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Trouver l’amour en temps de pandémie

Par Marie-Eve Shaffer
tinder

Vous êtes célibataire et vous cherchez l’âme sœur pendant la pandémie de COVID-19? Ce projet vous demandera patience et ouverture d’esprit en raison des mesures sanitaires mises en place pour freiner les contacts sociaux.

Impossible de rencontrer un bon parti dans un souper entre amis, dans un bar ou même au cours d’une activité récréative quand chacun est confiné chez soi et veille à garder ses distances et à se cacher derrière son masque.

Les applications mobiles de rencontre représentent une solution pour de nombreux célibataires. Le Groupe Match, à qui appartient, entre autres, Tinder, Hinge, Okcupid et Plenty of Fish, a d’ailleurs vu le nombre de ses abonnés bondir de 9,8 millions à 10,9 millions dans le monde en 2020, d’après des statistiques dévoilées au début du mois. 

Réseau Contact possède une application mobile et un site internet dans lesquels les célibataires âgés de 45 ans et plus remplissent des fiches de présentation et parcourent celles des autres dans l’espoir de trouver chaussure à leur pied. Ces plateformes sont demeurées très populaires depuis le début de la crise sanitaire. Elles ont attiré près de 115 000 nouveaux membres au Québec en 2020, ce qui correspond à la moyenne des trois dernières années.

«On ne subit pas d’impact pendant la pandémie, affirme la directrice de Réseau Contact, Julie Pilon. La quête de l’amour n’a pas d’âge. Ça traverse le temps, les guerres et les pandémies. Les gens ont besoin de socialiser.»

La grille tarifaire du site de rencontre est aussi restée la même depuis le début de la crise sanitaire. Ses prix s’élèvent à 21,95 $ par mois, tout au plus.

Est-ce qu’autant de couples se forment pendant la pandémie? Réseau Contact ne détient pas de telles statistiques, mais l’entreprise indique qu’elle continue de recevoir des témoignages de ses membres affirmant avoir trouvé le partenaire idéal.

La pandémie, peu propice aux rencontres

L’agence de rencontre À 2 c’est mieux, qui est située à Québec, préfère fermer ses portes pendant les mois où les mesures sanitaires sont les plus sévères, même si les demandes d’inscriptions s’accumulent. Sa propriétaire, Céline Lavoie, a tenté de former quatre couples l’automne dernier, à la suite de l’insistance de quelques-uns de ses clients. Aucun n’a fonctionné alors que son taux de succès avoisine habituellement les 75 %.

«Pour que les phéromones fassent effet, ça prend un contexte de séduction, explique la femme d’affaires. Il faut que les gens se concentrent et qu’ils se regardent dans les yeux. Actuellement, les gens vont faire une promenade avec une tuque sur la tête et un gros manteau. Ils ne voient pas le sourire de la personne. Ils ont peur d’attraper la COVID-19 et ils n’arrêtent pas d’en parler.»

Des promenades au lieu du resto

Pour faire connaissance avec leur béguin, les membres de Réseau Contact dont les ardeurs ne sont pas freinées par les mesures sanitaires remplacent eux aussi les traditionnelles sorties au restaurant par des promenades à l’extérieur.

Sinon, ils brisent la glace au cours d’une vidéoconférence. «Ce n’est pas l’idéal parce qu’il n’y a pas le côté humain, mais, pendant la pandémie, cet outil permet aux membres de faire une double vérification et de décider s’ils vont faire une promenade», note la directrice des opérations marketing et ventes de Réseau Contact, Vanessa Barrette.

Évidemment, les soirées de célibataires ou même les randonnées à plusieurs ont toutes été suspendues. Des membres de Réseau Contact ont réclamé, au cours de consultations, que des activités virtuelles de groupe soient organisées pour pouvoir rencontrer de nouvelles personnes à la recherche de l’amour.

«On n’a pas encore défini comment ces activités pourraient avoir lieu, [mais] ça serait un peu comme du speed-dating virtuel», laisse entendre Julie Pilon.

La patience est de mise

Céline Lavoie reprendra ses activités d’entremetteuse professionnelle à la réouverture des restaurants. Elle prévoit maintenir ses tarifs, qu’elle ne dévoile pas publiquement. «Ce sont les mêmes depuis onze ans», soutient-elle.

Elle entend aussi demander à ses clients de faire preuve de patience dans leur recherche de l’âme sœur parce que les lieux et les moments pour trouver un partenaire de vie sont limités pendant la pandémie. « [Aux célibataires impatients], je dis que s’ils sont vraiment sérieux, ça vaut la peine d’attendre», insiste-t-elle.

C’est que Mme Lavoie donne des consignes très précises à ses clients pour que la chimie opère: ne pas dévoiler les noms de famille, n’échanger aucune photo avant la première rencontre et, surtout, ne pas entretenir la relation avec des textos et des appels téléphoniques. «Pour les clients qui ont dérogé à cette recette, ça a toujours été un échec», rapporte-t-elle.

De son côté, Réseau Contact ne déconseille pas de communiquer par textos ou par courriels, qui rappellent, selon l’entreprise, les amours épistolaires. Elle propose même des trucs dans son blogue pour mieux séduire l’autre à distance. Mais la patience demeure de mise pendant la pandémie, précise-t-elle aussi.

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