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Abonnements en ligne : Québec s’attaque aux renouvellements automatiques

Par Jean-Luc Lavallée
Abonnements en ligne : Québec s’attaque aux renouvellements automatiques Surjomukhi/Shutterstock.com

Avez-vous déjà trimé dur, en ligne, pour tenter de vous désabonner d’un service qui se renouvelle automatiquement ? Le gouvernement du Québec veut vous faciliter la vie avec son projet de loi 10 et mettre fin à certaines pratiques jugées « abusives ».

En bref 
 

  • Québec exige un mécanisme de désabonnement rapide et transparent pour les abonnements en ligne qui se renouvèlent en douce
     
  • Les entreprises devront avertir les clients avant la fin d’un prix promotionnel et afficher clairement tous les frais liés à l’abonnement.
     
  • Le projet de loi interdit aussi les clauses empêchant les avis négatifs, afin de protéger la liberté d’expression des consommateurs.

Encadré généré par un outil d’IA à partir de l’article de notre journaliste.

En conférence de presse à Québec, le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a évoqué le cauchemar vécu par de nombreux consommateurs attirés par un rabais alléchant en ligne, souvent de courte durée.

Ils sont ensuite « coincés » avec des mensualités – beaucoup plus élevées après la période promotionnelle – parce que « ça devient plus compliqué de se désabonner que de laisser l’abonnement suivre son cours », a-t-il exposé. Il a cité, par exemple, des abonnements à des services de télédiffusion, de câblodistribution ou de livraison de repas à domicile.

Affronter un « labyrinthe numérique »

« Ce n’est pas normal de devoir traverser un véritable labyrinthe numérique pour parvenir à se désabonner d’un service qu’on ne désire plus ou encore de réaliser que notre mensualité a augmenté sans préavis et qu’elle continue d’être prélevée automatiquement », a déploré le ministre qui veut mettre fin à ces « pratiques abusives ».

Ce qualificatif accusateur coiffe d’ailleurs le titre de la pièce législative qu’il vient de déposer à l’Assemblée nationale et qui vise aussi à mieux encadrer la revente de billets.

Le projet de loi prévoit les obligations suivantes :

  • Un bouton « Se désabonner », facilement repérable et accessible, devra être mis à la disposition des clients afin qu’ils puissent mettre fin à un abonnement en ligne en quelques clics.
     
  • Les consommateurs devront être informés de 2 à 10 jours avant la fin d’une période à prix réduit, et le nouveau prix exigé ainsi que la date à partir de laquelle il sera en vigueur devront être indiqués clairement.
     
  • Les frais non périodiques (ex. : frais de connexion), qui ne sont pas inclus dans la mensualité, devront être annoncés clairement à côté des frais mensuels exigés pour un abonnement qui se renouvelle automatiquement.

Les avis d’utilisateurs

Québec interdira aussi toute clause, dans un contrat de consommation, stipulant qu’un client s’engage à ne pas publier ou communiquer un avis négatif au sujet d’un commerçant.

Apparemment, de telles clauses ont vu le jour aux États-Unis, une tendance inquiétante et « complètement aberrante » aux yeux du ministre qui entend préserver la liberté d’expression des consommateurs québécois.

« Imaginons un instant qu’un commerçant vous dit, au moment de payer votre facture, qu’il vous poursuivra [si vous publiez un avis négatif]. Le projet de loi envoie un message clair à quiconque sera tenté d’inclure une telle clause dans un contrat ; nous ne laisserons pas cette dérive se produire ici au Québec », a prévenu Simon Jolin-Barrette.

Le ministre de la Justice espère miser sur l’appui des partis d’opposition pour pouvoir adopter rapidement le projet de loi 10.

À lire aussi : Diffusion en continu : quelques astuces pour économiser, Télécoms : Telus récolte le plus de plaintes, Magasiner avec l’IA : peut-on vraiment se fier à ChatGPT et à ses concurrents ?

 

 

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  • Par Luc St-Pierre
    05 décembre 2025

    Très bon projet de loi. Espérons que les partis d’opposition ne s’y opposeront pas et qu’elle soit en vigueur le plus vite possible, car plusieurs sont abonnés à des services qu’ils n’utilisent même pas. J’appelle ça de l’hameçonnage, car ce sont eux qui nous le propose et tellement facile de s’abonner, mais pour se désabonné, c’est toute une aventure de ténacité. Si gratuit, c’est toi le produit’’!

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  • Par Helene Bedard
    06 décembre 2025

    Même pour les anti-virus qui viennent de partout dans le monde c'est pas facile de se désabonner pour obtenir renouvelable au besoin si je le veux. Il a fallu que je cesse et me fasse rembourser. Que de troubles inutiles! ce fut pareil pour le journal Le Devoir qui se prélevait automatique chaque mois et quand j'ai téléphoné pour demander que le service m'écrive quand l'abonnement d'un an se terminerait pas de possibilité il a fallu que je paie pour un an $200 et plus pour obtenir ce service qui a une fin. C'était plus facile avec un camelot pour le journal papier...

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  • Par Gabriel Lambert
    05 décembre 2025

    Bravo !
    Belle initiative.

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