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Comment faire vos impôts en solo

Par Mise en ligne : 12 février 2018  |  Magazine : mars 2018

Shutterstock.com

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Logiciel d'impôt, justificatifs de revenus, déductions et crédits... Produire votre déclaration de revenus vous-même vous fait peur ? Pas d’inquiétude, surtout si votre profil de contribuable est simple et que vous utilisez un logiciel adapté. Voici nos conseils.

L’idée de faire sa déclaration de revenus tout seul suscite des avis divergents chez les internautes qui suivent Protégez-Vous sur les médias sociaux. Il y a ceux qui, à l’instar de Vicky Dagenais, se méfient comme de la peste des logiciels d’impôt censés aider le contribuable à démêler les mille et une subtilités de la fiscalité. « Certains crédits ne se programment pas, et un simple montant inscrit au mauvais endroit peut changer le résultat final, commente-t-elle. Pour moi, rien ne vaut un bon comptable ! »

D’autres, comme Ghislaine St-Sauveur, les voient au contraire d’un bon œil. « Étant donné que je ne suis pas une “pro” des chiffres ou de la fiscalité, un logiciel m’aide à porter attention aux détails, écrit-elle. Ensuite, on soumet la déclaration en ligne… Le bonheur ! »

>> Notre test de logiciels d'impôt (ImpôtSimple, ImpôtExpert, Taxtron, StudioTax, etc.)

Selon Revenu Québec, moins de la moitié des contribuables remplissent eux-mêmes leur déclaration fiscale au provincial (sur papier ou à l’aide d’un logiciel). Et ce nombre n’a fait que diminuer au cours des dernières années, glissant de 44 à 39,6 % entre 2012 et 2016. Faut-il y voir le signe de la complexité grandissante du système fiscal, accentuée par le fait que les Québécois sont les seuls au pays à produire deux déclarations distinctes, une au fédéral et une au provincial ?

Des efforts ont pourtant été déployés par les autorités fiscales : le gouvernement fédéral a, par exemple, simplifié le processus de déclaration pour les personnes avec enfants. Mais l’ajout, année après année, de nouveaux crédits d’impôt ou de nouvelles règles réfrène la bonne volonté des contribuables et leur fait craindre d’oublier une information, souligne Normand Verville, directeur de la planification fiscale et successorale au Groupe Investors. Résultat : cet oubli pourrait leur coûter plus cher que les services d’un professionnel.

De l’avis d’André Chagnon, maître d’enseignement au Département de sciences comptables à HEC Montréal, la décision de préparer ou non sa déclaration de revenus soi-même devrait reposer avant tout sur son profil en tant que contribuable. « Si vos situations professionnelle et familiale sont simples et varient peu d’une année à l’autre, vous pouvez vous faire confiance et produire vous-même votre déclaration à l’aide d’un logiciel d’impôt », dit-il.

- « Si vos situations professionnelle et familiale sont simples et varient peu d’une année à l’autre, vous pouvez vous faire confiance et produire vous-même votre déclaration à l’aide d’un logiciel d’impôt. » - André Chagnon, maître d’enseignement en comptabilité à HEC Montréal

Par exemple, un employé célibataire sans enfant, qui n’a que ses relevés de revenus d’emploi à considérer et aucune dépense particulière à déduire de son revenu imposable, devrait s’en sortir assez facilement. Même chose pour un couple salarié avec enfants, propriétaire d’un condo ou d’une maison.

« De façon générale, il faut s’assurer d’inclure tous les crédits et déductions, et il faut les appliquer de la bonne manière pour tirer le maximum, prévient André Chagnon. C’est le cas, notamment, des frais médicaux : les faire déclarer par le conjoint qui a le revenu le moins élevé peut permettre, selon les dépenses accumulées, de bénéficier d’un crédit d’impôt non remboursable du gouvernement fédéral. »

Logiciels et sites internet

De plus en plus de contribuables ont recours aux logiciels et applications d’impôt en raison de leur facilité d’utilisation, remarque Martine Marleau, conseillère budgétaire à l’ACEF de l’Est de Montréal. « De tels logiciels sont conçus pour vous accompagner pas à pas dans la préparation de votre déclaration. Il faut cependant être à l’aise avec ce type de technologie », précise-t-elle.

Avant de commencer, vous devrez remplir un questionnaire détaillé. Celui-ci permettra au logiciel de bien cerner votre profil et d’appliquer les règles fiscales en fonction de votre situation dans le but d’optimiser votre déclaration. Par exemple, l’optimisation fiscale permettra aux conjoints d’équilibrer leurs revenus et dépenses afin de réduire l’impôt à payer, illustre André Chagnon. Il en va de même pour le fractionnement des revenus de pension de retraite chez les aînés. « Pour un couple de retraités, le conjoint dont la pension est la plus élevée peut en transférer une partie à l’autre et ainsi bénéficier d’un taux d’imposition plus bas », dit-il.

Martine Marleau rappelle que les sites de Revenu Québec et de l’Agence du revenu du Canada (ARC) mettent à la disposition des contribuables des outils intéressants, dont des listes de crédits d’impôt et de déductions fiscales à prendre en compte en fonction de votre profil. De plus, ces ministères rendent publics, en début d’année, les nouveaux crédits et déductions qui entrent en vigueur pour l’année d’imposition. Consultez-les avant de commencer le travail.

>> À lire aussi: Impôts, quoi de neuf cette année?

Quelques pensez-y bien

Voici des conseils qui vous aideront à produire votre déclaration de revenus en solo.

1.Choisissez votre logiciel d’impôt. Revenu Québec et l’ARC disposent d’une liste de logiciels autorisés. Les concepteurs de ces outils doivent, entre autres, fournir du soutien technique aux contribuables, en plus de s’assurer que leur logiciel n’altérera pas les données et produira des documents qui répondent aux exigences des autorités fiscales. Protégez-Vous a testé plusieurs logiciels de ce genre (voyez l’encadré plus bas).

2.Rassemblez vos documents : justificatifs de revenus, talons de paie, factures et informations sur les déductions et crédits à réclamer. Selon votre statut, les feuillets de renseignements ne seront pas les mêmes : par exemple, le fameux « T4 » des salariés ne s’applique pas aux travailleurs autonomes, et ces derniers doivent conserver les reçus de leurs dépenses d’affaires. Regroupez ces pièces justificatives et rangez-les dans une boîte à chaussures, un porte-documents ou un tiroir.

3.Commencez vos démarches dès que possible (avant la saison des impôts). Ainsi, si vous avez un doute concernant un crédit ou une déduction, vous aurez plus de facilité à joindre Revenu Québec et l’ARC, affirme Martine Marleau. Notez toutefois que vous devrez attendre en février pour une mise à jour des logiciels d’impôt intégrant les nouveautés fiscales. Enfin, certains documents fiscaux ne sont envoyés qu’à la fin du mois de février ; c’est le cas, par exemple, des relevés de revenus d’emploi, des relevés pour locataires, des relevés de régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) investis en début d’année, etc. Vous avez jusqu’au 30 avril pour finaliser et envoyer vos déclarations.

4.Ayez en main votre déclaration de revenus de l’année précédente. « Elle vous guidera pour remplir les cases de l’année d’imposition : revenus, REER, frais de garde, frais médicaux, etc. Mais ne faites pas un simple copier-coller », recommande André Chagnon. D’une année à l’autre, des nouveautés fiscales peuvent modifier votre situation et votre taux d’imposition.

5.Assurez-vous que vos renseignements personnels sont à jour. Si vous avez déménagé, par exemple, ou si vous vous êtes séparé ou avez eu un enfant, il faut le signaler. Ces informations peuvent avoir des répercussions sur votre déclaration de revenus.

6. Transmettez votre déclaration par voie électronique, au moyen du logiciel ou par l’entremise des sites de Revenu Québec et de l’ARC. Cela permet de réduire les risques d’erreur (d’identification, de calculs ou de reports de montants déductibles, notamment). Le taux de rejet est quatre fois moins élevé par voie électronique qu’avec la méthode traditionnelle (papier), indique Revenu Québec.

7.Au fédéral comme au provincial, conservez les documents relatifs à vos déclarations pendant six ans. Ils comprennent les pièces justificatives pour les crédits demandés ainsi que les factures, par exemple pour des soins médicaux ou pour l’achat de lunettes. Revenu Québec et l’ARC disposent de trois ans à compter de la date d’émission de l’avis de cotisation pour réviser votre déclaration de revenus.

8.Montrez patte blanche si vous vous rendez compte que vous avez fait une erreur ou si vous avez oublié de déclarer une information (un revenu, par exemple). Vous bénéficiez de trois ans pour faire une demande de redressement, rappelle André Chagnon. Utilisez les formulaires T1-ADJ (au fédéral) et TP-1.R (au provincial) – que vous trouverez sur les sites des autorités fiscales – pour préciser la nature de votre oubli ou de votre erreur. S’il s’agit de revenus non déclarés, vous pourriez devoir payer une pénalité et des intérêts.

60,4%

des contribuables québécois ont eu recours aux services d’un professionnel pour leur déclaration de revenus provinciale de 2016.
Source: Statistiques mensuelles des contribuables et des mandataires en date d’avis du 31 octobre 2017, Revenu Québec.

Qui devrait s’abstenir ?

Certains contribuables ont intérêt à se faire accompagner par un professionnel, affirme André Chagnon, du Département de sciences comptables à HEC Montréal. Voici quelques exemples de profils pour lesquels faire sa déclaration d’impôt soi-même peut accroître les risques d’erreur :

• Le travailleur autonome, car il peut notamment déduire de nombreuses dépenses – frais de bureau, de déplacement, etc. – qui réduisent son impôt. Il existe de nombreuses subtilités fiscales pour les travailleurs autonomes, que les professionnels connaissent et prendront en compte.

• Le propriétaire d’immeubles à revenus, car il y a de nombreuses informations à fournir pour bénéficier de certains avantages fiscaux (notamment un remboursement partiel de la TPS et de la TVQ si vous avez fait des rénovations majeures dans votre immeuble d’habitation locatif).

• La famille recomposée, car plusieurs montants ou crédits ne peuvent être réclamés que par un seul des ex-conjoints, par exemple le montant pour personne à charge admissible au fédéral, illustre Normand Verville, du Groupe Investors. Les ex-conjoints devront donc s’entendre pour régler ces situations.

• La personne qui fait faillite, car elle devra préparer deux déclarations : une déclaration pré-faillite (pour la période allant du 1er janvier jusqu’à la veille de la date de la faillite), et une déclaration post-faillite (pour la période allant de la date de la faillite jusqu’au 31 décembre). Cela augmente le risque d’erreurs.

Sur le Web
revenuquebec.ca: Principaux changements cette année
canada.ca: Quoi de neuf cette année

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Commentaires 1 Masquer

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  • Par Nathalie Laforest | 30 novembre 2018

    Vous mentionnez qu'il faut "faire déclarer [les frais médicaux] par le conjoint qui a le revenu le moins élevé [pour] bénéficier d’un crédit d’impôt non remboursable du gouvernement fédéral. " S'il s'agit d'un crédit d'impôt non remboursable, ne faudrait-il pas en faire profiter le conjoint avec le revenu le plus élevé?

    Par Claude Pichette | 09 février 2019

    Non, car il y aura une déduction plus élevée des frais médicaux pour le conjoint au revenu le plus faible. Un tableau explique la situation.Déclaration fédérale
    Mme M Total

    Partage selon les dépenses effectuées
    Revenu net (ligne 236) 50000 65000 115000 30000 40000 70000
    Frais médicaux 15000 2000 17000 2500 1500 4000
    Déduction 3% 1500 1950 900 1200
    Montant réclamé 13500 50 13550 1600 300 1900

    Partage selon le revenu le moins élevé
    Frais médicaux 17000 0 17000 4000 0 4000
    Déduction 3% 1500 0 900 0
    Montant réclamé 15500 0 15500 3100 0 3100

    Partage selon le revenu le plus élevé
    Frais médicaux 0 17000 17000 0 4000 4000
    Déduction 3% 0 1950 0 1200
    Montant réclamé 0 15050 15050 0 2800 2800

    Déclaration provinciale
    La déduction de 3% s'applique sur le revenu familial et non sur le revenu individuel.
    Il n'y a aucun effect de répartir les frais médicaux.