Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Comment régler les problèmes d’humidité dans la maison

Par Stéphanie Lalut et Marie-Eve Shaffer
humidite-fenetre Tob1900/Shutterstock.com

Le bas de vos fenêtres ressemble aux traces laissées par un verre de limonade posé sur la table en pleine canicule? Votre maison a peut-être un problème d’humidité. Voici quoi faire pour remédier à la situation.

Vous pensez que le taux d’humidité est trop élevé dans votre maison ? Vous n’êtes pas seul dans cette situation, mais vous devez agir vite pour limiter les dégâts.

Vous pouvez déceler un taux d’humidité excessif par une odeur de terre humide ou de moisi. La formation de moisissures est un autre signe avant-coureur ; vous trouverez alors des taches noires, blanches ou vertes sur les murs, le plafond, le bord des fenêtres, les tapis et les tissus. Soyez également à l’affût de la peinture qui s’écaille et du plancher qui se déforme.

Sachez que, plus il y a d’eau, plus les moisissures sont susceptibles de se développer. Ces champignons microscopiques endommagent les matériaux sur lesquels ils croissent. Ils dégagent en plus des toxines et des spores qui sont la cause de troubles respiratoires et de nombreuses allergies.

Pour dénicher la présence de moisissures, évitez d’avoir recours à une analyse de la qualité de l’air. Santé Canada mentionne qu’un tel test ne vous indiquera pas l’origine du problème. « Comme la moisissure fait naturellement partie de l’environnement, il y a toujours des spores de moisissure dans l’air », précise également le ministère fédéral.

Le taux idéal

Le taux d’humidité d’une maison devrait se situer entre 30 et 50 %. Plus bas, il y a plus d’électricité statique et les voies respiratoires peuvent s’assécher et devenir irritées. Et au-delà de 50 %, bactéries, moisissures et acariens prolifèrent. Les personnes asthmatiques ou souffrant d’allergies respiratoires profiteront d’un taux d’humidité se situant entre 40 et 45 %.

Pour prévenir l’apparition de moisissures, nettoyez régulièrement toutes les surfaces et passez l’aspirateur afin d’éliminer les spores de votre maison. Pour avoir à l’œil le taux d’humidité, procurez-vous un hygromètre. Dès que l’aiguille dépasse 50 %, réagissez. Un déshumidificateur vous sera utile en attendant de trouver l’origine de cette quantité importante d’eau dans l’air.

Surtout, rappelez-vous qu’une humidité excessive entraîne l’apparition de moisissures, qui peuvent endommager la structure de votre demeure. La condensation sur les fenêtres peut sembler anodine sur un cadrage en PVC, mais elle risque de se frayer un chemin en dessous et d’attaquer le bois.

Attention : si les moisissures couvrent plus d’un mètre carré, qu’elles réapparaissent constamment malgré vos efforts de nettoyage ou que vous ignorez la cause de ce problème, consultez rapidement une entreprise qui possède une expertise dans les problèmes d’humidité. Assurez-vous qu’elle détient une licence de la Régie du bâtiment du Québec et vérifiez auprès de l’Office de la protection du consommateur si elle a fait l’objet de plaintes.

Bon à savoir : dans le cas d’une maison neuve, il est normal que le taux d’humidité soit plus élevé durant la première année : le béton du sous-sol et le bois de construction ne sont pas complètement secs. C’est ce qui explique souvent les traces de condensation au bas des murs.

>> À lire aussi : 5 conseils simples pour contrôler l’humidité l’hiver

Quatre sources d’humidité qui apparaissent avec le temps

• Infiltrations. L’eau peut s’introduire dans votre maison de plusieurs façons. Dans la cave, la composition du sol, l’inclinaison du terrain, ou même l’usure des matériaux sont des causes fréquentes d’infiltrations d’eau. Un drain français bloqué ou un problème avec la fosse de retenue peuvent aussi permettre à l’eau de se frayer un chemin. Même chose quand les gouttières sont bouchées ou mal installées, ou que le calfeutrage des portes et des fenêtres est sec. En cas de doute, faites appel à un expert pour trouver la source de ces infiltrations.

• La chaleur dans le vide sous le toit. La ventilation dans le comble (« entretoit ») de votre résidence est-elle suffisante ? L’isolation y est-elle adéquate ? Si vous répondez non à l’une de ces questions, votre maison est à risque. Un barrage de glace risque de se former sur le toit et d’entraîner des infiltrations d’eau pendant le dégel printanier.

• Mauvaise évacuation de l’air humide. Nos habitudes de vie peuvent produire beaucoup d’humidité. Prendre une douche et cuisiner créent de la vapeur, tout comme faire sécher de grosses brassées de linge à l’intérieur. Les plantes et les aquariums augmentent aussi la quantité d’eau dans l’air. Or, certaines salles de bain et cuisines ne sont pas munies d’un ventilateur ou d’une hotte pour expulser l’air humide.

• Sous-sol mal adapté à un usage intensif. La majorité des sous-sols construits jusque dans les années 1970 n’étaient pas conçus pour être aménagés en salle de jeux ou en chambre. Des propriétaires qui les ont rénovés sans le savoir sont surpris d’y retrouver des problèmes d’humidité dans les murs ou les tapis.

>> À lire aussi : Quand faut-il déglacer le toit de la maison ?

Régler définitivement les problèmes

Afin de régler définitivement les problèmes d’humidité dans une maison, il faut tout d’abord corriger la structure.

• Fuites. Assurez-vous de trouver la source de ces fuites (toiture, revêtement extérieur, comble, gouttières, drainage, etc.) et effectuez rapidement les travaux nécessaires.

• Ventilateur extracteur dans la salle de bain. L’installation ou le remplacement d’un ventilateur est essentiel. Prenez l’habitude de le faire fonctionner pendant les douches et les bains. Pour être efficace, votre ventilateur doit expulser au moins 50 pieds cubes d’air à la minute. Choisissez un produit certifié par le Home Ventilating Institute, ce qui vous assurera qu’un laboratoire indépendant a vérifié les données sur le bruit et le débit d’air. Vous trouverez ces informations sur les modèles vendus en magasin.

• Hotte de cuisine. Mettez-la en marche dès que vous commencez à cuisiner. Elle doit pouvoir extraire au moins 250 pieds cubes à la minute. Les conduits d’évacuation doivent idéalement mener vers l’extérieur, et surtout pas dans le comble, afin d’éviter de créer un autre problème d’humidité. Recherchez encore une fois un appareil homologué par le Home Ventilating Institute. En complément, envisagez l’installation d’un échangeur d’air ou d’un climatiseur, qui peut lui aussi faire office de déshumidificateur en asséchant l’air.

• Déshumidificateur. Pour réduire le taux d’humidité dans la maison, considérez l’achat d’un déshumidificateur. Cet appareil peut vous être utile si vous voulez rendre votre sous-sol plus confortable ou si vous n’avez pas encore trouvé la cause de la forte humidité présente chez vous.

• Habitudes de vie. Avant de vous coucher, laissez les stores ou les rideaux entrouverts afin de permettre à la chaleur de la pièce de se transmettre aux fenêtres et de prévenir la condensation excessive sur les vitres. Dégagez les fonds de garde-robes du sous-sol et autres endroits frais où les moisissures ont tendance à apparaître. Évitez également les douches interminables et ne faites pas sécher de vêtements à l’intérieur. Limitez aussi l’utilisation de l’humidificateur.

>> À lire aussi : Comment choisir un déshumidificateur

  Ajouter un commentaire

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier à commenter.