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Rénovation printanière: prix à la hausse et main-d’œuvre presque introuvable

Par Marie-Eve Shaffer
renovation-printaniere Shutterstock.com

Le printemps vous donne envie de rénover? Vous avez le goût de revoir la disposition de votre cuisine, de remettre à neuf votre salle de bain ou de retaper votre terrasse? Si vous vous lancez dans de tels projets, prenez le temps de planifier pour mieux gérer les imprévus.

La première source d’incertitude concerne les prix des matériaux, qui ont subi une hausse vertigineuse pendant la pandémie de COVID-19. Statistique Canada a établi que les prix du bois ont augmenté de 21,5 % entre février 2021 et février 2022. Ceux des portes et fenêtres ont bondi de 17,6 %, alors que la peinture est 10,26 % plus chère. Rénover une cuisine est également plus coûteux puisque les prix des armoires et des comptoirs faits en bois ont crû de 10,6 % pendant la même période.

Les prix continueront-ils à monter? «On ne le sait pas, indique le président de l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT), Richard Darveau. On ne sait pas si les clients seront au rendez-vous, si on doit acheter beaucoup de matériaux et si on doit embaucher beaucoup d’étudiants.»

Le contexte mondial, influencé notamment par la guerre en Ukraine, contribue à créer un climat d’incertitude et à ralentir les ardeurs des consommateurs, d’après M. Darveau. Si les tensions viennent à s’estomper, la demande de matériaux de construction pourrait être plus soutenue, notamment aux États-Unis, ce qui pourrait faire augmenter les prix.

Dans tous les cas, mieux vaut prévoir un budget de rénovation pas trop serré pour éviter d’être pris dans un chantier, le temps de renflouer vos coffres.

La disponibilité des matériaux

Les problèmes d’approvisionnement devraient toutefois être moins nombreux dans les quincailleries. Après des mois difficiles, au cours desquels elles ont subi les contrecoups du manque de main-d’œuvre dans les usines de production, des difficultés de la chaîne de transport, et même des changements climatiques, elles font preuve aujourd’hui de davantage de prévoyance.

«[Les distributeurs de matériaux] ont pris toute sorte d’ententes pour ne pas se retrouver le bec à l’eau, dit M. Darveau. Ça se peut qu’il y ait une grève, un lock-out, des routes bloquées par les Premières Nations, ou même un nouveau variant du virus de la COVID-19. Comme il y a plus de risques, ils commandent plus longtemps à l’avance. On ne peut plus se permettre d’être just in time.»

Des heures d’ouverture restreintes

Si vous planifiez une visite dans un centre de rénovation pour acheter des matériaux, vérifiez les heures d’ouverture. En raison du manque de main-d’œuvre, l’AQMAT conseille à ses membres d’accueillir la clientèle pendant moins d’heures, et même de fermer le dimanche. Près de la moitié des détaillants représentés par l’organisation ont répondu positivement à cet appel, selon son président.

«Ils économisent ainsi des frais d’opération, ce qui leur permet de mettre en place de meilleures conditions de travail et d’offrir un meilleur service aux clients pendant les heures d’ouverture», souligne Richard Darveau.

Habituellement, les mois d’avril, mai et juin sont les plus achalandés dans les centres de rénovation. Est-ce que ce sera encore le cas cette année? L’AQMAT avance que l’affluence pourrait différer d’une région à l’autre.

>> À lire aussi: Comment rénover écologiquement?

Dénicher des professionnels de la construction

Trouver un expert pour réaliser des travaux de rénovation s’annonce aussi ardu. Il y a parfois des mois d’attente avant de pouvoir profiter des services des professionnels de la construction – entrepreneurs, plombiers, électriciens, peintres. Réservez-les à l’avance si vous souhaitez faire vos travaux à une période précise.

«Les carnets de commandes sont bien remplis. Avec la pénurie de main-d’œuvre, [des professionnels] sont obligés de refuser des contrats ou de les prendre plus tard. Ils sont au maximum de ce qu’ils sont capables de produire», rapporte Paul Cardinal, directeur du Service économique de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ).

Qui plus est, vous pourriez aussi devoir payer cette main-d’œuvre plus cher. Selon M. Cardinal, pour attirer du sang neuf, des entrepreneurs du secteur résidentiel rémunèrent leurs employés à des taux horaires semblables à ceux offerts dans les secteurs commercial et institutionnel, qui sont généralement plus élevés.

Par exemple, selon la grille salariale publiée par l’APCHQ datée du 26 décembre 2021, le salaire d’un peintre du secteur résidentiel léger s’élève à 52,21 $ l’heure alors que, dans le secteur commercial et institutionnel, il est fixé à 58,60 $ l’heure.

Selon l’ampleur des travaux que vous voulez entreprendre, cet écart peut faire une grande différence sur votre facture.

>> À lire aussi: Rénovations: enquête sur 5 sites web de soumissions et Des entrepreneurs en construction sans accréditation plus faciles à repérer

 

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  • Par CLAUDETTE MARTIN
    07 Avril 2022

    En tout respect, pourquoi utiliser ou comment justifier l'utilisation d'une expression anglaise telle que «just in time», pour dire «juste à temps». Je vous invite à écrire en français, autant que possible, pour favoriser la promotion de la langue de chez-nous et sa défense, au Québec. Nous devons cesser très certainement de copier la France, pour l'utilisation de nombreux anglicismes et de nombreuses expressions anglaises, à toutes les sauces.