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Pourquoi les primes d'assurance auto grimpent, grimpent, grimpent?

Par Amélie Cléroux Mise en ligne : 19 juin 2019 Shutterstock.com

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Les primes d'assurance auto augmentent depuis quelques années. La raison? L’évolution technologique des voitures. Mais ce n’est pas la seule cause.

La prime d’assurance de votre véhicule augmente encore cette année? Vous n’êtes pas le seul. Dans son rapport annuel 2018, l’Autorité des marchés financiers (AMF) révèle que la prime souscrite pour les véhicules de tourisme a augmenté de 5,5 % chez les assureurs, passant ainsi en moyenne de 564 $ en 2017 à 595 $ en 2018. Et cette quatrième hausse annuelle consécutive n’est pas la dernière.

Au total, 35 assureurs – qui représentent 94 % du marché – envisagent une nouvelle augmentation pour l’année 2019, et aucune compagnie ne prévoit diminuer ses tarifs au cours de l’année prochaine, affirme l’AMF à partir de l’information obtenue dans le cadre de sa demande de renseignements additionnels.

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Comment s’explique une telle montée des prix?

Plusieurs facteurs influencent le coût de votre prime d’assurance (selon les tarifs propres à chaque compagnie): votre dossier personnel, votre expérience de conduite, votre historique de réclamation, la voiture que vous assurez, votre utilisation, etc.

Mais la prime d’assurance repose aussi sur la mise en commun du risque. «Là où le bât blesse, c’est dans la fréquence et la sévérité des réclamations, mentionne Valérie Lamarre, porte-parole chez Desjardins Assurance. On note un nombre croissant de collisions que nous attribuons fort probablement à la distraction au volant.»

Or, parce que la technologie des véhicules d’aujourd’hui est beaucoup plus complexe, «les collisions coûtent plus cher qu’avant», précise Valérie Lamarre. Le simple accrochage d’un miroir latéral, par exemple, désormais muni d’un clignotant, d’un système de chauffage et parfois d’un système de connexion à une caméra d’angle mort est bien plus coûteux qu’auparavant.

«Une réclamation qui coûtait 500 $ hier peut grimper aujourd’hui à plus de 2000 $. C’est le cas si vous devez changer le phare d’une voiture plus ancienne, comparativement au phare bidirectionnel au xénon d’un modèle récent», illustre-t-elle encore.

Même son de cloche chez Intact Assurance. «Les voitures sont munies d’accessoires électroniques plus dispendieux qu’avant et les réparations coûtent de plus en plus cher», soutient Marie-Soleil Pépin, directrice des communications. Même les pare-chocs avant et arrière contiennent plusieurs détecteurs et senseurs, indique-t-elle.

Outre la technologie des systèmes électroniques et autres aides à la conduite, les matériaux des voitures en général et les techniques de fabrication et de réparation coûtent aussi plus cher, selon Pierre Babinsky, directeur des communications et des affaires publiques du Bureau d’assurance du Canada (BAC).

Non seulement le coût des réclamations et le nombre de sinistres augmentent en général chez les différents assureurs, confirme ce dernier, mais les frais d’exploitation des compagnies également (salaires, loyers, etc.).

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Retour du balancier

Pierre Babinsky rappelle également que la concurrence entre les compagnies a provoqué pendant des années une diminution des primes alors qu’en même temps, la valeur des réclamations ne cessait d’augmenter. En 2007, par exemple, la prime moyenne d’une voiture de tourisme coûtait 566 $, alors qu’elle était facturée 564 $ dix ans plus tard.

«Mais cette forte concurrence se fait aussi en parallèle avec le bilan financier propre à chaque compagnie pour s’assurer de maintenir une rentabilité acceptable, explique Pierre Babinsky. Imaginez quels produits ou services il est possible d'obtenir aujourd’hui au prix d’il y a 10 ans… il n’y en a pas beaucoup.»

On assiste donc à un certain retour du balancier depuis quelques années, selon le BAC.

Pierre Babinsky rappelle toutefois que les primes d’assurance moyennes au Québec sont toujours les moins élevées au pays. Et malgré ces hausses, conclut-il, «nous considérons que la compétition entre les compagnies est assez forte pour bénéficier aux consommateurs».

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