Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Les commentaires d’internautes influencent-ils vos achats en ligne?

Par Alain McKenna
achat-en-ligne Kite_rin/Shutterstock.com

Les sites de magasinage en ligne en comptent des milliers. Certains sont sincères, d’autres sont conçus pour faciliter la vente. Mais peu importe: les Québécois se disent influencés par les commentaires laissés en ligne par d’autres internautes lors de leurs achats. Et vous?

Le magasinage en ligne a pris beaucoup d’ampleur ces deux dernières années, notamment pour les biens d’usage courant. Une catégorie de produits pour laquelle vous ne cherchez pas nécessairement une marque fiable ou connue. Lorsque c’est le cas, à quoi pouvez-vous vous fier pour vous faire une idée de la qualité du produit que vous désirez acheter ou, à tout le moins, pour confirmer que le produit affiché sera bel et bien celui qui vous sera livré?

Les commentaires laissés par d’autres internautes au bas de la page affichant les détails du produit convoité sont une source consultée par de plus en plus d’internautes, selon la firme de consultation informatique en entreprise Capterra. Plus tôt cet été, celle-ci a demandé à 600 internautes canadiens, dont 146 québécois, comment les avis clients sur Internet influencent leurs achats en ligne. Résultat: la popularité de ce qu’elle appelle les «avis clients» a bondi de 34 % au Québec pendant la pandémie, soit entre 2020 et 2022.

Non seulement les internautes québécois consultent les avis plus souvent, mais ils en lisent davantage avant d’acheter. Ainsi, 60 % des Québécois ont dit lire de 2 à 5 avis, et 27 % de 6 à 10 avant de cliquer, ou non, sur le bouton d’achat. À l’inverse, 70 % des acheteurs en ligne disent laisser des avis, à l’occasion tout au moins, après leur achat.

Attention aux faux commentaires

Les experts en marketing numérique sont nombreux à avertir les consommateurs d’un fléau aussi bien sur Amazon que sur Google, YouTube ou ailleurs: les faux commentaires, souvent achetés par le fabricant pour mousser la vente de ses produits. C’est un problème grave. Sur les sites faisant la promotion ou la vente de forfaits voyage, plus du tiers des avis d’autres clients ayant soi-disant acheté le forfait seraient des faux avis, révélait le site d’analyse Fakespot à un média anglais au début de septembre.

Probablement que consulter plusieurs avis séparés est un moyen de minimiser les chances de ne se fier qu’à un faux acheteur. Pas bête… à la condition de ne pas miser sa paie de vacances en entier là-dessus!

La distinction québécoise

Les internautes québécois sont proportionnellement plus nombreux que leurs homologues canadiens à consulter les avis rédigés par des experts, et plus encore les avis d’experts publiés sous forme vidéo. Capterra, qui offre ses services et conseils aux entreprises, leur recommande donc de sous-titrer en français les vidéos produites dans d’autres langues par des experts qui ont testé leurs produits. Elle leur suggère aussi d’en profiter pour traduire les avis et commentaires laissés dans une autre langue par leurs clients sur leur site de vente en ligne.

Ces traductions sont souvent automatisées grâce à des plugiciels qui recourent à des services web comme Google Traduction pour générer automatiquement une version en français d’avis d’internautes. Les principaux services vidéo en ligne, comme YouTube ou Vimeo, vont aussi produire et traduire automatiquement le sous-titrage.

C’est loin d’être parfait.

Il semble donc plus raisonnable de se fier à des acheteurs qui auraient publié un avis en français, chose que semble faire une bonne partie des répondants au sondage de Capterra.

Experts vs influenceurs?

L’agence web observe une autre particularité locale: les Québécois sont plus nombreux à préférer les articles, critiques et commentaires partagés par des experts reconnus. Comme, probablement, ceux de Protégez-vous!

Les consommateurs québécois sont aussi susceptibles d’être davantage influencés par ces avis dans des catégories d’achat où les dépenses sont plus élevées: les produits électroniques, les voyages et les hôtels, les appareils ménagers et le mobilier, les logiciels et les services professionnels (plombier, mécanicien, etc.). Du côté des restaurants, les répondants semblent se fier davantage à leurs propres goûts et à ceux de leurs proches.

En ce qui concerne les vêtements, les accessoires de mode et les soins de beauté, le fait de ne pas trop se fier à des avis clients et de conserver son sens critique est peut-être une bonne chose. En effet, ce sont les trois catégories de produits où le phénomène du «dropshipping» est le plus utilisé par des détaillants pas toujours fiables.

Ce phénomène, qu’on appelle «livraison rapide» en français, prend la forme de marques éphémères qui disent écouler rapidement et à très bon prix en ligne des produits en fin de cycle. Ce que vous recevrez plus tard par la poste n’a pas toujours la qualité ou l’allure promises…

Enfin, Capterra souligne l’émergence d’un phénomène de plus en plus envahissant sur les réseaux sociaux: celui des influenceurs rémunérés. Ces gens qui essaient d’accumuler les abonnés par milliers sur Instagram, TikTok ou ailleurs sont payés par les entreprises qui vendent les produits ou services qu’ils commentent, ce qui peut biaiser leur avis.

Apparemment, les consommateurs québécois ne sont pas dupes puisque, selon Capterra, davantage d’internautes préfèrent consulter les avis d’experts sur les produits qu’ils convoitent avant de se tourner vers les commentaires d’autres internautes, après quoi ils s’informeront peut-être auprès de ces influenceurs.

Et vous, à qui vous fiez-vous pour vous aider dans votre magasinage en ligne?

>> À lire aussi: Amazon: comment reconnaître les faux commentaires

  Ajouter un commentaire

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier à commenter.