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Souveraineté numérique : qui contrôle vraiment nos services en ligne ?

Souveraineté numérique : qui contrôle vraiment nos services en ligne ? Koshiro K/Shutterstock.com

CHRONIQUE – Recherche en ligne, téléphones intelligents, services infonuagiques : une poignée d’entreprises étrangères contrôle l’essentiel du numérique.

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Cette concentration des services numériques dans les mains de quelques acteurs est frappante. Comme le démontre le graphique ci-dessus, environ 90 % des recherches Web passent par Google. Du côté des appareils mobiles, plus de 99 % des téléphones intelligents fonctionnent sous Android ou iOS.

L’infrastructure qui fait fonctionner une grande partie du numérique, l’infonuagique (cloud), est, elle aussi, concentrée. Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud représentent ensemble environ 63 % du marché mondial.

Les enjeux de la souveraineté numérique

Ces chiffres illustrent un phénomène au cœur du débat sur la souveraineté numérique. Un rapport récent de l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (Obvia) souligne que la concentration des infrastructures et des capacités de calcul crée une dépendance structurelle envers quelques plateformes dominantes.

Lorsque l’accès à l’information, aux applications et aux infrastructures dépend d’un si petit nombre d’acteurs étrangers, les enjeux dépassent la technologie. Ils touchent aussi la protection des données, les règles d’utilisation des services et la capacité réelle des États à encadrer l’économie numérique.

Cette concentration soulève également des questions importantes sur la gouvernance de l’intelligence artificielle et la capacité des sociétés à orienter le développement des technologies numériques selon les objectifs démocratiques.

Dans ce contexte, plusieurs chercheurs travaillant sur les impacts sociétaux de l’IA soulignent l’importance de renforcer la littératie numérique, de mettre en place des règles de gouvernance claires et de consolider les collaborations internationales afin d’encadrer le développement de l’IA et de s’assurer qu’elle demeure transparente, responsable et bénéfique à la société.

Par: Martin Noël, professeur de méthodes quantitatives à l’École des sciences de l’administration (ESA), Université TÉLUQ, et Lyse Langlois, directrice de l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (Obvia)

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