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Par Clémence Lamarche
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Vous cherchez une couche absorbante, sans fuite et qui garde les fesses de bébé au sec tout en étant écologique? Suivez le guide.

Caractéristiques à considérer pour choisir une couche qui gardera votre bébé bien au sec
Une couche jetable écolo, ça existe?
Conseils pour économiser avec les couches

Caractéristiques à considérer pour choisir une couche qui gardera votre bébé bien au sec

La vitesse d’absorption : la principale qualité d’une couche est sa capacité à absorber rapidement et complètement les urines de bébé. Nous avons donc injecté dans chacun des produits testés une solution d’urine synthétique, puis nous avons mesuré le temps nécessaire à l’absorption de quatre fois 60 ml de liquide. La grande majorité des couches ont bien réussi le premier essai en mettant moins de 20 secondes pour absorber la totalité du liquide. La situation s’est cependant corsée lors des troisième et quatrième essais : certains produits ont exigé beaucoup plus de temps pour absorber l’urine, soit plus de 150 secondes dans certains cas. Étonnamment, la seule couche « de nuit » de notre test, a déçu à cet égard puisqu’elle a nécessité plus de 100 secondes à son dernier essai pour ce qui est de l’absorption. À l’inverse, les couches que nous recommandons n’ont presque pas perdu de leur pouvoir d’absorption tout au long du test.

Le retour d’humidité : les couches sont formées de différentes épaisseurs (ou voiles). Celles du dessus, en contact avec les fesses de l’enfant, ont pour fonction de laisser passer rapidement l’humidité pour la diriger vers le noyau absorbant, qui doit emprisonner le liquide. Dans la plupart des produits, ce noyau est constitué de polymères super absorbants – comme le polyacrylate de sodium –, qui peuvent retenir de 200 à 300 fois leur masse et qui sont fabriqués à partir de pétrole. Certains fabricants utilisent d’autres matériaux absorbants, mais en les combinant généralement à des polymères. Pour nous assurer que les fesses de bébé restent au sec, nous avons évalué la quantité de liquide qui reste à la surface de la couche, que nous appelons « retour d’humidité ». Certains produits ont très bien fait à ce chapitre, mais leurs mauvais résultats en ce qui a trait aux fuites les empêchent de se classer parmi nos recommandations.

Sans fuites : en plus d’être absorbante, la couche idéale ne doit pas provoquer de fuites. Pour savoir quels produits sont efficaces sur ce plan, nous avons vérifié en laboratoire que la distribution des matériaux absorbants dans la couche favorise la rétention des liquides au centre de celle-ci. Les produits recommandés obtiennent une cote « bonne » ou « très bonne » à ce chapitre. Or, malgré ces résultats, aucune couche n’est garantie « zéro fuite ». Une partie des débordements qui surviennent sont liés à la morphologie de votre enfant et à la taille de la couche que vous choisissez. Optez pour un produit qui épouse bien les formes de votre bébé sans être trop serré. Vous aurez peut-être à essayer plusieurs modèles afin de déterminer celui qui convient le mieux.

Autres caractéristiques : les couches que nous avons évaluées sont toutes munies d’un adhésif facile à utiliser. Certaines marques proposent des modèles spécifiquement pour garçon ou pour fille. S’il peut y avoir des différences sur l’emplacement des matières absorbantes, c’est davantage sur l’apparence du produit et sur la commercialisation que cela se joue.

Une couche jetable écolo, ça existe?

Vous avez la fibre environnementale et souhaitez utiliser des couches jetables qui sont respectueuses de l’environnement? Malheureusement, il vous sera très difficile de faire un choix éclairé. Selon François Saunier, professionnel de recherche au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG), s’il existe vraisemblablement des couches jetables qui sont plus écologiques que d’autres, il est très difficile de les identifier – non seulement parce qu’aucune étude de cycle de vie en bonne et due forme n’a été menée en contexte québécois, mais également parce que la grande majorité des labels, prétentions et allégations écologiques figurant sur les emballages ne sont ni réglementés ni vérifiés.

Par exemple, quelques produits de notre test portent la mention « biodégradable ». Or, il existe bien des normes qui définissent ce terme (par exemple la norme ASTM D6400), mais aucun des produits de notre test n’en fait mention. On parle plutôt « d’ingrédients biodégradables », et rien ne vous garantit que la couche dans son ensemble se décomposera plus rapidement qu’une autre dans les conditions habituelles d’enfouissement. D’ailleurs, biodégradables ou pas, les couches ne sont pas acceptées dans les installations municipales de compostage.

Des labels plus sérieux

Voici deux labels fiables, assortis de normes précises.

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FSC

Le label FSC (pour Forest Stewardship Council) assure que la pâte de bois utilisée dans la fabrication des couches provient de forêts aménagées de manière responsable. Attention, toutefois : il ne concerne que la portion de la couche fabriquée à base de bois, pas la portion faite de polymère ou d’autres matériaux. Quatre produits de notre test portent ce label, tandis que deux autres font mention de forêts gérées de façon durable, mais sans afficher le label.

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Végane et sans cruauté envers les animaux

Les labels « végane » et « végane et sans cruauté envers les animaux » signifient notamment que les produits n’ont pas été testés sur les animaux. Quatre couches de notre test affichent l’un de ces deux labels reconnus, soit sur leur emballage, soit sur leur site web.

Méfiez-vous de certains logos

Plusieurs fabricants, comme Seventh Generation, accolent à leurs produits de jolis logos ; or, bien que ces derniers suggèrent l’amour de la planète et de sa faune, aucun d’entre eux ne correspond à une norme vérifiée par un organisme indépendant.

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Conseils pour économiser avec les couches

1. Ne choisissez pas automatiquement les produits les plus chers

Globalement, les couches les plus chères tendent à être meilleures que les autres, mais il existe beaucoup d’exceptions. À preuve, un des produits que nous recommandons, vendu à 21 ¢ l’unité, figure parmi les plus économiques de notre test.

2. Achetez en gros

Comme cela est recommandé pour bien des produits de consommation, privilégiez les grands formats afin d’économiser. Par exemple, un de nos « meilleurs choix » revient en moyenne à 58 ¢ l’unité en paquet de 27, comparativement à 24 ¢ l’unité en paquet de 156. Cela représente une économie de 61 $ par mois.

Attention, toutefois, de ne pas acheter en trop grande quantité des couches qui seront bientôt trop petites pour votre poupon, en particulier dans les premières semaines de vie (une période au cours de laquelle les enfants grandissent très rapidement).

3. Magasinez pour dénicher des rabais

Pour un même produit, les prix peuvent varier beaucoup d’un magasin à l’autre. Par exemple, lors de notre étude de marché, le paquet de 58 couches Special Delivery de Huggies se vendait à 19,99 $ au Provigo (34 ¢ par couche) contre 26,97 $ au Walmart (47¢ par couche). Cela représente une économie de 23 $ par mois.

4. Économisez grâce aux couches lavables

Il existe une large gamme de prix, tant pour les couches jetables que pour les versions lavables. Si vous optez pour des couches jetables de grandes marques et que vous achetez les petits formats, vous dépenserez environ 2 200 $ par enfant, de la naissance jusqu’au stade de la propreté. Avec des produits de marques maison vendus en gros formats, la facture pourrait descendre à 900 $.

Du côté des couches lavables, là encore, tout dépend de l’option choisie. L’emploi d’un ensemble de couches plates pendant toute la durée où bébé en a besoin peut revenir à environ 600 $ (240 $ pour les couches, 290 $ pour les feuillets jetables, 10 $ pour les lavages, 10 $ pour le détergent et 50 $ pour les séchages). Vous pouvez réduire les coûts en lavant et en réutilisant les feuillets ou en séchant les couches à l’air libre plutôt qu’à la machine. Si vous préférez un ensemble mixte de couches à poche, moulées et tout-en-un, mais de taille unique, la facture s’élèvera à environ 900 $. Dans ces deux cas, vous pouvez déduire quelques centaines de dollars si vous habitez une municipalité qui offre une subvention à l’achat de couches lavables.

Cependant, si vous utilisez vos couches lavables à temps plein pendant la première année, puis seulement durant la fin de semaine par la suite (si votre garderie ne les accepte pas, par exemple), le montant à payer peut augmenter rapidement. Néanmoins, si vous réutilisez les couches pour un deuxième enfant dans un scénario semblable, les modèles lavables pourraient redevenir économiques.

En bref, les couches lavables peuvent représenter un choix plus économique, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Pour réellement économiser, il faut les utiliser le plus souvent possible, et idéalement pour plus d’un enfant.

>> Voyez aussi notre guide d’achat de couches lavables

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