Inflation alimentaire : un coup de pouce du fédéral en juin et juillet
Vous étiez déjà admissible au crédit pour la TPS ? Bonne nouvelle : attendez-vous à un versement unique du fédéral le 5 juin, pour compenser la hausse fulgurante du prix des aliments, suivi d’un crédit plus généreux dès juillet.
L’aide fédérale avait été annoncée en janvier dernier par le premier ministre Mark Carney. Le montant supplémentaire qui sera versé par Ottawa correspond à la moitié de la valeur de la somme que vous recevez, annuellement, pour le crédit de taxe sur les produits et services/taxe de vente harmonisée (TPS/TVH).
Supposons que vous receviez déjà 1 000 $ par année (en combinant les quatre versements de janvier, avril, juillet et octobre) ; une somme additionnelle de 500 $ sera versée automatiquement dans votre compte le 5 juin, si vous êtes inscrit au dépôt direct avec l’Agence du revenu du Canada (ARC). Sinon, un chèque vous sera expédié.
Êtes-vous admissible ?
Environ 12 millions de Canadiens, qui reçoivent déjà le crédit de TPS, profiteront du versement unique de juin. Le montant variera en fonction de votre situation familiale (en début d’année 2026) et de votre revenu familial net rajusté (pour l’année d’imposition 2024). Pour y avoir droit, vous devez absolument avoir produit votre déclaration de revenus en 2024.
Combien pourriez-vous recevoir ?
Personnes seules ou familles monoparentales
Si vous êtes une personne seule ou chef de famille monoparentale, vous pourriez recevoir un versement maximal pouvant aller jusqu’à :
- 267 $ sans enfant
- 441 $ avec 1 enfant
- 533 $ avec 2 enfants
- 625 $ avec 3 enfants
- 717 $ avec 4 enfants
Personnes mariées ou ayant un conjoint de fait
Si vous êtes marié ou avez un conjoint de fait, vous pourriez recevoir un versement maximal pouvant aller jusqu’à :
- 349 $ sans enfant
- 441 $ avec 1 enfant
- 533 $ avec 2 enfants
- 625 $ avec 3 enfants
- 717 $ avec 4 enfants
En cas de garde partagée d’un enfant, chaque parent recevra la moitié du montant qu’il aurait reçu s’il avait eu la garde complète de l’enfant.
Source : Agence du revenu du Canada
Une autre bonification en juillet
Rappelons que le gouvernement libéral de Mark Carney avait également confirmé, en janvier dernier, une bonification importante du crédit de TPS pour donner un peu de répit aux ménages à faible revenu ou à revenu modeste.
En plus du versement unique du 5 juin, les citoyens admissibles auront droit à une prestation accrue de 25 % pendant cinq ans, à compter de juillet 2026. Chaque versement sera donc plus élevé qu’à l’habitude. Par exemple :
- Un célibataire avec un revenu net de 25 000 $, qui aurait eu droit normalement au maximum de 543 $ avec l’ancien crédit de TPS, recevra plutôt 950 $ cette année (en incluant le versement unique) et environ 700 $ lors des quatre années suivantes.
- Un couple avec deux enfants dont le revenu net est de 40 000 $ pourrait recevoir jusqu’à 1 890 $ cette année (grâce au paiement unique) et environ 1 350 $ pour les quatre prochaines années, au lieu de 1 086 $.
Rappelons que le crédit de TPS changera de nom. Il s’appellera dorénavant Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels (ACEBE). C’est cette désignation que vous verrez désormais apparaître sur votre relevé de compte à partir du mois de juillet.
Consultez le site web du gouvernement pour connaître les différentes catégories de revenus qui donnent droit ou non à l’allocation. Vous pouvez également estimer les prestations auxquelles vous pourriez avoir droit à l’aide du calculateur en ligne du crédit de TPS/TVH (les modalités sont les mêmes pour la future ACEBE).
Une aide évaluée à 11,7 milliards $
Ottawa distribuera ainsi 11,7 milliards de dollars de plus sur six ans, soit 8,6 milliards de dollars pour l’allocation bonifiée durant cinq ans et 3,1 milliards de dollars pour le versement unique.
Le gouvernement Carney avait également annoncé qu’il réserverait 500 millions de dollars du Fonds de réponse stratégique (FRS) pour aider les entreprises à absorber les coûts attribuables aux perturbations dans les chaînes d’approvisionnement « sans refiler la facture aux Canadiens ».
Le Canada, parmi les plus affectés du G7
« Les chocs qui ont frappé la chaîne d’approvisionnement mondiale, ceux causés par les droits de douane, les évènements liés aux changements climatiques ainsi que les perturbations géopolitiques ont entraîné une augmentation des prix des denrées alimentaires supérieure à l’inflation globale », avait expliqué Mark Carney en conférence de presse, en janvier dernier.
Le gouvernement a choisi d’agir « sans tarder » pour aider « ceux qui en ont le plus besoin » à gérer la hausse des coûts pour la nourriture, un besoin essentiel, avait alors renchéri le ministre des Finances et du Revenu national, François-Philippe Champagne.
Depuis la fin de l’année 2025, le Canada apparaît souvent parmi les pays du G7 où l’inflation alimentaire est la plus élevée – avec le Japon et le Royaume-Uni –, selon les données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de Statistique Canada.
En avril dernier, l’Indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de 2,8 % d’une année à l’autre au pays. Les aliments achetés en magasin ont, quant à eux, augmenté de 3,8 % en moyenne dans la dernière année, selon le plus récent rapport de Statistique Canada. La hausse importante du prix de l’essence a contribué à l’inflation alimentaire des derniers mois.
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