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Cartes et marges de crédit : évaluez vos besoins et votre capacité de payer

Par Rémi Maillard
Truc-78-2

Si vous utilisez une carte de crédit, vous devez avoir les moyens d’en payer le solde le plus vite possible.

Avant d’opter pour l’une des formes de crédit offertes sur le marché, l’Office de la protection du consommateur vous recommande de bien prendre connaissance de ce que cela implique, en particulier le fait de faire vos remboursements à temps pour conserver un bon dossier de crédit sans vous endetter (voir Truc 80 - Vérifiez votre dossier de crédit). Vous devez en outre vous renseigner sur les conditions d’annulation de vos différents contrats de crédit, du moins lorsque vous possédez plusieurs cartes émises par une institution financière ou un commerçant, par exemple une carte Visa Desjardins, une Mastercard de la Banque Nationale et une Visa Canadian Tire.

Tout d’abord, une limite raisonnable à la marge de crédit que vous sollicitez doit être déterminée. Pour l’établir, l’institution financière ou le commerçant qui émet la carte est tenu de prendre en compte divers facteurs, comme vos revenus, vos versements mensuels pour rembourser d’autres emprunts et vos habitudes de remboursement. Avant de conclure un contrat de crédit avec vous, l’émetteur de la carte doit donc procéder à une évaluation de votre capacité de payer. Malgré tout, il pourrait vous proposer une limite plus élevée que celle qui vous convient. Vous avez donc intérêt à restreindre vous-même votre demande en fonction de vos besoins réels et, surtout, de vos moyens, sous peine d’avoir ensuite beaucoup de mal à rembourser chaque mois le solde entier de votre carte. Rappelez-vous : moins vous remboursez, plus vous paierez de frais! À noter que, une fois votre limite fixée, l’institution financière ou le commerçant ne peut l’augmenter sans que vous l’ayez expressément demandé (de façon claire, que ce soit verbalement ou par écrit), ce qui ne l’empêchera pas, bien souvent, de vous le proposer.

La loi prévoit que l’information liée à votre carte ou à votre marge de crédit figure dans un contrat écrit, où doivent également se trouver un encadré informatif (qui peut aussi vous être remis dans un document à part) et une série de renseignements, dont :

• la date de la conclusion du contrat;

• son lieu de conclusion (s’il est signé en votre présence et en celle du commerçant);

• les nom et adresse de ce dernier, ainsi que les vôtres;

• s’il s’agit de crédit à coût élevé, le numéro de permis du commerçant;

• la limite de crédit;

• les frais d’adhésion, de renouvellement ou de remplacement d’une carte perdue ou volée;

• la durée de chaque période pour laquelle un état de compte est fourni;

• le paiement minimal exigé pour chaque période;

• le délai accordé pour rembourser le solde de votre compte sans payer de frais de crédit;

• le taux de crédit annuel (le pourcentage annuel représentant les frais de crédit);

• si ce taux est susceptible de varier, l’indice de référence en fonction duquel il évoluera, ainsi que le mécanisme de variation et la façon dont cela affectera les modalités de paiement;

• des exemples de frais de crédit sous forme de tableau.

Si vous désirez annuler votre carte ou votre marge de crédit, la marche à suivre varie selon que vous l’avez déjà utilisée ou non. À noter que, en cas de séparation ou de divorce, le codétenteur d’une carte émise au nom des deux conjoints peut se dégager des obligations futures liées à son utilisation (dans le cas d’un contrat de crédit variable) en envoyant un avis à l’institution financière ou au commerçant.

Ne payez pas (trop) d’intérêts!


Vous ne voulez pas payer d’intérêts sur votre carte et conserver un bon dossier de crédit? L’Autorité des marchés financiers vous donne les conseils suivants :

• payez intégralement le solde de votre carte chaque mois;

• si cela n’est pas possible, faites au moins le paiement minimum requis, mais remboursez au plus vite le solde au complet, sous peine de payer énormément de frais de crédit, dont beaucoup d’intérêts;

• effectuez votre paiement avant la date d’échéance indiquée sur le relevé (tout retard, même d’une journée, est porté à votre dossier de crédit);

• ne demandez pas d’avances de fonds (par exemple, en retirant de l’argent au guichet automatique; comme il s’agit d’un emprunt, vous paieriez de l’intérêt à compter de la date du retrait).

Qu’est-ce qu’un contrat à coût élevé?


Un contrat de crédit est dit « à coût élevé » si son taux, calculé conformément à la Loi sur la protection du consommateur, est supérieur au résultat obtenu en prenant le taux officiel d’escompte de la Banque du Canada en vigueur deux jours après son annonce (indiqué dans le site web de Statistique Canada) et en y ajoutant 22 points de pourcentage. Par exemple, si un vendeur d’autos d’occasion vous propose une vente assortie d’un taux de 25 % et que le taux officiel d’escompte alors en vigueur est de 2 %, votre contrat sera considéré comme étant à coût élevé, puisque son taux de crédit est supérieur à 24 % (2 + 22). À noter que, dans ce cas, le prêteur doit détenir un permis pour exercer son activité. Sont concernés par cette règle les contrats :


• de prêt d’argent;

• de crédit variable;

• de vente à tempérament; et

• assortis d’un crédit autre que de vente à tempérament.

Ce truc est extrait du guide 100 TRUCS Consommateurs, vos droits au quotidien, réalisé en partenariat avec l'Office de la protection du consommateur. À l'occasion de ses 50 ans, l'Office offre ce guide gratuitement à tous les consommateurs.

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