Des PFAS, ou polluants éternels, dans vos vêtements Lululemon ?
Le géant canadien des vêtements de sport Lululemon fait l’objet d’une enquête aux États-Unis concernant la présence potentielle de substances chimiques dans certains de ses produits. Une situation qui soulève des inquiétudes chez les consommateurs.
L’enquête est menée par le procureur général du Texas, Ken Paxton, qui cherche à déterminer si l’entreprise utilise des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) dans ses vêtements. Ces composés chimiques, souvent employés pour rendre les tissus résistants à l’eau, aux taches ou pour leur conférer un aspect lisse, sont au cœur des préoccupations.
Surnommés « polluants éternels », les PFAS sont reconnus pour leur persistance dans l’environnement, puisqu’ils se dégradent très lentement. Ils peuvent également s’accumuler dans le corps humain. Plusieurs études les associent à des risques pour la santé, notamment certains cancers et des effets néfastes pour le système immunitaire.
Des substances éliminées depuis 2023
Face à ces allégations, Lululemon affirme ne pas utiliser de PFAS dans ses produits actuels. L’entreprise indique avoir progressivement éliminé ces substances depuis 2023, précisant qu’elles n’étaient employées auparavant que dans une faible proportion de ses articles, spécialement pour des traitements hydrofuges. L’entreprise soutient que ses produits respectent, voire dépassent, les normes internationales en matière de sécurité et de qualité.
L’enquête vise aussi à déterminer si la marque a pu induire les consommateurs en erreur quant à la sécurité et à la composition de ses produits, notamment à travers ses pratiques marketing. Les autorités examineront les protocoles de vérification de l’entreprise, sa liste de substances interdites ainsi que sa chaîne d’approvisionnement.
Lululemon affirme collaborer pleinement avec les autorités américaines.
Toute l’industrie du textile est touchée
La situation mise en lumière par l’enquête ne touche pas uniquement Lululemon. Les PFAS sont largement utilisés dans l’industrie textile, en particulier dans les vêtements techniques, comme les manteaux imperméables. Ainsi, d’autres marques pourraient être concernées.
Aucune directive officielle ne recommande pour l’instant aux consommateurs de cesser de porter ces vêtements. Toutefois, certains experts suggèrent de prendre des précautions, comme privilégier des tissus naturels, limiter l’achat de vêtements traités chimiquement ou encore laver les vêtements neufs avant utilisation.
Par ailleurs, le gouvernement canadien a récemment amorcé des démarches pour mieux encadrer l’utilisation de ces substances, avec l’objectif éventuel de les classer comme toxiques et d’en réglementer l’usage dans divers produits de consommation.
Comment éviter les PFAS ?
- Évitez les produits qui disent contenir du téflon, du polytétrafluoroéthylène (PTFE), du tissu imper-respirant (de type Gore-Tex), du fluoroélastomère ou du caoutchouc fluoré, du fluorocarbone ou des matériaux similaires, car ces éléments sont composés de PFAS.
- Surveillez la présence de termes comme « PFC », « fluoropolymère », « PTFE » ou de noms commençant par « fluoro » ou « perfluoro » dans la liste d’ingrédients d’un produit. Ils indiquent qu’il contient des PFAS. Attention : des articles qui n’affichent pas ces termes peuvent tout de même en renfermer.
- Privilégiez les produits certifiés par Ecolabel, Oeko-Texn Standard 100, Global Organic Textile Standard (GOTS) ou affichant des certifications similaires pour les catégories d’articles concernées, les textiles par exemple. Généralement, elles n’autorisent pas l’utilisation de PFAS.
- Choisissez des produits qui disent être sans PFC, sans PFAS ou qui affichent des mentions similaires. L’absence de ces substances n’est toutefois pas garantie, puisqu’il s’agit d’allégations de l’entreprise et qu’aucun tiers ne les a vérifiées.
- Prenez garde à la mention « sans APFO » (ou PFOA). Elle est illégale, puisque la substance est déjà interdite au Canada. Même chose pour le SPFO (ou PFOS).
- Demandez aux fabricants et aux détaillants s’ils offrent des articles sans PFAS, en particulier s’il s’agit de produits censés être hydrofuges, antitaches ou antisalissures, antiadhésifs, glissants, etc.
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