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Par Rémi Leroux Mise en ligne : 11 avril 2017  |  Magazine : mai 2017

Photos: shutterstock.com, Réjean Poudrette

Prêts et bourses, marge de crédit , REEE, revenu d'emploi... les options pour financer des études sont nombreuses. Malgré cela, nombreux sont les Québécois qui entreprennent leur vie professionnelle avec une dette d’études de 10 000, 15 000, voire 20 000 $ (ou plus). Investissement utile ou fardeau sans fin ?

Aux États-Unis, un étudiant s’endette en moyenne d’environ 37 000 $ US pour décrocher un diplôme universitaire. En 2016, selon la Réserve fédérale de New York, la dette étudiante globale s’élevait à 1 260 milliards de dollars US, soit plus que le total des prêts auto contractés dans ce pays !

Au Canada, selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ), l’endettement étudiant atteignait 28 milliards de dollars en 2012. « La dette moyenne est de 28 000 $ pour un étudiant de premier cycle universitaire, et un diplômé met en moyenne 10 ans pour la rembourser », affirme Anne-Marie Roy, vice-présidente de la FCÉÉ.

Une enquête de la banque CIBC parue en 2014 révélait qu’un étudiant sur deux avait déjà emprunté de l’argent ou prévoyait le faire pour payer ses études et ses frais de subsistance. L’enquête rapportait aussi que 73 % des étudiants canadiens s’attendaient à devoir rembourser plus de 10 000 $ à l’issue de leur formation.

Qu’en est-il dans la réalité ?

Les étudiants du Québec s’en tirent relativement bien, avec une dette moyenne d’environ 15 000 $ pour un bachelier, soit 13 000 $ de moins qu’ailleurs au pays. Philippe Hurteau, politologue à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) et auteur de l’étude Le gouvernement du Québec devrait-il prêter lui-même de l’argent aux étudiant-e-s ?, voit deux raisons à une telle situation. D’une part, les droits de scolarité sont plus bas ici qu’ailleurs au pays : pour 2016-2017, un étudiant de premier cycle débourse en moyenne 2 851 $ par an, comparativement à 6 373 $ dans les autres provinces canadiennes, rapporte Statistique Canada. D’autre part, se loger est plus abordable au Québec qu’à Toronto ou Vancouver, par exemple, ce qui réduit les frais de subsistance et, du même coup, le recours à l’endettement.

Les Québécois s’endettent donc moins que les autres Canadiens pour étudier. En revanche, leur capacité de remboursement est plus limitée une fois sur le marché du travail, souligne Sylvain Lafrenière, conseiller budgétaire à l’ACEF du Nord de Montréal : « Comme les salaires sont généralement plus bas ici qu’en Ontario ou en Alberta, par exemple, rembourser 200 ou 300 $ par mois peut être lourd quand on commence sa vie professionnelle. »

Trois cas vécus

Olivier
28 ans
Baccalauréat en administration des affaires (concentration finances) à l’Université du Québec en Outaouais + certificat en planification financière à HEC Montréal
Durée des études : de 2011 à 2015
Financement des études : programme de prêts et bourses du gouvernement du Québec
Montant des bourses : 1 500 $ par session pour couvrir les frais de scolarité et 835 $ par mois (8 mois par an)
Dette d’études : environ 12 000 $

Jessica
26 ans
Baccalauréat de philosophie + certificat en archivistique à l’Université de Montréal
Durée des études : de 2009 à 2014
Financement des études : programme de prêts et bourses du gouvernement du Québec + revenu d’emploi
Montant des bourses : 1 400 $
Dette d’études : 32 000 $

Chantal
41 ans
Baccalauréat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières
Durée des études : de 1994 à 2000
Financement des études : programme de prêts et bourses du gouvernement du Québec
Montant des bourses : moins de 3 000 $
Dette d’études : 23 000 $

Des prêts et bourses en hausse

En 2013-2014, le programme d’Aide financière aux études (AFE) du gouvernement du Québec a versé des prêts et bourses à quelque 170 000 étudiants, soit moins d’un étudiant québécois sur trois inscrit au secondaire professionnel, au collégial ou à l’université. L’immense majorité des bénéficiaires – près de 98 % – ont reçu un prêt ou un prêt accompagné d’une bourse (environ 2 % n’ont reçu qu’une bourse).

La dette étudiante publique canadienne (fédérale et provinciale) a augmenté de près de 45 % de 1999 à 2012, rapporte la FCÉÉ. Dans ce contexte, les étudiants québécois ne font pas exception à la règle.

Jessica Audet, 26 ans, le sait trop bien. Bachelière en philosophie et titulaire d’un certificat en archivistique depuis 2014, la jeune femme a quitté l’université avec une dette de 32 000 $ envers le gouvernement. De son côté, Chantal (prénom fictif), étudiante à temps plein de 1994 à 2000, a également dû faire une demande d’aide financière pour pouvoir mener à bien ses études en psychologie. « Même si je repartais de chez mes parents le dimanche avec le coffre de la voiture plein de nourriture qu’ils me donnaient, cela ne payait ni l’appartement ni les frais de scolarité », raconte-t-elle. Au total, son prêt étudiant a grimpé à 23 000 $.

L’AFE permet aux étudiants dont les ressources financières sont insuffisantes d’étudier à temps plein en formation professionnelle, au cégep ou à l’université. Le programme détermine d’abord l’admissibilité de l’étudiant selon son profil : programme d’études, revenus, obligations financières (loyer, hypothèque, nourriture, transport, etc.). Si l’étudiant a obtenu moins de 90 crédits universitaires, le revenu de ses parents sera aussi pris en compte dans le calcul de l’aide allouée. L’étudiant admissible se fait accorder un prêt garanti par le gouvernement, c’est-à-dire que l’État s’en porte garant auprès des institutions financières qui transigent ces emprunts. En 2013-2014, Desjardins détenait plus de la moitié des prêts étudiants garantis, pour un total de 2,2 milliards de dollars.

1,1 milliard de dollars
Montant total des prêts et bourses versés par le gouvernement québécois en 2013-2014, soit une aide moyenne annuelle de 6 560 $ par étudiant.
Source : Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec.

Le gouvernement québécois verse les intérêts du prêt aux institutions financières durant toute la durée de la formation. Une fois diplômé, l’étudiant dispose d’un délai de six mois pour amorcer le remboursement de son prêt, auquel s’ajouteront désormais des intérêts annuels – dont le taux varie selon l’entente qui a été conclue avec l’établissement financier. La période maximale de remboursement est généralement de 10 ans et les intérêts sont déductibles d’impôts (voyez l’encadré «Impôts: quand il fait bon être étudiant...»).

Si le prêt qu’on lui accorde ne suffit pas à couvrir ses obligations financières, l’étudiant peut être admissible à des bourses (selon ses revenus ; s’il vit seul, en couple, chez ses parents, etc.). Ce fut le cas pour Olivier Lapointe, 28 ans, qui a quitté les bancs d’école en 2015 avec une dette de 12 000 $ issue de l’AFE. Comme 65 % des étudiants qui obtiennent de l’aide de ce programme (selon les données du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur), Olivier a aussi eu droit à des bourses alors qu’il étudiait en administration des affaires. Il recevait 835 $ par mois en bourse, soit environ 7 000 $ par an pour huit mois d’études. C’est donc plus de 20 000 $ qu’il n’a pas eu à rembourser.

Tous les étudiants ne bénéficient pas d’un tel coup de pouce. En effet, le tiers (32 %) de ceux qui reçoivent de l’AFE n’a droit qu’à des prêts. Jessica Audet, par exemple, n’a obtenu une bourse que pour sa première année de baccalauréat. « Pour des raisons familiales, j’ai dû trouver un emploi pendant mes études. Comme je travaillais une trentaine d’heures par semaine, j’ai perdu droit à ma bourse », raconte-t-elle.

« Le fardeau financier que représente la dette modifie le parcours de vie des gens. Une personne endettée peut retarder d’autres projets, comme l’achat d’une propriété, ou être tentée d’accepter un emploi plus ou moins intéressant afin de pouvoir rembourser son dû. » Philippe Hurteau, politologue à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS)

La marge de crédit : un pensez-y bien

Outre les traditionnels prêts et bourses, d’autres options s’offrent désormais aux étudiants qui sont à la recherche de liquidités pour payer leurs droits de scolarité et leurs frais de subsistance. C’est le cas des marges de crédit proposées à ceux dont le programme d’études promet de belles perspectives d’emploi et de rémunération – droit, médecine, actuariat, etc. Ce type de marge offre des taux d’intérêt avantageux, soit autour de 3 % (comparativement à environ 8 % pour une marge de crédit « ordinaire »). « La limite de la marge est établie en fonction du profil de l’étudiant, du coût de son programme d’études et de son coût de vie », explique Julie Pombert, directrice des Programmes financiers et groupes d’affinité à la Banque Nationale. L’étudiant – qui n’a aucun capital à rembourser avant la fin de ses études – doit toutefois s’acquitter des intérêts tous les mois.

Mais avant de proposer ce type de produit, « nous faisons la promotion de l’aide financière du gouvernement, précise André Preston, directeur du Centre de services aux étudiants du Mouvement Desjardins. Une bonne partie des jeunes qui font affaire avec nous bénéficient donc aussi du programme des prêts et bourses ».

Le problème avec ce type de marge de crédit, c’est que son fonctionnement n’est pas toujours bien compris, constate Sylvain Lafrenière. « Les étudiants pigent dedans comme s’il s’agissait de liquidités. Or, le suivi des retraits est moins facile à faire qu’avec une carte de crédit, car aucun relevé mensuel n’est envoyé au débiteur – qui doit, de lui-même, penser à payer les intérêts mensuels. Même si le taux d’intérêt est bas, les intérêts s’accumulent, et la situation financière de l’étudiant peut se dégrader. »

Sophie (prénom fictif), 44 ans, qui effectue un retour aux études à temps plein en droit, s’est qualifiée pour une marge de crédit dite « stratégique » de 40 000 $ chez Desjardins. Elle confirme que cette option est utile, mais pernicieuse : « Cette marge me permet de ne pas m’inquiéter avec le paiement de mon hypothèque quand j’ai moins de temps pour travailler à temps partiel. Mais ça monte vite, et je dois toujours me rappeler que cet argent, je le devrai. Ça fait peur, mais je n’ai pas vraiment d’autre choix pour l’instant : l’AFE ne m’a accordé qu’un prêt de 4 000 $ pour ma première année. »

« Le problème avec une marge de crédit, c’est que son fonctionnement n’est pas toujours bien compris par les étudiants, qui pigent dedans comme s’il s’agissait de liquidités. Or, même si le taux d’intérêt est bas, les intérêts s’accumulent, et la situation financière de l’étudiant peut se dégrader. » Sylvain Lafrenière, conseiller budgétaire à l’ACEF du Nord de Montréal

Dette étudiante et ratio d’endettement

Un des revers de l’endettement, croit le chercheur Philippe Hurteau, c’est qu’il peut décourager quelqu’un de poursuivre des études supérieures. En effet, plus on étudie, plus la facture augmente : en 2013-2014 au Québec, la dette moyenne d’un bachelier était de 12 931 $, comparativement à 23 900 $ pour un étudiant de 3cycle universitaire. Par ailleurs, « ce fardeau financier modifie le parcours de vie des gens », dit-il. Une personne endettée peut retarder d’autres projets, comme l’achat d’une propriété, ou être tentée d’accepter un emploi plus ou moins intéressant afin de pouvoir rembourser son dû.

Aujourd’hui archiviste, Jessica Audet aura presque 40 ans quand son prêt étudiant ne sera enfin qu’un souvenir. Elle rembourse 31 $ par semaine – environ 1 600 $ par an – et verse davantage lorsqu’elle le peut. « Ce n’est pas étouffant, mais des fois, c’est la marge de manœuvre dont j’aurais besoin pour autre chose », reconnaît-elle. Une fois diplômée, elle a acheté un appartement avec son conjoint. Or, sa dette d’études, qui était de plus de 30 000 $, n’a pas été prise en compte dans le calcul de son ratio d’endettement servant à déterminer ce qu’elle pouvait emprunter.

Cette situation n’étonne pas Sylvain Lafrenière : « D’une institution financière à l’autre, l’analyse du crédit varie, et certaines banques peuvent ne pas tenir compte de la dette d’études – en particulier s’il s’agit d’un prêt garanti du gouvernement du Québec. Car, au bout du compte, l’institution financière finira par récupérer son argent. »

Pourtant, à la Banque Nationale, Julie Pombert affirme qu’une dette étudiante est toujours retenue dans le calcul du ratio d’endettement. Ce que confirme André Preston de chez Desjardins : « Toutes les sources d’endettement sont considérées, et les prêts hypothécaires sont autorisés en fonction de la capacité des emprunteurs à les rembourser. Car ce que nous ne voulons pas, c’est qu’une personne ou un couple soit étranglé par ses obligations financières. »

Pour le chercheur Philippe Hurteau, l’histoire de Jessica est inquiétante, car elle illustre la situation que vivent de nombreux étudiants à la fin de leurs études. « Une des sources d’instabilité de l’économie canadienne est l’endettement élevé des ménages. Quand une institution financière ne prend pas en compte une dette d’études pour établir le montant d’un prêt hypothécaire, elle pousse les gens à s’endetter plus qu’ils ne peuvent réellement le supporter. »

Impôts : quand il fait bon être étudiant…
 
Les dépenses et frais relatifs à vos études peuvent donner droit à quelques économies fiscales :
 
• Les gouvernements provincial et fédéral offrent des crédits pour frais de scolarité ou d’examen.
 
• Le fédéral ajoute aussi des crédits non remboursables pour les études postsecondaires et pour les manuels (les deux seront toutefois abolis en 2017).
 
• Le provincial et le fédéral permettent aux étudiants à temps plein de bénéficier d’une déduction pour frais de déménagement à condition de se rapprocher d’au moins 40 kilomètres de leur lieu d’études.
 
• Au provincial, les étudiants peuvent demander le crédit d’impôt non remboursable pour les intérêts payés sur un prêt versé par l’AFE.
 
• Si vous travaillez pendant vos études, vous pouvez bénéficier du montant canadien pour emploi offert au fédéral.
 
• Enfin, au fédéral, vous pouvez demander le montant pour le transport en commun pour certains types de laissez-passer. 
 
>> À lire aussi sur notre site : Crédits et déductions: comment sauver de l’impôt

Une épreuve de longue haleine

Mais s’endetter pour étudier en vaut-il le coup ? Pour Olivier Lapointe, cela ne fait aucun doute. « Cette dette ne représente qu’une faible portion du coût réel de mon éducation. Les étudiants bénéficient de faibles taux d’intérêt qui peuvent être déduits sur le plan fiscal, et la possibilité d’étaler le remboursement fait en sorte que les diplômés ne sont pas étouffés. Nous sommes choyés. »

Chantal ne partage pas cet enthousiasme. Elle a mis 15 ans, à coups de versements de 200 $ par mois, avant de venir à bout de son prêt. « Ça a pesé sur mes finances toutes ces années, car la vie faisant, j’avais aussi accumulé d’autres dettes. » Même lorsque le remboursement du prêt étudiant est peu élevé, comme dans le cas de Jessica, « il s’ajoute aux autres obligations financières qui, mises bout à bout, peuvent placer les gens dans des situations intenables, estime Philippe Hurteau. Ce n’est pas pour rien qu’on dépasse aujourd’hui 160 % de taux d’endettement au pays » !

40 % des étudiants canadiens prévoient que leur dette étudiante s’élèvera à plus de 25 000 $.
Source : Banque CIBC, 2014.

Les différentes façons de financer vos études

  • La contribution parentale
    L’aide financière aux études du gouvernement du Québec rappelle qu’« en vertu du Code civil du Québec, les parents doivent contribuer au financement des études de leur enfant. Ils ont le devoir de nourrir, d’entretenir et d’éduquer leur enfant, et ce, même si celui-ci a plus de 18 ans ». Ainsi, avant d’établir le montant d’aide financière qu’il versera à un étudiant, le gouvernement examine les revenus des deux parents. Si ces derniers sont séparés, seuls les revenus de celui avec lequel l’étudiant habite sont examinés. La contribution des parents est aussi prise en considération pour établir le montant de l’aide financière à laquelle un étudiant a droit.
     
  • Le revenu d'emploi
    Plusieurs étudiants doivent travailler pour financer leurs études. Les revenus générés peuvent diminuer le montant des prêts et bourses que leur versera le gouvernement.
     
  • La marge de crédit pour étudiants
    Ce produit financier permet d’emprunter de l’argent jusqu’à concurrence d’une limite préétablie par l’institution financière. La marge aide les étudiants à payer les frais de scolarité et les livres, mais aussi les dépenses de tous les jours, comme la nourriture et le transport.
     
    Si la marge de crédit a une limite de 10 000 $ et que l’étudiant emprunte 3 000 $, il n’a qu’à payer les intérêts mensuels sur cette somme. Les taux d’intérêt peuvent être moins élevés (environ 3 %) que les taux courants sur les prêts étudiants des gouvernements provinciaux, précise l’Agence de la consommation en matière financière du Canada.
     
  • Le Régime enregistré d’épargne-études (REEE)
    Si vos parents ont investi dans un REEE dans le but de financer vos études, ils pourront effectuer des retraits et vous les transférer. Le retrait maximal est de 5 000 $ pour les 13 premières semaines d’études (2 500 $ pour des études à temps partiel). Ensuite, il n’y a plus de limite, sauf si vous cessez d’étudier pendant un an. Attention, cependant, car le décaissement d’un REEE est plus complexe qu’il y paraît, et vos parents devront tenir compte de plusieurs paramètres (dont l’impact fiscal et le retrait du capital, des subventions ou des intérêts).
     
  • Le Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP)
    Ce régime fédéral est utilisé pour financer un retour aux études. Fonctionnant selon le même principe que le Régime d’accès à la propriété (RAP), le REEP permet de retirer des fonds de vos régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) sans pénalité pour financer votre formation, ou alors celle de votre époux ou conjoint de fait. Vous pouvez retirer jusqu’à 10 000 $ par an, pour un maximum de 20 000 $, et rembourser le tout dans un délai de 10 ans suivant la fin de vos études.
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