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Achat d’une auto d’occasion chez un commerçant : soyez prudent!

Par Rémi Maillard
Truc-30-2

Avant de signer le contrat de vente, prenez le temps de faire quelques vérifications. Vous avez tout à y gagner.

Assurez-vous d’abord que le commerçant avec lequel vous souhaitez faire affaire possède bien un permis de l’Office de la protection du consommateur. La loi prévoit aussi que l’étiquette accompagnant l’auto doit mentionner les renseignements suivants :

• son prix;

• sa description (année de fabrication, numéro de série, marque, modèle, cylindrée du moteur, etc.);

• le nombre de kilomètres figurant à l’odomètre et celui des kilomètres réellement parcourus, s’il est différent (par exemple si l'odomètre a été changé à la suite d’un bris);

• la catégorie du véhicule (A, B, C ou D), pour la garantie de bon fonctionnement que le commerçant est tenu de vous accorder;

• les caractéristiques de la garantie du constructeur ou du commerçant, si elle est toujours en vigueur;

• la description des réparations effectuées depuis que le commerçant possède l’auto, s’il y a lieu;

• la mention de son utilisation antérieure si elle a servi comme taxi, véhicule d’auto-école, auto de location, de police, ambulance ou encore auto de démonstration, et l’identité du commerce ou de l’organisme public qui en a été propriétaire ou qui l’a louée.

Si la voiture vous intéresse, prenez le temps de bien l’essayer sur un trajet qui vous est familier. Faites-la également inspecter par un mécanicien en qui vous avez confiance. Même si cette inspection vous coûtera environ une centaine de dollars, elle vous évitera de tomber sur un « citron ». En outre, elle permet de déceler d’éventuelles réparations à faire immédiatement ou à plus long terme. Sachez que le vendeur est tenu d’accepter que vous essayiez le véhicule et que vous le fassiez inspecter. En cas de refus de sa part, renoncez à la transaction, car cela cache probablement un problème mécanique important.

Sachez que si l’auto est vendue sans garantie de bon fonctionnement (catégorie D), il est encore plus important de l’essayer, même si elle reste couverte par les garanties légales, c’est-à-dire qu’elle doit être conforme aux représentations faites par le vendeur, pouvoir servir pendant une durée raisonnable et être exempte de vices cachés. À l’issue de l’inspection et de l’essai routier, n’hésitez pas à négocier le prix en insistant sur les problèmes que vous avez découverts, s’il y a lieu. Vous pouvez aussi demander les coordonnées du propriétaire précédent au commerçant. Enfin, ce dernier doit vous remettre un contrat écrit, dans lequel il aura indiqué les déclarations qu’il vous a faites.

Lorsque vous êtes décidé à acheter le véhicule, assurez-vous que son étiquette est annexée au contrat et que le prix qui y figure est bien celui que vous payez. En effet, certains commerçants n’hésitent pas à ajouter divers frais (de préparation ou d’administration, par exemple). Cette pratique est illégale, à moins qu’il s’agisse de frais rattachés à une option que vous avez choisie mais que vous aviez le loisir de refuser. Si le commerçant vous offre des garanties supplémentaires, comme une protection antirouille, une assurance ou un financement, prenez le temps d’examiner son offre et de la comparer avec ce que vous pourriez obtenir ailleurs.

Ce truc est extrait du guide 100 TRUCS Consommateurs, vos droits au quotidien, réalisé en partenariat avec l'Office de la protection du consommateur. À l'occasion de ses 50 ans, l'Office offre ce guide gratuitement à tous les consommateurs.

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