Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Le don d’organes : un cadeau qui sauve des vies

Article d'un partenaire
de Protégez-Vous

Par Chambre des notaires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 17 octobre 2019

don_organes_CNQ

Jérémie a 10 ans. Il est atteint de fibrose kystique, une maladie qui attaque ses organes. Il aura un jour besoin d’une greffe de poumons. Or, les besoins sont grands et l’attente peut durer des mois, voire des années. Comment pouvez-vous aider ?

Chaque occasion de faire un don est précieuse

Le don d’organes et de tissus représente un geste d’une valeur inestimable pouvant redonner espoir et santé à des personnes malades ou victimes d’un accident. En effet, un donneur d’organes et de tissus peut sauver jusqu’à 30 personnes ou améliorer la qualité de leur vie.

Toute personne peut faire don de ses organes, mais saviez-vous que seulement 2 % de toutes les personnes décédées en milieu hospitalier sont considérées comme donneurs d’organes potentiels ? Pour le don de tissus, la proportion peut atteindre 50 %.

En effet, même lorsque la personne est considérée comme donneur d’organes potentiel, l’équipe médicale doit évaluer la condition physique générale du défunt et ses antécédents médicaux et sociaux pour déterminer quels organes peuvent être prélevés.

De plus, tous les organes et les tissus de la personne décédée ne seront pas automatiquement prélevés. Le don d’organes en vue d’une transplantation n’est actuellement possible qu’en cas de décès neurologique, c’est-à-dire l’arrêt définitif du fonctionnement du cerveau, qui est alors irrémédiablement détruit. C’est un état qui ne survient que dans moins de 2 % de tous les décès en milieu hospitalier.

Les reins, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas et les intestins sont les organes susceptibles d’être prélevés. Les principaux tissus greffés sont les os, la peau, les valves du cœur, les veines, les tendons et les cornées. En moyenne, un donneur procure 3,2 organes. Chaque prélèvement fait l’objet d’une analyse au décès.

Beaucoup de gens hésitent à donner leur consentement de peur que tous les efforts ne soient pas déployés pour sauver leurs vies. Mais souvenez-vous que l’objectif premier des intervenants en santé étant de sauver la vie des personnes dont ils ont la responsabilité sur le plan médical, la peur est donc sans fondement.

Le don d’organe et la famille

Lorsque votre consentement a été consigné dans un testament ou dans un mandat de protection en prévision de l’inaptitude, votre famille doit respecter votre volonté. En effet, la participation de la famille ou des proches se limite plutôt à fournir des informations d’ordre médical et social qui serviront à compléter le dossier d’admissibilité du donneur.

Lorsque la volonté du défunt n’est pas connue, l’équipe médicale abordera le sujet avec les proches. Ces derniers prendront alors la décision de consentir ou non au don. C’est souvent parce qu’elles ignorent la volonté de la personne que, dans le doute, certaines familles s’opposent au don d’organes et de tissus.

Le Registre des consentements au don d’organes et de tissus de la Chambre des notaires du Québec

Sensibilisée au fait qu’une pénurie d’organes et de tissus constitue un obstacle à la survie de centaines de personnes en attente d’une greffe, la Chambre des notaires a mis sur pied, en 2005, un Registre des consentements au don d’organes et de tissus. Votre consentement peut être recueilli par un notaire lors de la rédaction de votre testament ou de votre mandat de protection en prévision de l’inaptitude. Votre consentement est par la suite inscrit au registre de la Chambre des notaires.

Ce registre est informatisé et confidentiel. Ainsi, seuls les professionnels de la santé dûment autorisés peuvent, après votre décès, y accéder pour prendre connaissance de vos volontés en matière de don d’organes et de tissus. Il est également possible de consigner au registre un refus de don d’organes et de tissus.

Qu’arrive-t-il si vous changez d’avis ? Est-il possible de révoquer un consentement au don d’organes et de tissus après son inscription au registre de la Chambre des notaires ?

Oui. Le consentement sera révoqué si un refus de don d’organes et de tissus est inscrit dans un testament ou un mandat postérieur. Parlez-en à votre notaire.

Vous avez des questions?

Communiquez avec le service gratuit 1 800 NOTAIRE (1 800 668 2473) pour parler à un notaire. Ce service est disponible du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 17 h ou consultez la brochure sur le don d’organes le site de la Chambre des notaires

Ajouter aux favoris
Ajouter aux favoris

Pour suivre toutes les mises à jour et nouveautés sur cet article, vous devez être connecté.

Partenaires