Toujours plus de véhicules sur les routes du Québec

Par Julien Amado Mise en ligne : 15 mars 2018  |  Magazine : avril 2018

Si les ventes québécoises de véhicules neufs ont connu des hauts et des bas au cours des trois dernières décennies, l’année 2017 établit un nouveau record avec 462 000 unités écoulées. Minoritaires il y a 30 ans, les VUS sont désormais les véhicules préférés des consommateurs.

L’évolution des ventes pour chaque catégorie de véhicules montre combien les Québécois ont changé leurs habitudes de consommation. L’augmentation la plus spectaculaire concerne évidemment les véhicules utilitaires sport (VUS). À la fin des années 1980, l’offre était encore très restreinte chez les constructeurs généralistes.

En 1989, les VUS représentaient à peine 5 % des ventes totales au Québec! Après une stagnation pendant les années qui ont suivi, les ventes de VUS ont commencé à décoller à la fin des années 1990 avec l’arrivée de modèles de grande diffusion (Toyota RAV4, Honda CR-V, Subaru Forester, etc.). Elles ont ensuite grimpé progressivement pour atteindre 20 % du marché québécois. Mais c’est au cours des 10 dernières années que l’accélération a été la plus forte. En effet, entre 2009 et 2017, la part de marché des VUS est passée de 20 à 40 %!

En 1989, les compactes dominaient le marché automobile, avec 30 % des ventes. Elles ont conservé des parts de marché importantes au Québec jusqu’en 2012, année qui marque le début de leur déclin. En 2014, les courbes se croisent et les compactes cèdent leur place aux VUS. Ce sont toutefois les intermédiaires qui ont connu la baisse la plus marquée en 30 ans. Très populaires en 1989 (21 % de parts de marché), elles occupaient alors la deuxième place des véhicules les plus vendus, derrière les compactes. Les ventes d’intermédiaires se sont maintenues jusqu’au milieu des années 1990. Depuis, elles n’ont cessé de chuter, et ne représentent aujourd’hui qu’à peine 4 % du marché.

Les ventes de véhicules neufs au Québec ont suivi les crises et les embellies économiques au pays. La forte récession observée au Canada au début des années 1990 en témoigne. En 1989, il s’est vendu 378 000 véhicules neufs au Québec. L’année suivante, ce nombre a chuté à 336 000 (une baisse de 11 %), puis à 286 000 en 1995. On observe une remontée importante dès 1997 avec la reprise économique, puis une augmentation continue jusqu’en 2002. Les ventes sont ensuite demeurées relativement stables jusqu’à la crise des subprimes, qui a de nouveau fait diminuer les ventes en 2009. À partir de 2014, l’augmentation a repris jusqu’à atteindre 462 000 véhicules vendus en 2017, un record absolu. L’année dernière, il s’est ainsi écoulé 84 000 véhicules de plus qu’en 1989.

Source : DesRosiers Automotive Consultants et chiffres fournis par les constructeurs

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