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Visite chez Protégez-Vous, version anglo

Par Michèle Bernard Mise en ligne : 02 Mai 2009

À pied, à cheval ou en voiture, par courrier ou en ligne, nos cousins d’outre-Atlantique achètent tout, en provenance de partout. Et en abondance.

Membres de l’Union européenne depuis 1973, les Britanniques préfèrent la livre sterling (£) à l’euro (€). En 2005, 55 % d’entre eux sont toujours contre l’adoption de la monnaie européenne.

Malgré l’incertitude économique qui prévaut en ce moment, le Royaume-Uni demeure un des pays les plus riches, sixième économie mondiale en 2007, derrière les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Inde et l’Allemagne.

L’Empire britanique «sur lequel le Soleil ne se couchait jamais» n’est plus, mais au Royaume-Uni le secret est bien gardé. Un parfum de grandeur impériale et vaguement colonialiste flotte encore sur l’île. Un petit siècle s’est écoulé depuis 1921, quand le Royaume-Uni était le plus grand empire de tous les temps et que s’amorçait son inexorable déclin.

Et aujourd'hui?

Le Britannique compose bien avec son histoire séculaire d’aisance relative et conserve une sagesse de bon consommateur. Par contre, mieux acheter ou épargner n’est pas son seul souci. Il sait qu’il vit sur une île dont il doit ménager les ressources et les beautés naturelles.

Demander conseils, trucs et astuces de consommation à des experts est chose courante au Royaume-Uni. Plusieurs associations de consommateurs coexistent, mais Which? est de loin la plus importante.

«Avec ses valeurs d’entraide sociale typiques des sociétés protestantes, le Britannique veut protéger son patrimoine, son environnement et "faire sa part" pour sa communauté» explique Helen Parker, Editorial Director, grande patronne au contenu de l’organisation Which?.

Comme partout, le lecteur de Which? désire faire de bons achats côté auto, ordinateur ou aspirateur, mais sa soif de passer à la loupe les produits du voyage, de la finance ou du jardinage est surprenante. La publication par Which? de cinq magazines thématiques, dont chacun compte de 40 à 80 pages, étonne.

Faut-il se souvenir que l’âme britannique – bien que traditionnelle – est voyageuse, à condition de vite revenir chez soi, «dans le monde civilisé»! Que Londres, la capitale, est le plus grand centre financier du monde, d’où l’intérêt généralisé pour l’économie locale et internationale. Que la passion toute insulaire des roses, des beaux jardins et des verts gazons remonte à la nuit des temps, ce que révèle par ailleurs la lecture d’Astérix ou d’Agatha Christie…

Which?, dont la devise est «Pas de publicité, pas de biais, pas d’intentions non déclarées», a fêté ses 50 ans en 2007. Avec 650 000 membres (dont 200 000 pour les conseils en ligne seulement) et 430 employés, Which? est la deuxième entreprise du genre en importance dans le monde et une des plus anciennes.

Sécurité et transparence

Bien qu’appréciant l’opulence, les Britanniques sont des consommateurs exigeants, ce que confirme Helen Parker. «Nos abonnés sont de grands lecteurs, avertis et très informés. Des gens à l’aise, avec une moyenne d’âge de 50 ans. Composé aux deux tiers d’hommes, notre lectorat apparti ent à deux groupes d’âge bien spécifiques, de jeunes trentenaires et, par ailleurs, des retraités», rapporte-t-elle.

Pourtant, tout n’est pas rose au pays de Shakespeare. Le territoire est exigu et le Royaume-Uni a la plus forte densité de population de l’Europe, avec les Pays-Bas et la Belgique. Pas facile de s’organiser, d’autant plus que deux millions d’immigrants s’y sont réfugiés depuis 1997.

Fournir à tous les mêmes chances d’accès à l’éducation et à la santé cause des maux de tête aux dirigeants du pays. Le Royaume-Uni a le plus haut niveau d’inégalité de revenus de l’Europe, oscillant de 68 000 € à 17 000 € (plus de 100 000 $CAN à environ 27 000 $CAN).

Partageant les valeurs de solidarité de ses membres, Which? endosse depuis les années 1960 des causes sociales et dépose des plaintes officielles auprès d’organismes gouvernementaux et de ministères, afin d’aussi «faire sa part» pour la société.

Exiger des standards de sécurité dans la production des jouets, réclamer plus de transparence aux courtiers d’immeubles et d’assurances ou aux banquiers, améliorer l’accès public aux professionnels de la santé sont quelques exemples des campagnes entreprises et gagnées.

Londres, la cosmopolite

Avec ses 8,5 millions d’habitants, le grand Londres est le cœur économique du Royaume-Uni. Un fort vent de cosmopolitisme souffle sur ce pôle commercial mondial. Londres abrite 270 nationalités qui parlent 250 langues, la plus grande population non blanche de toutes les villes européennes.

Avec plus de 100 000 $CAN, le centre de Londres a le produit national brut (PNB) par personne le plus élevé d’Europe. Il est vrai que le Royaume-Uni jouit d’une économie de services qui représente 73 % de son PNB, économie dominée par les services financiers – banques et assurances – sur laquelle règne la City, le cœur de Londres.

Un regard suffit pour constater la vitalité de la capitale britannique où les grues envahissent chaque centimètre dis ponible de terrain, lesquels terrains valent une petite fortune, soit dit en passant. Les pied-à-terre londoniens ne se détaillent-ils pas d’un demi-million – les plus petits – à plusieurs millions de dollars canadiens, même en ces temps difficiles?

Pour encore mieux acheter, le consommateur avisé consulte à loisir le système d’accréditation du «meilleur achat» de Which?, qui n’est pas sans rappeler celui du privilège royal dont Harrods, justement, a longtemps profité. Le statut magique de «fournisseur de la cour» lui a été retiré peu après la mort de la Princesse Diana et de Dodi al-Fayed, dont le père est propriétaire de Harrods. Petite histoire britannique…

Après les emplettes, une pinte de bière tiède au traditionnel pub accueille le voyageur épuisé. Plus élégants, des cafés-restaurants leur offrent thés raffinés ou scotch écossais, tels le chic Wolseley, à deux pas du luxueux Ritz, où l’étranger de passage apercevra peut-être Dame Judi Dench, Sir Paul McCartney ou Zadie Smith, qui sait.

Chez Harrods, «le magasin le plus connu du monde», 300 000 personnes défilent chaque jour.

Des adolescentes, fausses Spice Girls, aux richissimes Moyen-Orientales en provenance des pays pétroliers, toutes font du lèche-vitrine dans cette véritable caverne d’Ali Baba.

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