Par Jesse Caron et l'Association pour la protection des automobilistes (APA) Mise en ligne : avril 2012

Le créneau des intermédiaires n’est pas aussi à la mode que ceux des compactes ou des utilitaires sport compacts. À preuve, les ventes de voitures de taille moyenne ont chuté de 50 000 à 35 000 exemplaires au Canada entre 2006 et 2010. La situation est tout autre aux États-Unis, où les intermédiaires composent la catégorie de voitures de tourisme la plus prisée. Compte tenu de l’importance du marché américain, les constructeurs continuent donc d’investir massivement dans le développement des intermédiaires. Plus grandes que jamais, elles sont maintenant aussi volumineuses que les anciennes berlines américaines à moteur V8 et elles font d’excellentes routières pour les longs parcours.


C’est tant mieux pour les conducteurs canadiens de petites autos qui désirent beaucoup plus d’espace sans vouloir faire le saut dans un multisegment. Pour les satisfaire, les intermédiaires doivent marier habilement un bon degré de confort, un certain luxe, des performances appréciables et, bien sûr, une économie de carburant raisonnable en cette ère de croissance du prix à la pompe.

Depuis le récent durcissement des normes de consommation aux États-Unis, les constructeurs proposent un lot de solutions qui vont du système hybride à la motorisation diesel, en passant par le 4 cyl. turbocompressé. Plusieurs délaissent même le traditionnel V6 qui sert de moteur haut de gamme depuis des décennies parmi les intermédiaires.

C’est le cas de Kia, dont la récente Optima représente pour le constructeur une première incursion remarquée dans la catégorie des intermédiaires. Cette voiture a le vent dans les voiles depuis son lancement au début de 2011; il était donc tout naturel pour nous de vérifier si l’engouement qu’elle suscite est bien justifié.

La deuxième concurrente de notre essai, la Toyota Camry , porte certes l’un des noms les plus connus dans le créneau, voire sur le marché au grand complet. Elle a d’ailleurs été l’intermédiaire la plus vendue au Canada en 2011 et, depuis longtemps, elle est l’auto la plus populaire aux États-Unis. Régulier comme un métronome, son constructeur lui offre une refonte pour 2012 après cinq ans sous sa forme précédente.

Une autre berline redessinée complète le trio de voitures de l’essai. Il s’agit de la Volkswagen Passat , la seule intermédiaire de grande diffusion qui porte un nom européen sur notre marché. Pour la première fois, la version nord-américaine diffère de celle qui est offerte ailleurs dans le monde. Elle est d’ailleurs assemblée aux États-Unis depuis quelques mois.

Malgré leurs passeports respectivement japonais et coréen, les Camry et Optima proviennent elles aussi d’usines étasuniennes. Un certain nombre d’exemplaires de l’Optima sont cependant encore construits en Corée du Sud, comme c’était le cas de celui de notre test.

Équipe de l’APA et de Protégez-Vous

Coordination: Michel Brais
Texte: Jesse Caron
Fiches techniques: Michel Brais.

Plusieurs collaborateurs de l’APA ont conduit les véhicules pendant de courtes périodes. Leurs commentaires ont été ajoutés à ceux du jury.

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