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Trois conseils pour planifier votre budget

Par Corinne Fréchette-Lessard
Cigale ou fourmi - 3 conseils pour planifier votre budget

Pour plusieurs, faire un budget est aussi plaisant que de se faire arracher une dent. Qu’est-ce qui bloque?

Illustration: Luc Melanson

Bien des gens ne peuvent se résoudre à faire un budget, malgré le bien que cet exercice pourrait apporter à leurs finances. Qu’est-ce qui bloque?

Pour plusieurs, la tâche est aussi plaisante que de se faire arracher une dent. On s’y résigne en reculant. «Les personnes qui veulent apprendre à établir un budget de façon préventive sont extrêmement rares. La majorité vient nous voir une fois que les difficultés financières ont commencé», observe Jasmine Berrera, qui aide les Lavallois à démêler leurs finances depuis cinq ans à titre de conseillère budgétaire à l’ACEF de l’Île-Jésus. Malgré tout, l’intérêt pour le budget grandit depuis la crise financière de 2008. «Les gens sont plus réceptifs qu’avant à l’idée d’en faire un, sans doute parce que les médias ont beaucoup parlé de surendettement», note l’avocate Karine Robillard, conseillère budgétaire chez Option consommateurs.

Reste qu’à peine 10 à 20 % de la clientèle de cet organisme – qui dessert la population du centre de Montréal et donne des formations en entreprise – a déjà dressé un budget détaillé. «La plupart se contentent de calculer sommairement leurs revenus, leur loyer et leurs comptes à payer comme l’électricité et le téléphone», décrit-elle. Du coup, ils négligent des dépenses importantes, comme l’épicerie ou le transport.

Les raisons abondent pour repousser cette tâche aux calendes grecques: manque de temps, savoir-faire insuffisant, préférence marquée pour jouer à l’autruche plutôt qu’affronter la réalité et jauger sa véritable richesse… ou pauvreté. Pourtant, l’exercice n’est pas forcément destiné à virer au supplice!

1. Partez du bon pied: choisissez le bon outil.
Les choix ne manquent pas : grilles imprimées, logiciels spécialisés, portails en ligne, applications pour tablettes ou téléphone intelligent… Inutile de vous entêter à utiliser Excel si le tableur vous donne de l’urticaire. «Toutes les méthodes sont bonnes, il suffit d’en trouver une avec laquelle vous êtes à l’aise», indique Jasmine Barrera.

2. Armez-vous de patience… mais seulement au début.
Les premières étapes d’un budget sont les plus fastidieuses. Vous devrez établir vos prévisions pour l’année et noter toutes vos dépenses pendant un minimum de trois mois pour comprendre où va votre argent. Ici, l’assiduité paye. «Mieux vaut prendre quelques minutes chaque jour que d’attendre deux semaines et de se décourager devant une grosse pile de factures», conseille Karine Robillard. La bonne nouvelle: une fois ces étapes franchies, il vous faudra à peine une demi-heure par mois pour assurer un suivi.

3. Pensez en termes d’accomplissement plutôt que de fardeau.
«Si on ne retire pas de satisfaction à faire un budget, c’est peine perdue», dit Jasmine Berrera. Chaque fois que vous plongez dans votre budget, félicitez-vous d’avoir pris vos finances en main. Ce n’est pas rien! D’autant plus que les résultats peuvent être probants. «Régulièrement, des individus qu’on a aidés à faire un budget reviennent nous dire qu’ils sont sortis de l’endettement ou ont réussi à réaliser un projet comme prendre des vacances ou acheter une maison», raconte-t-elle. Sans compter la baisse d’anxiété qui vient avec des finances personnelles saines. À ce compte-là, on serait fou de ne pas l’essayer!

Budget ou épargne forcée?
Pour David Chilton, gourou canadien des finances personnelles et auteur d’Un barbier riche, même les plus disciplinés peinent à respecter un budget fixe, car l’humain est faible devant la tentation. Pour lui, rien ne vaut l’épargne forcée automatisée qui fait disparaître une partie de votre paye en lieu sûr avant même que vous ne pensiez à le dépenser. Vous épargnez d’abord et vous dépensez ensuite. Pas l’inverse! C’est le principe «Payez-vous d’abord». Mais sachez que si vous voulez l’appliquer, il vous faudra quand même faire un portrait détaillé de vos revenus et dépenses, afin de savoir combien vous pouvez vous permettre d’épargner sans vous ruiner.

Autrement dit: tous à vos calculettes! 

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