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Les Québécois préoccupés par l’intelligence artificielle

Par Martin Noël, Université Laval, professeur de méthodes quantitatives à l’École des sciences de l’administration (ESA), Université TÉLUQ, en collaboration avec Caroline Neas, directrice générale de l’Académie de la transformation numérique (ATN)
Les Québécois préoccupés par l’intelligence artificielle gguy/Shutterstock.com

CHRONIQUE – L’IA est désormais partout, mais rarement visible. Au Québec comme ailleurs, son adoption progresse plus vite que la capacité des citoyens à repérer l’IA et à en comprendre les risques.

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Au Québec, 33 % des internautes adultes, et jusqu’à 58 % chez les 18‒34 ans, disent avoir déjà utilisé des outils d’IA générative. Parmi les utilisateurs d’IA, 59 % y ont recours au moins une fois par mois.

Cette adoption contraste avec la compréhension que les gens ont de l’intelligence artificielle et la confiance qu’ils lui accordent. Si 10 % des internautes estiment bien comprendre l’IA, 56 % ont de la difficulté à reconnaître quand une technologie y a recours.

L’enjeu n’est donc plus seulement l’adoption de l’IA, mais aussi la capacité des citoyens à comprendre ces technologies invisibles, à y consentir et à leur faire confiance.

Le graphique plus haut, sur les craintes perçues face à l’IA, montre que plusieurs inquiétudes coexistent, mais celles liées aux données personnelles occupent une place centrale : 49 % des utilisateurs évoquent la sécurité de leurs données. La principale crainte exprimée est toutefois liée à la propagation de fausses nouvelles.

Ces inquiétudes ne se limitent pas au Québec. Aux États-Unis, 52 % des adultes se disent plus préoccupés qu’emballés par l’IA.

 

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