Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Comment venir à bout des allergies saisonnières

Par Protégez-Vous en partenariat avec l'Ordre des pharmaciens du Québec Mise en ligne : 11 Juillet 2018 shutterstock.com

shutterstock.com

Toux, éternuements, congestion nasale, picotement des yeux… Voici comment diminuer les symptômes liés aux allergies saisonnières (herbe à poux, rhume des foins, etc.) et aux autres allergies (acariens, moisissures, etc.)

Les allergies sont causées par des substances normalement inoffensives auxquelles le corps tend à réagir trop vivement. L’allergie peut être plus ou moins intense et se présenter sous différentes formes. Parmi celles-ci, il y a l’asthme et la rhinite allergique.

Lors d’une réaction allergique, le corps libère de l’histamine, un composé chimique qui déclenche une foule de symptômes d’intensité variable:

• toux et éternuements

• écoulement nasal ou congestion nasale

• démangeaisons au nez et au palais

• yeux rouges et irrités

• picotement des yeux

• larmoiement

• asthme

• urticaire

La rhinite allergique est une inflammation de la muqueuse nasale qui conduit à différents symptômes tels que nez qui coule, éternuements, démangeaisons et congestion nasale. Il existe deux types de rhinites allergiques. En fonction de la substance à laquelle on est allergique (agent allergène), les manifestations allergiques peuvent être:

• saisonnières (ex.: herbe à poux, rhume des foins, arbres, graminées) – on parle alors d’un problème aigu ou périodique; ou

• apériodiques, donc sans lien avec les saisons, ces réactions pouvant être présentes toute l’année (ex.: acariens, animaux, moisissures) – on parle alors d’un problème chronique.

Un même patient peut être sensible à plusieurs agents allergènes.

Que faire si vous souffrez d’allergies saisonnières

• Fermez les fenêtres et utilisez un climatiseur dans la maison et la voiture.

• Évitez de faire sécher les vêtements à l’extérieur.

•Favorisez les activités extérieures l’après-midi lorsque l’indice de pollen est moindre. L’indice est à son maximum le matin, quand il vente et pendant les journées ensoleillées.

• Utilisez les douches nasales d’eau salée afin de favoriser une bonne hygiène des voies nasales.

Que faire si vous souffrez d’allergies apériodiques (acariens, poussière, etc.)

• Débarrassez-vous des objets qui retiennent poussière et moisissures (tapis, draperies, fauteuils, plantes d’intérieur, etc.).

• Si vous ne pouvez vous défaire de vos animaux, laissez-les à l’extérieur, confinez-les dans une pièce sans tapis idéalement munie d’un filtre à air ou lavez-les deux fois par semaine.

• Lavez votre literie une fois par semaine à l’eau chaude et recouvrez les matelas d’une enveloppe à l’épreuve des acariens si vous y êtes allergique.

• Lavez fréquemment les planchers à l’aide d’une vadrouille. Évitez l’aspirateur et le balai.

• Utilisez un déshumidificateur : une humidité de moins de 50 % est conseillée.

• Installez un échangeur d’air avec filtre HEPA (filtre à haute efficacité).

Traitement avec médicaments

Pour réduire les éternuements, l’écoulement nasal, la démangeaison nasale et le larmoiement, vous pouvez prendre des antihistaminiques. Si vous savez que vous serez exposé à un agent allergène, commencez le traitement au moins une heure avant l’exposition. De cette façon, le corps réagira moins à l’allergène et les symptômes seront moins importants.

Il existe deux générations d’antihistaminiques. Les antihistaminiques de deuxième génération ont des effets secondaires moins importants que ceux de première génération. Ces derniers peuvent notamment causer de la somnolence. Les antihistaminiques de première génération sont par ailleurs contre-indiqués pour les personnes souffrant de glaucome, de maladies cardiovasculaires, de troubles de la glande thyroïde et de difficultés urinaires consécutives à une hypertrophie de la prostate.

Étant donné le nombre d’antihistaminiques offerts sur le marché pour soulager les allergies, consultez votre pharmacien.

L’utilisation complémentaire d’un décongestionnant peut être utile pour débloquer les voies nasales mais pendant une courte période. Certains produits ont une action locale, comme les gouttes pour les yeux ou les vaporisateurs nasaux. On recommande de ne pas les utiliser pendant plus de trois jours. Ils peuvent servir de compléments aux antihistaminiques oraux.

Hormis les vaporisateurs contenant de la xylométazoline à une concentration de 0,05 % (ex.: Otrivin), les décongestionnants sont déconseillés aux enfants de moins de six ans. Il est préférable d’utiliser une solution saline pour dégager les voies nasales.

>> À lire aussi: Soulager les piqûres d’insectes: lotion, pommade ou crème?

Le saviez-vous?

Les pharmaciens peuvent renouveler la prescription de certains traitements, par exemple la prise d’un corticostéroïde en vaporisateur. Si vous avez reçu un diagnostic de rhinite allergique et que le médecin vous a fait une ordonnance pour ce problème de santé au cours des quatre dernières années, votre pharmacien pourrait vous prescrire à nouveau ce même traitement

Cet article est extrait de notre guide pratique Médicaments en vente libre, réalisé en partenariat avec l'Ordre des pharmaciens du Québec. Il est disponible dans notre boutique.

Ajouter aux favoris
Ajouter aux favoris

Pour suivre toutes les mises à jour et nouveautés sur cet article, vous devez être connecté.

Nouvelle