Acheter ou louer: comment choisir l'option qui vous convient?
Par ACQ Résidentiel Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 26 août 2026
Pendant longtemps, devenir propriétaire a été présenté comme l'objectif à atteindre le plus rapidement possible. Pourtant, avec la hausse du prix des propriétés, des taux d'intérêt et du coût de la vie, cette vision mérite d'être nuancée. Acheter n'est pas automatiquement la meilleure décision financière, tout comme louer ne signifie pas nécessairement « jeter son argent par les fenêtres ». Alors, comment déterminer ce qui vous convient le mieux?
La réponse dépend avant tout de votre situation financière, de vos objectifs à court et long terme et, tout simplement, du mode de vie que vous souhaitez avoir. Acheter une propriété représente un engagement financier important qui va bien au-delà de la mise de fonds. En plus de votre versement hypothécaire, vous devrez prévoir plusieurs autres dépenses: frais de notaire, droits de mutation (taxe de bienvenue), taxes municipales et scolaires, assurances, entretien et réparations. Il faut également garder une marge de manœuvre financière pour faire face aux imprévus. Une toiture à remplacer, un appareil électroménager qui brise ou des travaux urgents peuvent rapidement faire grimper la facture.
Cela dit, certains programmes destinés aux premiers acheteurs peuvent faciliter l’accès à la propriété. Par exemple, le Compte d'épargne libre d'impôt pour l'achat d'une première propriété (CELIAPP) permet d'épargner en vue de l’achat d’une première habitation tout en profitant d’une déduction fiscale sur les cotisations et d'un retrait non imposable lors de l'achat d'une première habitation admissible, ce qui en fait l'un des outils d'épargne les plus avantageux actuellement.
Le Régime d'accession à la propriété (RAP) permet également, sous certaines conditions, de retirer des sommes de son REER pour financer l’achat d’une première habitation, sans payer immédiatement d’impôt sur le retrait, à condition de rembourser les sommes selon les modalités prévues.
Au Québec, un nouveau crédit d'impôt remboursable pour l'accès à la propriété permet désormais aux premiers acheteurs de récupérer un certain montant des droits de mutation (« taxe de bienvenue »), réduisant ainsi le coût global de l'acquisition d'une première résidence.
D'un autre côté, la location offre généralement une plus grande prévisibilité de certaines dépenses. Les réparations et les travaux d'entretien majeurs sont habituellement à la charge du propriétaire, ce qui peut permettre aux locataires de mieux planifier leur budget et de conserver une plus grande marge de manœuvre financière.
La location peut aussi offrir davantage de flexibilité. Si vous prévoyez changer de région pour votre travail, si votre situation familiale pourrait évoluer ou si vous souhaitez conserver la liberté de déménager plus facilement, ne pas être propriétaire peut représenter un avantage. Dans plusieurs marchés, il est aussi possible de louer un logement plus spacieux ou mieux situé que ce que l'on pourrait acheter avec un budget équivalent.
Mais attention! Louer ne signifie pas pour autant qu’il faut négliger l’épargne. Une personne qui choisit de louer peut, investir la différence entre ses coûts de logement et ceux qu’elle aurait assumés comme propriétaires.
Avant de prendre une décision, prenez le temps d’évaluer votre situation. Posez-vous notamment les questions suivantes:
- Prévoyez-vous demeurer dans la même région pendant plusieurs années?
- Votre situation professionnelle et vos revenus sont-ils suffisamment stables?
- Disposez-vous d'une épargne suffisante pour faire face aux dépenses imprévues?
- Êtes-vous prêt à consacrer du temps et de l'argent à l'entretien et aux réparations d'une propriété?
- Recherchez-vous davantage de flexibilité ou souhaitez-vous plutôt bâtir un patrimoine immobilier à long terme?
Il n’y pas une seule bonne réponse à ces questions. Devenir propriétaire constitue une excellente façon de bâtir un patrimoine à long terme. Mais cela vient aussi avec des responsabilités et des risques financiers qui ne doivent pas être sous-estimés.
À l’inverse, la location peut permettre de préserver une plus grande flexibilité, de limiter certaines responsabilités liées à l’entretien d’une propriété et de consacrer son argent à d’autres projets ou formes d’épargnes.
L'essentiel est de comparer les coûts réels des deux options et tenir en compte de votre situation dans son ensemble. Votre choix devrait correspondre à vos moyens, à vos priorités et à vos projets de vie.
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