Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous ici

Accédez à cet article gratuitement

Il suffit de vous inscrire à nos infolettres

Vous recevrez maintenant nos infolettres par courriel. Sachez que vous pouvez vous désabonner en tout temps en suivant le lien "Me désabonner" dans le bas d'une infolettre.

8 trucs de vendeurs d'auto décryptés

Par George Iny directeur de l’APA Mise en ligne : 19 Mars 2020  |  Magazine : 01 Avril 2020 Shutterstock.com

trucs-vendeurs-auto Shutterstock.com

Ventes VIP, assurance de remplacement obligatoire, options inutiles trucs pour vous faire trop parler : certains vendeurs de voitures ont plus d’un tour dans leur sac. Voici huit questions et affirmations à prendre avec un grain de sel.

1. «Il faut prendre l’assurance pour avoir droit au taux d’intérêt réduit annoncé.»

Il n’est pas nécessaire d’acheter une garantie prolongée ou une assurance de remplacement auprès du concessionnaire pour avoir droit au taux de crédit réduit. Sachez que cette assurance que le concessionnaire vous vend lui rapporte beaucoup. Vous pouvez parfaitement l’acheter auprès de votre assureur, et pour moins cher. En effet, selon la Chambre de l’assurance de dommages, en 2018, la prime moyenne d’une assurance de remplacement d’une durée de 5 ans coûtait 656$ de plus chez un concessionnaire que chez un assureur.

2. «Une auto neuve ne vous coûtera pas plus que ce que vous payez actuellement.»

Certes, le paiement demeure le même, mais la durée de votre contrat s’allonge, ce qui fait grimper votre dette. Ainsi, échanger votre Honda CR-V 2016 pour un CR-V 2020 lors d’une «vente privée» vous coûtera cher au bout du compte même si vous continuez de payer 500$ par mois. La raison? Il ne vous restait que trois ans de paiements, soit environ 18 000$, pour finir de rembourser votre CR-V 2016. Si vous acceptez d’échanger pour le modèle 2020, vous «rembarquez» dans un nouveau financement pour 84 mois, ce qui fait passer votre dette de 18 000 à 42 000$.

3. «L’offre n’est valable qu’aujourd’hui.»

Cet argument est souvent employé lors d’événements de type «Ventes privées» ou «Ventes VIP». Les enquêtes de l’APA ont démontré que le modèle proposé lors de la vente VIP était souvent au même prix, voire plus cher, que celui vendu par un concessionnaire limitrophe. Si vous souhaitez acheter le véhicule, faites inscrire dans le contrat de vente ou de location un délai de résolution de contrat de 24 heures (pour annuler la vente). Si l’achat est accompagné d’un financement, vous avez 48 heures pour l’annuler, à condition de ne pas en avoir pris livraison.

>> À lire aussi: Enquête sur les concessionnaires offrant le meilleur service

4. «Cette option ne vous coûtera que 17$.»

En vous disant cela, le vendeur ne vous donne pas le prix total de l’accessoire ou du supplément permettant d’obtenir une version supérieure du véhicule, mais plutôt le montant du versement mensuel. Vous avez alors l’impression que ça ne coûte presque rien. Or, 17$ multipliés par 84 mois, ça donne plus de 1400$. Et si vous versez les 17$ toutes les deux semaines, vous paierez au final presque 3100$.

5. «Combien voulez-vous payer pour votre location d’auto?»

Ne répondez pas à cette question. Kilométrage, mise de fonds, durée du contrat : il y a tellement de variables dans un contrat de location que le commerçant arrivera toujours au chiffre évoqué, même s’il vous aurait été possible de payer moins.

Demandez-lui plutôt de vous calculer la plus petite mensualité possible sans mise de fonds et en tenant compte du kilométrage que vous prévoyez faire.

Mentionnez le fait que vous irez demander la même chose chez d’autres concessionnaires, pour des modèles équivalents.

Surtout, ne vous arrêtez pas au taux d’intérêt et au prix du véhicule. Ce qui compte le plus, dans le cas d’une location, c’est le total des paiements (mensuels ou toutes les deux semaines), taxes incluses, ainsi que la mise de fonds, si vous en donnez une.

6. «Ces montants sur votre contrat couvrent l’ouverture de votre dossier, ou des frais "verts" et "de sécurité".»

Imprimés directement sur le contrat avant le prix total, ces frais semblent obligatoires. Or, ils ne sont légaux que s’ils faisaient partie du prix annoncé dans la publicité. Si vous achetez un véhicule d’occasion, ces frais doivent aussi être présentés sur l’étiquette apposée sur la voiture.

Seule exception : il est permis de présenter en sus du prix total les taxes de vente et la redevance environnementale pour les pneus. Attention toutefois à la surenchère : au Québec, cette redevance s’élève à 3$ par pneu – y compris le pneu de rechange si le véhicule en est équipé –, ce qui donne un total de 15$. On est bien loin des 199$ de «frais verts» ajoutés par certains concessionnaires! Si l’on vous dit que ces frais incluent l’ajout d’azote dans les pneus, résistez : les détaillants de pneus offrent ce service pour 0 à 8$ par pneu.

Les frais découlant de demandes du client peuvent aussi être additionnés au prix total annoncé.

Attention cependant de ne pas accepter des prix gonflés. Les «frais de sécurité» correspondent souvent à un marquage des pièces contre le vol (Sherlock). Ce service ne devrait pas coûter plus de 399$, et vous êtes libre de le faire faire ailleurs que chez le concessionnaire.

7. «Vous bénéficiez de la garantie du constructeur.»

Si vous achetez ou louez un véhicule neuf, demandez la date exacte du début de la garantie du manufacturier. C’est que certains concessionnaires déclarent des véhicules vendus d’avance auprès des constructeurs afin d’empocher des bonis ou des rabais en argent. Les garanties débutent alors au moment de cette déclaration. Si votre garantie a commencé quelques mois avant la livraison de l’auto, demandez au concessionnaire d’inscrire au contrat de vente qu’il va l’honorer jusqu’à la date anniversaire de livraison de l’auto.

 8. Si vous achetez une auto usagée: «Le Carfax est propre.»

Cette affirmation ne veut pas dire grand-chose, car le rapport Carfax ne vous garantit pas vraiment que la voiture n’a jamais été accidentée. Comme ce sont souvent la police et les assureurs qui renseignent cet organisme, les accidents non déclarés ne figurent pas dans ses rapports.

Une chose est sûre : si le concessionnaire sait que la voiture a été accidentée, il est tenu de vous le dire. Demandez-lui si l’auto a été impliquée dans un accident. S’il vous répond que ce n’est pas le cas, exigez qu’il inscrive sur l’étiquette ou sur le contrat de vente que les panneaux de carrosserie sont à l’état d’origine ou qu’aucune réparation de carrosserie n’a été réalisée avant la revente.

Pour avoir des renseignements sur les propriétaires antérieurs d’un véhicule d’occasion, demandez le dossier du véhicule à la SAAQ.

>> À lire aussi: nos évaluations de 165 véhicules neufs et de plus de 110 autos usagées (2013 à 2018)

Ajouter aux favoris
Ajouter aux favoris

Pour suivre toutes les mises à jour et nouveautés sur cet article, vous devez être connecté.

Automobile

Commentaires 0 Masquer

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier à commenter.