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Autos d’occasion récentes, un bon plan? Marchand ou particulier?

Par Rémi Leroux
Guide - Autos occasion - Acheter dun marchand ou dun particulier

Vous voulez une voiture d’occasion, mais tout de même récente ? Vous avez l’embarras du choix. Les voitures de cinq ans et moins dominent désormais le marché. Cela dit, vaut-il mieux l'acheter d’un mégavendeur, d’un concessionnaire, d’un garage ou d’un particulier? On démêle tout ça pour vous.

Chaque année, au Québec, des centaines de milliers d’autos changent de propriétaire sur le marché de l’occasion, qui est désormais envahi par les véhicules loués à long terme par les concessionnaires. Une fois le bail terminé, ces véhicules récents se retrouvent souvent de nouveau en vente. « Beaucoup d’autos récentes sont depuis apparues sur le marché de l’occasion. Une offre qui n’existait pas jusque-là », explique Jesse Caron, recherchiste automobile à CAA-Québec. Ainsi, le règne des « minounes » est révolu chez les vendeurs, car les autos âgées de cinq ans et moins s’y chamaillent désormais la vedette. Est-ce une bonne nouvelle pour le consommateur?

>> À lire aussi: Acheter une auto usagée de 2000 à 3000 $ et Acheter une auto usagée de 4000 à 6000 $

Si vous achetez d’occasion, un véhicule de moins de cinq ans est idéal, disent les experts consultés par Protégez-Vous. Votre meilleur choix aura roulé moins de 20 000 km par an, aura une carrosserie en bon état et sera encore couvert par la garantie du constructeur. Opter pour une voiture âgée de cinq ans et moins, c’est tirer profit du meilleur des deux mondes : vous misez sur une voiture jeune, donc encore fiable, sans payer le prix fort. De plus, vous n’encaissez pas la perte de valeur rapide que subit une voiture neuve une fois sortie de chez le concessionnaire. Selon les modèles, une auto peut perdre la moitié de sa valeur après seulement quatre ans.

La plupart des voitures d’occasion de cinq ans et moins sont d’abord achetées par les concessionnaires et les marchands de voitures d’occasion dans les encans réservés aux professionnels de l’industrie. Elles sont ensuite revendues à des particuliers. Mais selon leur âge, ces voitures ont des caractéristiques différentes et proviennent de divers horizons:

Les voitures de moins de 18 mois

Ce sont les plus jeunes et aussi les plus rares. Elles proviennent en majorité des compagnies de location ou de flottes commerciales (entreprises, ministères, municipalités, etc.). Ces autos, qui peuvent avoir été conduites par des centaines de personnes différentes, ont un profil particulier, explique Steeve De Marchi, de l’AMVOQ : elles offrent généralement peu d’options de luxe, ont bénéficié d’un entretien minimum et ont roulé entre 25 000et 35 000 km par année. C’est plus que les 20 000 km parcourus par l’automobiliste moyen au Québec. George Iny, président de l’Association pour la protection des automobilistes (APA), n’est pas convaincu que ces voitures presque neuves constituent un achat intéressant. D’abord, en plus d’avoir été souvent beaucoup utilisées, elles ont déjà perdu de 20 à 25 % de leur valeur initiale à cause de la dépréciation ; assurez-vous que le prix demandé en tient compte.

Ensuite, les taux d’intérêt pour le financement d’une voiture d’occasion tombent rarement sous la barre des 5 %. Donc, à moins de payer comptant, vous gagneriez à lorgner du côté du neuf, car plusieurs modèles bénéficient d’offres de financement longue durée à des taux d’intérêt nettement plus bas, voire de 0 %. Attention aussi aux véhicules presque neufs qui ont été accidentés ; les bris et les réparations effectuées sont parfois passés sous silence au moment de la vente. « Ces voitures sont souvent proposées à un prix très attrayant. » D’où l’importance de faire inspecter tout véhicule d’occasion avant de l’acheter !

Les voitures de 18 mois à trois ans

Elles proviennent surtout de flottes commerciales ou sont remises en vente après avoir été louées pendant trois ans. Leur dépréciation peut atteindre de 20 à 35 % par rapport au prix d’achat. Vous économisez donc jusqu’au tiers du prix d’un modèle neuf. Une voiture issue d’une flotte commerciale aura probablement parcouru plus de 20 000 km par an, ce qui n’est pas nécessairement une tare. « Certains automobilistes ne jurent que par des véhicules qui ont beaucoup roulé sur l’autoroute, note Jesse Caron. C’est souvent le gage que la mécanique est en meilleur état qu’une voiture conduite surtout en ville. » Par contre, si le véhicule affiche un kilométrage élevé et a surtout roulé en ville, c’est moins intéressant.

À l’inverse, un kilométrage peu élevé – moins de 40 000 km après deux ans – signifie que la garantie du fabricant sera encore valide quelque temps, dit George Iny. Ce qui rassurera les acheteurs dans le cas d’une voiture ayant pu souffrir de la conduite urbaine. « Cet avantage fait cependant augmenter le prix par rapport à d’autres véhicules non couverts », précise-t-il.

Les voitures de trois à cinq ans

La majorité d’entre elles ont été louées à long terme par un seul propriétaire et sont revendues par les concessionnaires. Elles peuvent aussi avoir été l’objet d’un financement sur six, sept ou huit ans non mené à terme. « Parce que ses besoins ont changé, le propriétaire rapporte son véhicule au concessionnaire afin de l’échanger », explique Jesse Caron.

Selon les modèles, la dépréciation peut grimper jusqu’à 50 %, et ce, dès la quatrième année d’utilisation. Si le compteur affiche moins de 100 000 km (pour une voiture de cinq ans), la garantie du groupe motopropulseur du manufacturier, qui couvre généralement le moteur, le turbo, la transmission, etc., peut encore être en vigueur. Toutefois, il peut être ardu de trouver du financement pour des véhicules qui ont cinq ans. Les institutions financières préfèrent accorder des prêts pour des véhicules plus jeunes, les risques de problèmes étant moins grands, dit Richard Caron, directeur marketing et communications chez H Grégoire, un des « mégavendeurs » de voitures d’occasion au Québec.

Prix sous influence

Outre sa dépréciation normale, un véhicule de cinq ans et moins sera moins cher…
• s’il a roulé 100 000 km et plus, car la garantie du constructeur n’est alors généralement plus en vigueur.
• s’il est beige, rouge ou vert. Moins populaires, ces couleurs peuvent faire baisser le prix de 500 à 1 000 $, parfois plus pour les modèles de luxe. Le blanc, le noir et le gris foncé métallisé sont au contraire des teintes recherchées.
• si sa transmission est manuelle : vous pourriez économiser de 1 000 à 2 500 $, selon la catégorie, à l’exception des voitures sport.
Source : Association pour la protection des automobilistes.

Mégavendeur, concessionnaire, garage ou particulier?

Vaut-il mieux acheter d’un mégavendeur, d’un concessionnaire, d’un garage ou d’un particulier? C’est votre choix, mais les protections et garanties varient.

Lorsqu’il magasine un véhicule d’occasion, Jacques Duval, ancien pilote automobile qui a fondé le tout premier Guide de l’auto en 1967, va toujours « chez de petits garagistes qui n’ont que quelques voitures dans leur cour, mais qui jouent leur réputation sur chaque vente », dit-il. Les voitures sont bien entretenues et l’acheteur est assuré d’avoir une bonne qualité de service.

Jesse Caron, recherchiste automobile à CAA-Québec, note que de nombreux automobilistes privilégient cette « relation de proximité et de confiance » avec un marchand. Mais d’autres préfèrent avoir plus de choix et possiblement payer moins cher. D’où l’attrait des grands entrepôts. Chez H Grégoire, l’un des principaux mégavendeurs avec Montréal Auto Prix, les voitures écoulées ont généralement entre deux et cinq ans. « Environ 80 % de l’inventaire provient de fins de baux de location », précise Richard Caron, directeur marketing et communications.

Selon Jesse Caron, aucun type de commerçant n’est meilleur qu’un autre. « Ils s’approvisionnent tous aux mêmes encans et se spécialisent dans différents véhicules. Au consommateur de faire son choix. » Sachez toutefois que si vous faites affaire avec un commerçant, la Loi sur la protection du consommateur offre un meilleur filet de sécurité que si vous acquérez le véhicule d’un particulier : la garantie de bon fonctionnement (maximum cinq ans ou 80 000 km). Une fois cette garantie échue, la Loi prévoit des recours en vertu de la garantie légale « si le véhicule acheté ne peut servir à l’usage auquel il est normalement destiné ou si l’on découvre un vice caché ».

Si vous achetez d’un particulier, seules les garanties du fabricant ou les garanties prolongées peuvent peut-être encore s’appliquer. Et le Code civil prévoit une garantie contre les vices cachés qui auraient échappé à l’inspection mécanique.

Du flair pour une bonne affaire

L’Association pour la protection des automobilistes (APA) offre à ses membres un service d’aide à l’achat d’un véhicule d’occasion. Comment ? En vous recommandant un commerçant. Si vous y achetez une voiture et que finalement elle ne vous convient pas, vous bénéficiez de 30 jours pour demander un remboursement ou un échange. Par ailleurs, dans la grande région de Montréal, l’APA peut recommander un professionnel pour l’inspection d’un véhicule (90 $ membres ; 100 $ non-membres). L’Association peut aussi évaluer le prix d’un véhicule et recommander (sans frais pour le grand public) des garages indépendants pour l’inspection.

De son côté, CAA-Québec propose à ses membres d’estimer la valeur d’un véhicule en s’appuyant notamment sur le Canadian Black Book. Ces évaluations constituent un excellent outil pour négocier le prix à la baisse auprès d’un vendeur. CAA-Québec dispose aussi de neuf centres à travers la province, ouverts au grand public, qui offrent un service d’inspection. Selon le type de véhicule, les prix varient entre 150 et 180 $ pour les membres, et entre 200 et 230 $ pour les non-membres.

Magasiner une voiture d’occasion sur le Web

Le Web est devenu la vitrine incontournable pour qui cherche une auto d’occasion. Mais il faut savoir faire le tri dans les nombreuses annonces de marchands et de particuliers. Les nombreux sites de petites annonces sont utiles pour jauger les prix et la disponibilité des modèles. Les consulter permet aussi d’évaluer si le budget que vous vous êtes fixé est réaliste selon la voiture recherchée. Et éventuellement, vous pouvez choisir un modèle et entrer en contact avec le vendeur.

Spécialisés ou non, les sites regroupent des annonces affichées tant par des marchands que des particuliers. De son côté, le site autousagee.ca (anciennement presqueneuf.ca) réunit les annonces des marchands membres de l’AMVOQ. Et le site occasionenor.com affiche celles des membres de la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec­. Si vous magasinez ailleurs sur le Web, faites attention aux « faux particuliers », des commerçants qui se font passer pour monsieur et madame Tout-le-Monde et qui tentent d’écouler des véhicules sans garantie légale.

Annoncées à un prix moindre que des modèles similaires sur le marché, les voitures qu’ils vendent ont souvent été accidentées, souligne George Iny, président de l'Association pour la protection des automobilistes (APA). Certaines peuvent même avoir été déclarées perte totale par un assureur ou présenter des problèmes mécaniques coûteux à réparer. Méfiez-vous si un même numéro de téléphone apparaît dans plusieurs annonces et si le vendeur se montre réticent à ce que vous fassiez inspecter le véhicule.

>> À lire aussi: Acheter une auto usagée de 2000 à 3000 $ et Acheter une auto usagée de 4000 à 6000 $

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