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Déjouer la déprime hivernale

Par Laura Landry
depression-saisonniere Marjan Apostolovic/Shutterstock.com

Le trouble affectif saisonnier touche près d’une personne sur cinq. Pour le combattre, rien de tel que de se comporter en hiver... comme on le ferait en été !

Le temps des Fêtes est passé. On voit moins de monde, on sort moins, les factures rentrent, les journées sont froides et les nuits, longues. Janvier est difficile pour plusieurs.

Le blues de l’hiver, ce n’est pas qu’une impression : la déprime saisonnière ou trouble affectif saisonnier (TAS) touche de façon grave 2 à 3 % de la population canadienne et près d’une personne sur cinq (20 %) de manière légère à modérée. Les effets de cette déprime commencent à se faire sentir dès l’automne et atteignent leur pic au milieu de l’hiver.

Quelles en sont les causes ?

Ce trouble est dû principalement à la baisse des heures d’ensoleillement qui vient jouer sur le niveau d’hormones et l’activité de certains neurotransmetteurs dans le cerveau. La baisse de sérotonine joue sur l’humeur ; les fluctuations dans la mélatonine altèrent nos rythmes d’éveil et de sommeil – certains ont beau dormir des heures, ils se lèvent fatigués.

Les femmes, à cause des variations dans le taux d’œstrogènes, sont quatre fois plus nombreuses que les hommes à être touchées par la déprime saisonnière.

« La baisse d’ensoleillement a un effet, soutient Marie-Pier Lavoie, psychologue spécialisée en dépression saisonnière hivernale. Mais cet effet est amplifié par les changements de comportements : les gens sont plus casaniers, ils socialisent moins, ne font plus les activités qu’ils aiment… Tout ça mène à la déprime. »

Certains facteurs peuvent aussi contribuer à cet état morose, par exemple pour les gens qui ont des emplois saisonniers et dont le rythme de vie et d’activités change radicalement pendant la saison froide.

Bouger, sortir

« Quand on se rend compte qu’on commence à trop vouloir être en mode cocooning, il faut passer en mode actif », dit Marie-Pier Lavoie.

La psychologue recommande de conserver un horaire de sommeil stable, de bien manger, mais surtout de faire des activités qu’on aime et d’éviter de s’isoler. En fait, de vivre en hiver avec plusieurs bonnes habitudes de l’été.

S’exposer à la lumière naturelle est l’idéal pour ne pas tomber dans la déprime hivernale. « Le mieux, explique-t-elle, c’est de conjuguer activité physique et exposition à la lumière : les deux jouent sur notre métabolisme et apportent des bienfaits pour notre santé mentale. »

Le froid vous rebute pour sortir et jouer dehors ? La solution : habillez-vous confortablement ! « C’est certain que si on a froid chaque fois qu’on va à l’extérieur et qu’on ne fait rien d’amusant, dit-elle, l’expérience est négative. »

Luminothérapie

Quand l’accès à la lumière naturelle est difficile, la luminothérapie peut aider. Vous trouverez des lampes de luminothérapie de bonne qualité en pharmacie, dans les grandes surfaces et certaines boutiques spécialisées en équipement médical.

Pour maximiser les bienfaits de cet éclairage, l’idéal est de s’exposer tôt le matin, afin de stimuler la phase d’éveil du corps (surtout s’il y a plus d’une heure entre notre réveil et le lever du soleil). Il est recommandé de commencer par une exposition de 15 minutes, deux à trois fois par semaine. On ressentira les changements assez rapidement, généralement au bout d’une semaine.

Si vous avez des troubles de santé particuliers, mieux vaut consulter un professionnel avant de faire l’achat d’une lampe de luminothérapie. « Certains effets secondaires, tels que l’agitation et la fatigue oculaire peuvent apparaître », note la psychologue.

>> À lire aussi : Comment choisir une lampe de luminothérapie

La thérapie

Dans certains cas, la dépression saisonnière doit être traitée au moyen d’une thérapie adéquate. « Il est important de reconnaître nos pensées négatives et de bien les gérer », mentionne la psychologue Béatrice de Montigny. La thérapie aide les personnes dont le diagnostic est confirmé à retrouver une bonne hygiène de vie et à socialiser pour mieux traverser les mois les plus sombres de l’année.

>> À lire aussi : Comment traiter la dépression saisonnière

 

 

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