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Vidéo: Protégez-Vous essaie le pilotage automatique de la Tesla Model S

Par Julien Amado Mise en ligne : 12 novembre 2015

Le pilote automatique de la Tesla Model S s’est montré efficace sur l’autoroute. Mais le chemin sera encore long avant de pouvoir s’asseoir au volant d’une voiture complètement autonome.

Les Tesla Model S construites depuis le mois d’octobre 2014 peuvent recevoir un système de pilotage automatique. Grâce à 12 capteurs répartis autour de la voiture, à une caméra haute résolution en haut du pare-brise, à un sonar en bas du pare-chocs et au GPS embarqué, la Tesla Model S est capable d’accélérer, de freiner et de prendre les virages sans l’intervention du conducteur. Pour changer de voie, l’automobiliste n’a qu’à appuyer sur le clignotant et le véhicule effectue la manœuvre tout seul, à la condition de pouvoir le faire de manière sécuritaire. Dans le cas contraire, l’auto restera dans sa voie jusqu’à ce que les conditions de circulation permettent le dépassement. 

Un système sécuritaire s’il est utilisé correctement 

Tesla a émis des recommandations précises pour l’utilisation de son nouveau système. «Le pilote automatique n’est pas configuré pour fonctionner en ville ou sur une route à double sens. Le système ne doit être utilisé que sur l’autoroute ou sur une voie rapide qui est séparée par un terre-plein au centre», précise notamment Martin Paquet, directeur des ventes pour Tesla au Canada. En effet, si le système est utilisé sur une route à double sens, la Model S pourrait confondre le véhicule qui arrive en face avec un véhicule à suivre et se placer face à lui. 

Comme un œil humain, la caméra placée au niveau du rétroviseur central est indispensable au fonctionnement du pilote automatique. En cas de forte pluie, de neige et si les lignes au sol sont illisibles, le système refusera de s’activer pour des raisons de sécurité. 

Notre constat 

Lors de nos essais du pilotage automatique, la Model S n’a jamais dévié de sa trajectoire et n’a pas nécessité une reprise en main du conducteur. Les conditions météorologiques optimales (temps ensoleillé et 15 °C) ont favorisé l’expérience. 

Le seul problème rencontré: la difficulté du pilote automatique à gérer le rétrécissement de l’autoroute. En passant de trois voies à deux, par exemple, l’auto a perdu ses repères et n’a pas compris que la route se rétrécissait. Il a fallu reprendre le contrôle du véhicule, puis relancer le système lorsque les voies ont été de nouveau bien délimitées. 

À noter aussi que le système de pilotage automatique ne détecte pas encore les nids-de-poule et les différences d’adhérence sur la route, par exemple lorsqu’il y a présence de plaques de glace noire. Le conducteur doit demeurer prudent et très attentif, en particulier lorsque le système est utilisé pendant l’hiver. 

Le conducteur toujours responsable à 100 % 

Activer le pilotage automatique ne vous soustrait pas à vos obligations de conducteur. Le système est considéré comme une aide à la conduite, mais ne transforme pas la voiture en véhicule autonome pour autant. En tant que conducteur, vous demeurez responsable des actions entreprises par le véhicule. 

«Aucun article du code de la sécurité routière n’interdit l’utilisation d’un système de pilotage automatique, explique Gino Desrosiers, relationniste et gestionnaire de communauté pour la SAAQ. Mais le conducteur est soumis aux mêmes règles que les autres usagers.» 

La distraction au volant, l’utilisation d’un cellulaire, la lecture du journal ou le dépassement des limites de vitesse demeurent des actions punissables, que votre voiture soit équipée ou non d’un système de pilotage automatique.

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