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Les « fintechs », un univers encore méconnu des Québécois

Par Justine Maltais-Proulx et Jacinthe Cloutier*
Les « fintechs », un univers encore méconnu des Québécois Tada Images/Shutterstock.com

CHRONIQUE – De plus en plus d’entreprises offrent des services de paiement en plusieurs versements. À la tête de la tendance : les fintechs, qui utilisent les technologies pour offrir des services financiers au public.

Réponses à trois questions évaluant les connaissances sur les fintechs

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Nombreux maintenant sont les commerçants web affichant la possibilité de payer un achat, petit comme gros, en quelques versements égaux. Ce type de crédit est généralement offert via une entreprise tierce qui se charge de collecter les paiements auprès du consommateur. L’industrie des fintechs, ou sociétés de technologies financières, est au front du mouvement avec des acteurs, tels que Klarna, Afterpay, Sezzle, Affirm et PayPal. D’autres institutions financières plus traditionnelles offrent également le service de rembourser en plusieurs versements : le service Accord D lié aux cartes de crédit Visa Desjardins en est un exemple.

Le graphique ci-dessus montre le niveau de connaissance des Québécois par rapport à certaines caractéristiques des fintechs. Entre 74,5 et 81,1 % des participants à un sondage ont répondu « Je ne sais pas » à des énoncés comme « Les fintechs proposent seulement des services de paiement ». Parmi les personnes ayant indiqué ne pas connaître les fintechs, environ une sur cinq avait utilisé un service de paiement en plusieurs versements dans la dernière année.

Les consommateurs gagneraient à connaître davantage les modalités des services de paiement en plusieurs versements. Selon l’entreprise, les modalités de remboursement ou encore les conditions et conséquences en cas de défaut de paiement varient et peuvent entraîner des coûts relativement élevés.

Source des données : étude effectuée au printemps 2026 auprès de 2 022 Québécois par Jacinthe Cloutier, professeure agrégée au programme des sciences de la consommation, en collaboration avec Aurore Benadiba, professeure titulaire à la Faculté de droit, et Benoît Béchard, chercheur associé à l’École de psychologie, à l’Université Laval. Les chercheurs remercient le Conseil de recherches en sciences humaines pour la subvention ayant permis la réalisation de cette recherche empirique.

*Justine Maltais-Proulx, professionnelle de recherche, et Jacinthe Cloutier, professeure agrégée au programme des sciences de la consommation, Université Laval

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