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L’Europe veut imposer l’USB-C pour la recharge des appareils électroniques

Par Maxime Johnson
USB-C

La Commission européenne en a assez des chargeurs propriétaires, comme Lightning et micro USB. Elle veut donc imposer le port USB-C pour la recharge des téléphones, tablettes, écouteurs et autres appareils électroniques. Bien que le projet de loi proposé ne touche que l’Europe, il pourrait avoir des conséquences de ce côté-ci de l’Atlantique.

Vous avez probablement un tiroir à la maison qui déborde de chargeurs et de câbles de toutes sortes. Pourtant, quand vient le temps de brancher un nouveau gadget, il arrive encore qu’aucun n’est compatible. Résultat : vous devez racheter un énième chargeur et un énième câble, qui finiront eux aussi, un jour, dans le tiroir.

Voilà le genre de situation à laquelle la Commission européenne souhaite s’attaquer, avec le dépôt le 23 septembre, d’un projet de loi pour encadrer la recharge des appareils électroniques en Europe, où les chargeurs mis au rebut ou non utilisés représentent environ 11 000 tonnes de déchets électroniques par an, et coûtent 2,4 milliards d’euros (3,5 milliards de dollars canadiens) aux citoyens européens.

Un même port pour tous

Le projet de loi vise avant tout à forcer l’inclusion d’un port USB-C dans les appareils électroniques. Ce port mince et réversible, que l’on retrouve notamment dans la plupart des téléphones Android, permet à la fois de transférer des données et d’alimenter des appareils gourmands en électricité, ce qui en fait un bon candidat pour un port universel.  

Le projet veut aussi harmoniser les technologies de recharge rapide, pour que la vitesse soit la même peu importe le chargeur utilisé, et dissocier la vente d’un chargeur de la vente des appareils électroniques. Une mesure qui permettrait de réduire la quantité de déchets électroniques de près de 1000 tonnes par an. Il vise également à mieux informer les consommateurs sur les performances des appareils en matière de recharge.

La loi touche les téléphones intelligents, mais aussi les tablettes, les caméras, les écouteurs, les haut-parleurs portatifs et les consoles portatives de jeux vidéo.

Impact limité

L’impact de la loi sera toutefois plus petit aujourd’hui qu’il ne l’aurait été il y a 10 ans. L’industrie a depuis convergé vers le port USB-C, que l’on retrouve dans la très grande majorité des nouveaux produits.

Il y a une exception de taille à la règle : l’iPhone, qui est toujours doté d’un port Lightning, une technologie propriétaire d’Apple. Le géant américain s’est d’ailleurs opposé à la loi européenne, affirmant que le changement générerait une énorme quantité de déchets électroniques (les câbles Lightning actuels qui ne seraient plus utiles).

Les ordinateurs portatifs sont aussi souvent équipés de ports de recharge propriétaires. C’est le cas notamment des Surface de Microsoft. Mais que ceux-ci ne sont pas visés par la loi européenne.

La loi ne touche pas non plus les appareils qui ne peuvent qu’être rechargés sans fil. Une rumeur circule depuis plusieurs années comme quoi Apple préparerait par exemple un iPhone sans port. La Commission européenne n’imposerait pas l’ajout d’un port USB-C à un tel modèle. 

Selon le projet de loi, les fabricants auront une période de transition de 24 mois à compter de sa date d’adoption pour s’adapter. Avec une adoption probable en 2022, il faudra attendre 2024 pour en voir les effets. La loi ne touchera que l’Europe, mais comme les appareils électroniques sont généralement conçus pour le monde entier, les changements devraient se faire sentir ici aussi.

 

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  • Par GUY TREMBLAY
    26 Septembre 2021

    Super de bonne idée. Enfin, un type de fil.