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Écoblanchiment chez Desjardins?

Par Frédéric Perron Mise en ligne : 11 Avril 2011

Photo: iStockphoto

Le fonds Desjardins Environnement dit investir dans des «sociétés canadiennes responsables sur le plan environnemental». Or, quand on regarde la liste des 10 principales compagnies dans lesquelles il investit, on semble devant un cas patent d’écoblanchiment (greenwashing).


«C’est un exemple assez flagrant de la distance entre le discours, qui propose un fonds “responsable” ou “vert”, et la réalité des investissements réalisés, affirme Juliette Renaud, chargée de la campagne sur la responsabilité des acteurs financiers pour le groupe écologiste Les Amis de la Terre. C’est inadmissible pour un fonds dit “responsable” d’être composé d’actions de Barrick Gold, de Suncor, de la Banque Royale du Canada et d’une entreprise impliquée dans les gaz de schiste!»

Desjardins affirme investir dans ces entreprises pour assurer un bon rendement et une saine répartition du risque à ses épargnants. Par ailleurs, elle entretient un dialogue avec ces compagnies afin de les encourager à améliorer leurs pratiques.

 

Cette compagnie est active dans le secteur du pétrole et du gaz, notamment des gaz de schiste, dont l’impact environnemental semble incertain et mal contrôlé. En janvier dernier, elle a reçu un avis d’infraction pour une fuite non colmatée à son puits de Leclercville.

 

Cette entreprise exploite des sables bitumineux, une industrie très polluante, notamment en termes d’émission de gaz à effet de serre et de rejets d’eau usée. En décembre 2010, elle a dû payer une amende de 200 000 $ pour avoir déversé des produits toxiques dans une rivière en Alberta.

 

En 2010, la Banque Royale du Canada s’est vu décerner un «prix de la honte» aux Public Eye Awards, un événement organisé notamment par Greenpeace en marge du Sommet économique de Davos. La RBC aurait prêté 20 milliards de dollars en deux ans à l’industrie des sables bitumineux.

 

Cette compagnie minière poursuit les Éditions Écosociété en diffamation pour six millions de dollars en raison de la mauvaise presse qu’elle a reçue dans le livre Noir Canada. Selon les Éditions Écosociété, il s’agit d’une poursuite-baîllon «mal fondée, frivole et dilatoire». Par ailleurs, le Fonds souverain norvégien a cessé d’investir dans cette compagnie en 2009 en raison des dommages environnementaux majeurs que causeraient ses activités en Papouasie-­Nouvelle-Guinée.







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