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Des framboises à toute épreuve

Par Mise en ligne : 01 août 2019

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Depuis la fin-juillet, les framboises du Québec ont envahi les marchés publics et les épiceries. Or, les framboises d'ici ne se conservent pas aussi longtemps que celles du Mexique, mais pourquoi donc?

Visiblement inquiète, une lectrice de Protégez-Vous nous a écrit pour nous poser la question suivante: «Savez-vous quel produit est utilisé pour conserver les framboises du Mexique plus de 15 jours, alors que les framboises locales de juillet restent belles deux ou trois jours tout au plus? Sans doute un fongicide puissant, mais inoffensif.»

À cette question, Richard Bélanger, professeur au Département de phytologie de l’Université Laval, se fait rassurant: «En aucun cas des fongicides ne sont utilisés pour prolonger la durée de vie des aliments. Les producteurs étrangers doivent respecter des normes très strictes pour vendre leurs produits au Canada.»

En fait, dit-il, plusieurs éléments expliquent cette variation de conservation. D’abord, autant les fruits d’ici que ceux qui proviennent d’ailleurs sont soumis à des règles strictes concernant le maintien de la chaîne de froid.

Ainsi, l’ensemble des opérations (transport, entreposage, etc.) vise à garder les aliments à une certaine température pour éviter qu’ils se détériorent entre le moment de leur cueillette et celui de leur achat par le consommateur, même lorsqu’ils voyagent sur de grandes distances.

Variétés de framboises

Mais la raison principale de cette variation en est une de variété. Ce ne sont pas les mêmes fruits qui poussent au Québec et à plusieurs milliers de kilomètres au sud, et ce, pour des raisons de marché, précise Richard Bélanger. Ainsi, les variétés étrangères ont été mises au point pour se conserver plus longtemps, car elles sont destinées à l’exportation.

À l’inverse, les petits fruits du Québec sont faits pour être vendus et mangés rapidement. «Ces derniers sont des produits succulents, gorgés de sucre. Mais ils sont aussi plus fragiles parce qu’ils relâchent beaucoup d’eau, ce qui fait que les agents pathogènes s’y développent plus rapidement», explique le professeur.

>> À lire aussi: Rappels alimentaires, pas de microbes dans mon assiette!

 

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