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Écrire pour se raconter

Article d'un partenaire

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 08 mai 2026 iStock

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On vous propose le défi J’écris pour prendre le temps d’ancrer vos mots sur papier, dans un cahier choisi avec soin, et ainsi léguer ce patrimoine à vos enfants et descendants.

Vous pouvez écrire sur un clavier et entrer vos écrits dans un ordinateur ou sur une tablette pour sauter l’étape de la numérisation ou de la transcription de vos cahiers. Mais pour assurer que l’écriture soit facilement insérable dans nos habitudes de vie, le cahier ne permet pas d’excuse : il se transporte partout, il ne plante jamais et ouvre immédiatement.

Depuis 2009 déjà, j’écris une page par jour, chaque jour de ma vie. Tous ces écrits constituent un corpus majeur dans le patrimoine que je souhaite léguer à mes enfants et futurs descendants. Mais au-delà des 40 cahiers et des divers déclinés que j’en ai soutirés, l’écriture quotidienne m’a apporté une canopée de bienfaits que je souhaite vous partager. 

Écrire pour se raconter

D’abord, écrire tous les jours permet de se raconter et de faire un bon ménage dans ses souvenirs. Ce dépoussiérage apporte de l’air frais et aide à donner une direction à notre patrimoine numérique. C’est très bien de numériser ses albums photos et ses cassettes vidéo. C’est encore mieux de les expliquer et de se raconter à travers nos archives numérisées dans un cahier dédié à ça. Commencez par une photo, une seule, et prenez le temps de bien l’observer. Saisissez ensuite votre crayon et transcrivez ce que cette photo représente : un souvenir, un détail dans le paysage, l’époque, l’habillement… Choisissez l’ancrage que vous voulez pour entamer le geste. Le plus important ici (et le plus difficile aussi) : ne jugez pas ce que vous écrivez. Un jour, quelqu’un a dit : « L’ego tente toujours de se justifier, il ne veut pas accepter les critiques qui défont l’image qu’il se crée de lui-même ». En d’autres mots, ne vous laissez pas mener par votre ego quand vous écrivez, laissez-vous porter par votre intuition. Nous possédons tous une voix intérieure qui nous guide et cette voix a besoin de silence pour être entendue. À force d’écrire, cette voix résonnera. Faites confiance au processus. 

S’enregistrer pour s’inspirer

Si la photo ne vous inspire rien, je suggère quelques exercices simples à faire pour stimuler la création et libérer le geste d’écrire. Le premier est l’enregistrement audio. Prenez votre téléphone et enregistrez-vous. Vous pouvez dicter en détail ce que vous faites, raconter votre journée ou relater un souvenir qui vous est cher, qu’il soit grandiose ou anodin. Laissez reposer, attendez une semaine ou deux puis transcrivez cet enregistrement sous forme de verbatim en conservant ou en modifiant tout ce que vous voulez. Un autre exercice intéressant est l’entrevue croisée. Avec votre amoureux, une amie, une personne en qui vous avez confiance, vous vous interviewez. Allez voir sur Internet pour vous inspirer dans les questions à poser, il y en a pour tous les goûts. Un dernier petit truc simple : écoutez une chanson significative pour vous et laissez-vous guider en mots par les émotions et les souvenirs que cette musique évoque.

Par amour pour soi

On lance souvent sur les réseaux sociaux et dans les médias des défis de toutes sortes, comme le défi 28 jours sans alcool, par exemple. Ici, je vous lance le défi J’écris, soit celui d’écrire quotidiennement pendant 21 jours. Sans trouver d’excuse de temps ou de quoi que ce soit. Investissez-vous et, surtout, faites-le par amour pour vous. Après ces 21 jours d’écriture quotidienne, relisez-vous et notez ce que vous aimez. Regroupez les meilleurs bouts et repartez de là pour écrire une nouvelle page et entamer un nouveau cycle de 21 jours. Considérez ce que vous écrivez tous les jours comme une mine et votre relecture comme la recherche de minerais. Parfois il y en a, d’autres fois il n’y en a pas. Tout est correct.

À force d’écrire, on se découvre un style, une façon, une habitude. Pour plusieurs, ce sera aussi la porte d’entrée pour prendre soin de son patrimoine numérique dans le but de le transmettre. C’est une mission dans laquelle on peut s’investir quotidiennement et oublier un peu ce temps qui passe. 

Enfin, au-delà de ce qu’on laisse comme trace, qu’on numérisera ou non, l’écriture quotidienne stimule le cerveau, améliore la mémoire, exprime nos émotions, enrichit le vocabulaire, renforce les liens sociaux (notamment quand on partage ses écrits) et améliore la motricité fine. J’ajouterais même que c’est un geste d’amour de soi que de prendre ce temps, quotidiennement, pour se raconter. Tout ça, avec un simple crayon et un cahier. Préservez une journée à la fois, un mot à la fois s’il le faut, et faites confiance au processus.