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4 mythes tenaces sur la fin de vie au Québec (partie 2/2)

Article d'un partenaire

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 07 mai 2026 iStock

Fin de vie - partie 2.jpg iStock

Quand vient le temps de parler de planification anticipée des soins, toutes sortes de mythes et de phrases toutes faites circulent au Québec tels que : « J’ai planifié ma fin de vie : j’ai fait mes préarrangements funéraires! », « J’ai dit à mon notaire que je ne voulais pas d’acharnement, c’est réglé! », « Mon mari sait ce que je veux et il sait ce que je ne veux pas », « Mes enfants savent où sont les papiers »…

Malheureusement, rien de tout cela n’est suffisant pour planifier ses soins de fin de vie et se préparer à participer à un processus de décision partagé pour soi ou pour un proche.

La demande d’aide médicale à mourir anticipée 

Depuis le 30 octobre 2024, il est possible de demander l’aide médicale à mourir de façon anticipée. Pour ce faire, la personne doit être majeure, apte, et avoir un diagnostic de maladie grave et incurable pouvant mener à l’inaptitude à consentir aux soins. Avec un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée (IPS), la personne décrit à l’avance les manifestations cliniques qu’elle ne veut pas vivre et qui, si elles se manifestent, déclencheront l’évaluation de la demande d’aide médicale à mourir. La situation de la personne devra également répondre à tous les critères de la Loi concernant les soins de fin de vie, notamment : avoir une situation médicale qui se caractérise par un déclin avancé et irréversible de ses capacités et avoir une situation médicale qui donne lieu à un professionnel compétent de croire qu’elle éprouve des souffrances physiques ou psychiques persistantes et insupportables qui ne peuvent pas être apaisées dans des conditions jugées tolérables. 

Un mythe fréquent au Québec est que les demandes d’euthanasie complétées seul ou avec un notaire (parfois avant même la Loi concernant les soins de fin de vie et avant le choix du terme « aide médicale à mourir ») sur des mandats de protection ou des testaments de vie seraient valides. La vérité est que seul le formulaire prescrit par le ministre et complété par un médecin ou une IPS est valide à la suite de l’obtention d’un diagnostic de maladie grave et incurable pouvant mener à l’inaptitude. 

Il est à noter que les demandes anticipées d’aide médicale à mourir sont permises au Québec seulement et nulle part ailleurs au Canada. 

Le formulaire Niveaux de soins et réanimation cardiorespiratoire : l’outil utilisé dans les milieux de soins

Le formulaire nommé Niveaux de soins et réanimation cardiorespiratoire est utilisé dans le réseau de la santé et des services sociaux depuis 2016. Il comprend trois types d’informations, soit des informations permettant de guider le plan de traitement à travers différents objectifs de soins, des choix par rapport à la réanimation cardiorespiratoire, l’intubation d’urgence et l’assistance ventilatoire, ainsi qu’une section ouverte. Selon les instructions présentes sur le formulaire, la personne concernée (ou son représentant) doit être incluse dans la discussion, dans un esprit de prise de décision partagée. Ce formulaire peut être rempli avec la personne elle-même ou avec son représentant et doit être signé par un médecin ou, depuis 2021, par une IPS, car il s’agit, en fait, d’une prescription médicale. Il n’y a pas de mythe spécifique qui circule sur ce véhicule décisionnel : il est en fait plutôt méconnu, alors qu’il s’agit du document utilisé dans les milieux de soins pour opérationnaliser le plan de traitement.

La préparation plutôt que la planification

Vous l’aurez compris, il n’y a pas de solution magique, malheureusement. S’informer sur les types de soins, sur les différentes interventions de maintien des fonctions vitales, connaître nos droits, dont celui de refuser un soin, et surtout ouvrir la discussion avec nos proches et les professionnels de la santé font partie d’un processus pouvant contribuer à s’assurer de recevoir des soins de fin de vie en accord avec nos valeurs et préférences.