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Cinq fausses croyances sur le deuil

Article d'un partenaire
de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 09 Décembre 2015

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Photo: Shutterstock

Savoir distinguer les « mythes » véhiculés sur le deuil permet d’éviter de prolonger ou d’accentuer certains effets troublants.

Le deuil n'est pas une maladie, donc il n'est pas à guérir. Le deuil n'est pas non plus un problème, donc il n'est pas à résoudre. Toutefois, certains pièges se tendent dans la perception que nous en avons. En voici quelques-uns que l’on retrouve encore fréquemment.

Le deuil est plus facile à vivre quand le décès était prévisible que lors d’une mort subite

La mort subite nous apprend que ceux qu'on aime peuvent disparaître en un instant. Nos repères habituels partent à la dérive et les moyens de se préserver sont paralysés. Le temps qu'il faut habituellement pour amortir le choc nous fait défaut et on est frappé brutalement par la perte.

Lors d’une mort prévisible, on est témoin de la dégradation physique et psychologique d’une personne qui nous est chère. De plus, il est fréquent d’avoir à prendre des décisions médicales concernant l’arrêt de traitement.

Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que dans un cas comme dans l'autre, ce sont les derniers instants de vie, les circonstances du décès, le lien que l'on entretenait avec le défunt et l'impact sur le quotidien qui déterminent la difficulté à vivre un deuil.

Un enfant en bas âge ne comprend pas la mort, autant ne pas lui en parler

Les enfants sont sensibles aux émotions, au langage non verbal, de même qu'aux changements qu'ils perçoivent dans leur entourage. Il est inutile de leur dissimuler la vérité ou de les mettre à l'écart sous prétexte qu'ils sont trop jeunes pour comprendre ou qu'ils seront traumatisés. Néanmoins, en tenant compte de l'âge, il peut être nécessaire d'adapter son langage et il n'est pas toujours souhaitable de donner tous les détails bouleversants.

Le temps arrange les choses, nul besoin de s’investir dans le travail du deuil

Le temps est un allié lors d'un deuil important. Mais à lui seul, il ne règle pas tout. Nul ne peut faire l'économie de la douleur. L'endeuillé aura à travailler fort sur lui-même avant d'envisager l'avenir avec sérénité.

Parler de la personne décédée n’aide pas à tourner la page

L'endeuillé a besoin de savoir que l'être cher ne tombera pas dans l'oubli. Lui permettre d'en parler l'aide à réaliser la perte subie. Ça lui permet aussi de s'ajuster graduellement à sa nouvelle situation et à l'environnement sans la personne décédée. Dire et redire les traits particuliers du défunt ou encore l'attachement qu'on lui portait, amène également un cortège d'émotions salutaires à l'évolution du deuil.

La force intérieure se traduit par la capacité à ne rien laisser paraître quand on souffre

Ne rien laisser paraître demande de l'énergie et n'aide pas à l'évolution du deuil. La véritable force se traduit par la capacité à affronter les bouleversements intérieurs en recourant au soutien nécessaire. Il est tentant de vouloir prendre des raccourcis afin d'éviter la souffrance. Cependant, il n'en existe pas. La seule façon de passer à travers le deuil est de vivre pleinement la souffrance et les émotions qui s'y rattachent.

Lire l’article intégral :
http://www.fcfq.coop/chroniques/cinq-fausses-croyances-sujet-deuil-2408/

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