous aussi les fonds négociés en Bourse, les fonds de travailleurs, le fonds Capital régional et coopératif Desjardins, le Régime d’épargne-actions II? Pour bien connaître un investissement, vous devez en connaître le risque, la liquidité et le rendement potentiel, compte tenu entre autres des frais et de l’impôt.

Déterminez votre profil d’investisseur. Si vous avez déjà investi, probablement qu’un représentant vous a déjà fait passer des tests pour connaître votre profil. Si les données de ce test sont toujours à jour, vous pouvez en utiliser les résultats.

Déterminez si vous êtes un investisseur actif ou passif. Un investisseur actif revoit fréquemment son portefeuille pour vérifier si les placements qu’il contient répondent toujours à ses besoins. Certains iront jusqu’à revoir leur portefeuille plusieurs fois par jour (day-traders), alors que d’autres le reverront chaque semaine. Un investisseur passif choisit ses placements et les conserve très longtemps, par exemple un an ou plus. C’est important pour le choix de votre courtier. En effet, certains offrent des forfaits intéressants si vous transigez beaucoup, alors que d’autres offrent des forfaits intéressants si vous avez un solde important, par exemple 50 000 $ ou 100 000 $.

Déterminez votre répartition d’actif et rédigez une petite politique de placement. La répartition d’actif est la proportion de votre portefeuille que vous investirez dans chaque catégorie de titres. Par exemple, vous pourriez décider d’investir 35 % en actions canadiennes, 20 % en actions américaines, 10 % en actions d’autres pays, 30 % en obligations et 5 % en placements plus liquides. La répartition d’actif que vous choisirez dépend de votre profil d’investisseur. Par exemple, si votre profil est prudent, la proportion d’actions dans votre portefeuille sera très faible, peut-être nulle. Votre répartition d’actif doit également tenir compte de votre horizon de placement: est-ce que vous aurez besoin de vos économies bientôt ou seulement dans 20 ans? Si vous avez besoin de votre argent au cours des prochains mois, vous devrez investir dans des placements liquides et possiblement peu risqués. Rédiger une petite politique de placement peut vous permettre:

- d’éviter de céder à la panique et de vendre lorsque les marchés boursiers ont fortement chuté;

- d’éviter de conserver trop longtemps certains titres;

- d’évaluer votre gestion de façon rationnelle;

- d’éviter des erreurs coûteuses, par exemple investir en copiant sur le voisin, acheter un titre simplement parce qu’un analyste en a fait la recommandation, etc.

*************

Comment se bâtir une politique de placement

Déterminez quel rendement vous souhaitez obtenir. Fixez-vous des objectifs réalistes! Vous pouvez vous fixer des objectifs absolus et relatifs, par exemple obtenir en moyenne 5 % de rendement par année (absolu) et battre l’indice de la Bourse de Toronto (relatif). Ainsi, si les marchés montent de 20 % en une année, obtenir un rendement de 6 % n’est pas nécessairement bon, alors que si les marchés chutent de 20 %, un rendement de 5 % serait exceptionnel. Planifiez ce que vous ferez si la valeur de vos titres baisse, par exemple de 10 %, de 20 % ou de 30 %. Est-ce que vous les vendrez? Est-ce qu’au contraire, vous en rachèterez? Si vous en rachetez, refaites l’exercice et demandez-vous ce que vous ferez si le titre baisse encore une fois de 10, 20 ou 30 %. Pour chaque investissement que vous faites, inscrivez pourquoi vous le faites. Voici un exemple. Supposons que vous achetez des parts de fonds négociés en Bourse iShares Diversified Monthly Income (XTR) au coût de 12,34 $.

Achats: 1 000 XTR à 12,34 $ chacune
Justification: Obtenir un revenu régulier de 5,8 % et revendre seulement si je pense qu’un marché baissier est imminent.

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Déterminez le niveau de risque que vous pouvez supporter

Vous devrez ensuite choisir vos titres selon ce niveau de risque maximal que vous pouvez supporter. Pour évaluer le risque, vous devez tenir compte du portefeuille dans son ensemble. Par exemple, aurez-vous des placements dont la valeur pourra augmenter tandis que d’autres perdront de la valeur? Est-ce que vous utiliserez des options pour vous couvrir contre une éventuelle baisse des marchés boursiers? Est-ce que vous limiterez plutôt le risque en ayant peu de placements risqués?

Choisissez les types de placement dans lesquels vous vous donnez l’autorisation d’investir et, par ricochet, déterminez dans quels types de placement vous n’avez pas le droit d’investir. Par exemple, désirez-vous investir uniquement dans quelques fonds négociés en Bourse qui pourraient diversifier votre portefeuille ou préférez-vous investir dans des actions ordinaires de sociétés que vous choisirez? Investirez-vous une partie de votre portefeuille dans des obligations, des actions privilégiées, des bons du Trésor? Utiliserez-vous des instruments dérivés?

Quelques rappels en bref:

- Tenez compte de la fiscalité. Si vous avez plusieurs comptes, mettez les placements qui rapportent des intérêts dans les comptes enregistrés, par exemple un REER ou un CELI. S’il reste des droits de cotisation inutilisés, vous pourrez y mettre les placements qui rapportent des dividendes et du gain en capital.

- Diversifiez votre portefeuille.

- Tenez compte des frais, par exemple la commission pour acheter ou vendre un titre, les frais d’ouverture ou de fermeture de compte, etc.

- Lorsque vous désirez acheter un titre, écrivez pourquoi vous voulez acheter ce titre, combien de temps vous comptez le conserver, à quel prix vous pensez le vendre, s’il verse un dividende et si oui, de quel pourcentage, etc. Lorsque vous le vendrez, vous pourrez vérifier si l’objectif a été atteint et, si ce n’est pas le cas, évaluer pourquoi.

- Indiquez le rendement que vous pourriez obtenir de placements sans risque et de placements qui ont des risques limités. Vous pourrez ensuite évaluer si ça vaut la peine de risquer des sommes pour obtenir certains rendements un peu plus élevés.

- Vous avez bâti un portefeuille? Réévaluez périodiquement les titres que vous possédez. Est-ce que les perspectives pour ces titres sont encore bonnes? Est-ce le temps de vendre ? Est-ce le temps d’en acheter davantage?

Magasinez votre courtier

Pour investir vous-même, vous aurez besoin d’un courtier «à escompte» pour effectuer vos transactions d’achat et de vente. Celui-ci mettra à votre disposition une plateforme Web pour que vous puissiez effectuer vos transactions. Toutes les plateformes ne se valent pas: certaines sont plus faciles à utiliser que d’autres. Avant de faire votre choix, vérifiez sur les sites Web des courtiers qui vous intéressent comment fonctionne leur plateforme et choisissez-en une qui vous convient. Vérifiez les frais qui vous seront facturés pour effectuer vos transactions. Ils varient considérablement d’un courtier à l’autre. Vérifiez que le courtier est inscrit auprès de l’Autorité des marchés financiers.

Déterminez les nouveaux apports de capitaux à venir et les cibles en dollars à atteindre selon les années. Le tableau suivant vous donne un exemple d'une personne qui gagne entre 40 100 $ et 80 200 $ et qui investit en vue de la retraite.

Les principaux types d’ordres utilisés pour effectuer une transaction sur un titre

Ordre au marché

Lorsqu’un ordre au marché est placé, il est exécuté immédiatement au meilleur cours offert. Attention toutefois à la liquidité du titre et à la différence entre le cours acheteur et le cours vendeur. Supposons par exemple que vous désiriez acheter 2 000 actions privilégiées de la société ABC. Sur le marché, vous voyez que le cours est à 19 $. Il n’y a toutefois qu’un lot offert à ce prix. Comme vous avez 20 lots à acheter, un ordre au marché vous procurera les 100 actions à 19 $, mais vous ne savez pas à quel prix vous obtiendrez les autres lots. Il pourrait y avoir deux lots à 19,50 $, quatre lots à 20 $, 10 lots à 20,50 $ et 10 lots à 23 $. En passant un ordre au marché, vous paieriez donc des actions à 23 $ alors que le cours est de 19 $ au moment où vous passez l’ordre. Ce n’est probablement pas ce que vous vouliez! Dans ce cas, le mieux est d’opter pour un ordre à cours limité.

Ordre à cours limité

Ordre par lequel vous indiquez le prix maximal (minimal) auquel vous êtes prêt à acheter (vendre) un titre.

Ordre stop

Ordre de vente qui s’exécute seulement si le titre descend sous le cours de déclenchement que vous fixez. Un ordre stop peut servir à limiter vos pertes si le cours d’un titre s’effondre. Cet ordre peut également servir à préserver vos bénéfices. Par exemple, si vous aviez acheté une action à 15 $ et que sa valeur en Bourse est maintenant de 30 $, vous pourriez placer un ordre stop à 28 $ pour préserver une bonne partie de vos gains en cas de chute de la valeur de l’action, mais qui vous permet également de profiter d’une hausse de la valeur de l’action si l’action ne descend pas sous les 28 $.

Ordre stop à cours limité

Ordre qui s’exécute seulement si le titre descend sous le cours de déclenchement que vous fixez, mais pour lequel il ne se vendra pas en bas du cours minimal que vous fixez également. Ainsi, l’ordre ne sera pas exécuté s’il n’est pas possible de vendre le titre dans la fourchette de prix fixée. Supposons par exemple que vous placez un ordre stop à cours limité pour vendre 100 actions de la société ABC. Vous indiquez que le cours de déclenchement est de 20 $ et le cours limite de 19,50 $. Votre ordre sera exécuté si le cours de l’action baisse sous les 20 $ et qu’il est alors possible de vendre entre 19,50 $ et 20 $.

Ordre invisible

Ordre qui n’est pas divulgué au public. Lorsque vous transigez des titres, vous ne voyez pas ces ordres. Ce type d’ordre est particulièrement utile pour les investisseurs qui doivent vendre de très grandes quantités de titres. Par exemple, supposons un gestionnaire de fonds communs de placement qui décide de vendre toutes les actions de la société ABC détenues par le fonds, soit deux millions d’actions. Si l’ordre était visible, il pourrait influencer le marché à la baisse et le gestionnaire aurait du mal à vendre les actions au prix désiré.

Ordre tout ou rien

Ordre qui ne s’exécute que si le nombre total de titres précisé dans l’ordre d’achat ou de vente peut être transigé. Par exemple, si vous passez un ordre tout ou rien pour acheter 2 000 actions à 21 $, l’ordre ne sera exécuté que lorsqu’il y aura 2 000 actions offertes à ce prix.

Ordre sur un lot irrégulier

Un lot régulier contient généralement 100 actions, mais ça peut être un nombre différent selon le type de titres et la Bourse. Vous pouvez généralement transiger des lots irréguliers, mais sachez que ceux qui ont mis des ordres sur des lots réguliers ont priorité. Donc, si vous désirez vendre 50 actions de la société ABC à 19 $, les investisseurs qui placent des ordres de vente sur des lots réguliers de 100 actions au même prix verront leur transaction s’exécuter avant la vôtre. S’il n’y a pas suffisamment de lots offerts, votre ordre ne sera pas exécuté.

Ordre de vente à découvert

Un ordre de vente à découvert sert à vendre un titre que vous ne possédez pas. En fait, l’opération consiste à emprunter le titre à votre courtier, à le vendre, à espérer que sa valeur baisse, à le racheter moins cher et à le remettre à votre courtier. Vous empochez alors le profit.

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