Élever un porc, un sanglier ou un sanglichon : pas sans responsabilités!
Par Ministère de l'Environnement de la Lutte contre les changements climatiques de la Faune et des Parcs Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 22 janvier 2026
Envie d’élever un sanglier pour votre consommation ou de garder un cochon vietnamien pour le plaisir? Voici ce que dit la réglementation.
Depuis la pandémie de COVID‑19, un nombre croissant de citoyens expérimentent l’élevage amateur d’un ou de quelques animaux de ferme à domicile. Parmi ces animaux figurent notamment des porcs, des sangliers et leurs croisements, communément appelés « sanglichons ».
Tout comme les éleveurs commerciaux, ces particuliers doivent respecter les obligations légales relatives à la garde de ces animaux. Les conséquences du non-respect de la réglementation dépassent largement le propriétaire.
Des risques écologiques et sanitaires majeurs
Lorsque des porcs, des sangliers ou des sanglichons s’échappent de leur enclos, ils peuvent causer des dommages importants à la faune locale en rivalisant avec elle, en s’en nourrissant ou en détruisant ses habitats. L’absence de normes rigoureuses de biosécurité pourrait également permettre l’introduction de la peste porcine africaine (PPA) et mettre en péril toute la filière porcine québécoise.
Les sangliers et certaines races de porcs rustiques sont capables de survivre et de se reproduire sur une grande partie du territoire québécois. Si une population s’implante au Québec, elle pourrait être impossible à éliminer.
Une réglementation stricte pour les propriétaires
Au Québec, les propriétaires qui possèdent au moins un porc, un sanglier ou un sanglichon ont des obligations, par exemple :
- Déclarer les mouvements de chaque animal (achat, vente, transport, abattage) dans PorcTRACÉ;
- Ne jamais offrir de restes de table et d’aliments pouvant contenir de la viande ou des sous-produits de viande afin de prévenir l’introduction de maladies comme la PPA.
Les propriétaires de sangliers ou de sanglichons ont des obligations additionnelles à respecter :
- Garder les animaux dans des enclos qui respectent des normes strictes;
- Détenir un permis ou être enregistrés comme exploitation agricole et déclarer la production de ces espèces;
- Identifier tous les animaux à l’aide d’étiquettes aux oreilles avant qu’ils n’atteignent l’âge de six mois;
- Déclarer immédiatement les animaux qui s’échappent de leur enclos;
- Tenter de récupérer les animaux qui se sont échappés. Au besoin, le gouvernement du Québec pourrait s’en charger, dans certaines circonstances, aux frais du propriétaire.
Vous apercevez une de ces bêtes en liberté? Signalez-la!
Les citoyens peuvent jouer un rôle pour éviter qu’une population de porcs, de sangliers ou de sanglichons ne s’implante en signalant rapidement leurs observations :
Par téléphone : 1 800 463-2191
Par courriel : [email protected]
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