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Étudiants : se loger sans se ruiner

Par Maïté Belmir
Dejan Dundjerski/Shutterstock.com

Avoir son propre appartement fait souvent rêver quand on est jeune. Mais assumer les frais avec un budget d'étudiant ou d'étudiante demande une certaine gymnastique. Voici une liste de choses qui aident à s'en sortir.

1. Trouver un logement

Dénicher un logement est certainement l’étape la plus difficile par les temps qui courent. Flambée des loyers, rareté des appartements disponibles, pas facile pour le portefeuille dans un marché saturé. Selon Sébastien Laliberté, organisateur communautaire du Regroupement Information Logement de Pointe-Saint-Charles (RIL), louer un appartement grâce à la cession de bail est un bon moyen pour trouver des loyers accessibles. C’est aussi une bonne façon d’avoir accès à de grands appartements, d’au moins trois chambres, pour y faire une colocation : « Les étudiants qui cherchent des cinq et demie pour y faire une colocation sont souvent en compétition avec les familles, dit-il. C’est un vrai enjeu pour les étudiants. »

La colocation est idéale pour des personnes à faible revenu, comme les étudiants, car elle permet de diviser non seulement le loyer, mais aussi les autres frais. Attention, il faut veiller à ce que toutes les personnes soient bien inscrites sur le bail.

Les universités ont également des résidences pour étudiants. À l’Université de Montréal, par exemple, les loyers commencent à partir de 429 $ par mois tout compris pour une chambre de presque 9 m2. À proximité de l’université, c’est une belle occasion de vivre en communauté avec les autres étudiants. Malheureusement, les places sont chères et les résidences sont souvent complètes. Mais vous pouvez toujours vous inscrire sur la liste d’attente.

Si vous ne parvenez pas à dénicher une colocation et que vous avez raté l’occasion d’obtenir une résidence universitaire, interrogez votre entourage. Il n’est pas rare qu’un oncle, une tante, un ami de la famille dispose d’une chambre en ville laissée justement par l’un de ses enfants qui est parti étudier ailleurs. Certaines résidences pour personnes âgées mettent aussi sur pied des projets expérimentaux de cohabitation en accueillant quelques étudiants dans leurs murs pour favoriser des relations intergénérationnelles. Avec la pénurie de loyers abordables, c’est le temps d’être créatif !

Sachez que les étudiants n’ont pas accès aux logements sociaux, sauf si l’étudiant a un enfant à charge.

À lire aussi : Crise du logement : de moins en moins de loyers abordables

2. Souscrire à une assurance ou pas ?

Même si elle est facultative au Québec, l’assurance pour un logement est en général recommandée. Elle permet de couvrir les biens, mais aussi la responsabilité civile, c’est-à-dire les dommages provoqués involontairement. Cette dépense est souvent mise de côté pour économiser.

Mais une autre option existe : l’assurance habitation étudiant. Il s’agit d’une extension d’assurance que les parents peuvent ajouter à leur contrat d’assurance, et qui protégera l’enfant étudiant dans son nouveau logement. Pour cela, les parents doivent ajouter un avenant « étudiant » à leur contrat.

Bien que cette option soit économique, car moins dispendieuse qu’un contrat indépendant, les garanties sont aussi moins importantes : en général, si les biens des parents sont couverts à hauteur de 40 000 $, les biens des enfants seront couverts à hauteur de 4 000 $, soit 10 % de la valeur du contrat initial. Chaque assureur a ses propres règles ; contactez le vôtre pour en discuter.

Sébastien Laliberté note également que les frais d’assurances pour deux appartements équivalents peuvent varier selon le quartier. N’hésitez pas à magasiner les assurances et comparer les prix de l’une à l’autre. Vous pourriez faire de belles économies.

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3. Rester connecté (Internet)

Aujourd’hui, avoir Internet à la maison est presque aussi important que l’électricité. De nos jours, il est difficile d’étudier sans être connecté. La plupart des fournisseurs proposent un plan étudiant autour de 50 $. En colocation, vous pouvez partager les frais.

Si vous vivez seul, renseignez-vous pour une formule incluant votre abonnement mobile et votre abonnement maison, cela pourrait être moins dispendieux.

Si vous vous entendez bien avec votre voisin, il est aussi possible de s’arranger pour partager l’abonnement entre deux appartements. Mais attention, cette solution comporte les risques d’être tenu responsable des contenus consultés ou téléchargés, si c’est vous le titulaire de la ligne.

Enfin, les bibliothèques sont des endroits parfaits pour étudier. Au chaud l’hiver, au frais l’été, au calme et avec un bon wifi toute l’année ! Que ce soient les bibliothèques municipales ou universitaires, cherchez celle qui est la plus proche de chez vous. L’accès est gratuit !

À lire aussi : Découvrez notre Comparateur de forfaits Internet

4. Rester branché (Hydro)

Il ne semble pas avoir d’offre étudiant sur le site Internet d’Hydro-Québec. Mais bonne nouvelle, vous pouvez réduire votre facture grâce à une consommation responsable : éteignez les lumières lorsque vous quittez la pièce ou achetez des prises connectées avec une minuterie qui le feront pour vous. Éteignez vos appareils électriques en veille comme l’écran d’ordinateur, la télé, une enceinte. Ne faites pas couler l’eau chaude trop longtemps et respectez une température à 19 ou 20 degrés Celsius l’hiver. Tous ces gestes accumulés ont un gros impact sur la facture mensuelle.

Vous pouvez aussi opter pour le mode de versement égal grâce auquel vous payerez un montant identique chaque mois, ce qui vous évitera des factures très élevées l’hiver et moins importantes l’été. Dans votre espace client d’Hydro-Québec, il est possible de consulter la consommation par type d’équipement et de comparer d’un mois à l’autre et d’une année à l’autre. Des conseils sont disponibles sur le site Internet d’Hydro-Québec pour vous donner d’autres idées.

5. Quel budget ?

Selon l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC), il est recommandé de ne pas dépenser plus de 35 % de ses revenus pour son loyer. Cela revient à gagner au moins 2 000 $ brut pour un loyer de 700 $.

« Pour les logements sociaux au Québec, la part du revenu à consacrer dans le loyer est de 25 % », indique Sébastien Laliberté. Il est donc plus raisonnable de viser les 30 %.

Se renseigner, envoyer ses dossiers et comparer les prix, tout cela demande du temps. Mais l’effort en vaut la peine. Afin d’être prêt pour la rentrée, mettez-vous-y plus tôt que tard !

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