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La présence du corps dans les rites funéraires

Article d'un partenaire
de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 23 Mars 2016

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Photo: FCFQ

Ce rituel est une escale précieuse vers une acceptation de son deuil et, ultimement, vers une acceptation de sa propre mort.

Lorsque survient le décès d'un être cher, la douleur qui nous assaille est intolérable : on a du mal à affronter cette impossible blessure. La perte d'un proche génère un vide immense qui se remplit de larmes, de questionnements, d'angoisses. Cette mort nous confronte à celle de tous les hommes, et, inévitablement, à la nôtre.

Dans ces conditions, on peut comprendre que le vivant soit désemparé devant le corps du défunt ; cette dépouille mortelle qui, cruellement, rappelle que l'âme a quitté le corps. Mais cette évidence a pour effet de le confronter à son deuil, de dénouer sa gorge et de laisser sa peine s'exprimer.

Le déni étant la première phase du deuil, c'est d'abord elle qu'il faut traverser pour renaître après cette grande douleur. La présence du corps dans les rites funéraires est positive en ce sens qu'elle permet aux endeuillés de voir la vérité en face, aussi douloureuse soit-elle. C'est la première étape d'une longue route vers l'issue positive du deuil.

Une tradition de moins en moins courante

Notre société moderne a perdu la familiarité que nos ancêtres entretenaient avec la mort et les défunts. Avec la disparition du rite funéraire qu'était la veillée mortuaire, on a laissé disparaître l'importance accordée au corps du défunt. Les rituels qui, traditionnellement, visaient à aider le défunt à accéder à sa nouvelle existence sont de moins en moins fréquents à notre époque.

Aujourd'hui, il n'est pas rare que l'on dispose rapidement de la dépouille en espérant faciliter le deuil des survivants. Pourtant, cette façon de faire provoque peut-être l'effet contraire de celui escompté.

Accepter d'inclure le corps du défunt à la cérémonie funéraire, c'est accepter de regarder en face sa douleur. Pour réapprendre à vivre, on saisit alors l'occasion de regarder la mort de près. Ce rituel est une escale précieuse vers une acceptation de son deuil et, ultimement, vers une acceptation de sa propre mort.

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