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Est-il trop tard pour décider de faire l’école à la maison à son enfant?

Par Marie-Eve Shaffer
ecole-maison

À quelques jours de la rentrée scolaire, vous décidez que votre enfant n’ira pas en classe et que vous lui ferez l’école à la maison pour le protéger des risques de la COVID-19. Est-il encore temps d’effectuer un tel changement, qu’il soit inscrit au public ou au privé?

L’école à distance

Si l’état de santé de votre enfant le met à risque de développer des complications s’il contracte la COVID-19, vous pouvez demander qu’il suive ses cours à la maison. Les réseaux public et privé ont développé des services à distance. Vous pouvez aussi formuler une telle requête si une personne de votre famille immédiate est vulnérable. Vous devez alors présenter un billet médical à la direction d’école de votre enfant.

L’école à la maison

Dans le cas où votre enfant et les membres de votre famille sont en bonne santé, votre enfant n’aura pas droit à l’enseignement à distance. Vous pouvez alors opter pour une scolarisation à la maison. Et il n’est pas trop tard pour le faire dès septembre.

«L’école à la maison est disponible en tout temps. Le parent peut retirer son enfant à n’importe quel moment de l’année», mentionne la présidente de l’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED), Marine Dumond.

Au moins 8 304 enfants seront scolarisés à la maison au cours de l’année 2020-2021, selon des données obtenues par Radio-Canada. Au mois de mars 2020, avant que la pandémie de COVID-19 soit déclarée, ils étaient 5 964.

Comment faire?

Si vous choisissez de faire l’école à la maison, vous devez présenter un avis écrit au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et à votre centre de services scolaire pour les informer que votre enfant poursuivra ses apprentissages à domicile. L’avis doit être envoyé dans les dix jours suivant le départ de votre enfant de son école. Si votre enfant fréquente un établissement privé, avisez aussi la direction de l’école.

Par la suite, vous devez présenter un projet d’apprentissage à la Direction de l’enseignement à la maison du ministère et à votre centre de services scolaire dans les 30 jours suivant la fin de la fréquentation scolaire de votre enfant.

Ce document doit présenter l’approche éducative que vous préconisez, le programme d’études et les activités prévues. Vous indiquez également les organisations qui vous épauleront dans l’enseignement à la maison et les modalités d’évaluation.

Frais déjà payés et pénalités

Si vous avez déjà payé des frais à l’école publique de votre quartier, vous recevrez un remboursement pour les services qui n’ont pas été rendus. «Ceci peut cependant varier selon le moment où le parent avise l’école de sa décision», mentionne le ministère de l’Éducation dans un échange de courriels, en précisant que chaque situation sera évaluée au cas par cas.

Dans le cas d’une école privée, vous devez assumer les frais «au prorata du nombre de jours que les services ont été offerts», indique la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP). «On ne facture pas de frais pour les jours, les semaines ou les mois au cours desquels l’enfant n’est pas scolarisé dans l’un de nos établissements», précise son président, David Bowles.

Toutefois, les droits d’inscription à une école privée – environ 50 $ – ne sont pas remboursables puisqu’il s’agit de frais administratifs imposés pour ouvrir le dossier de l’enfant. Il en est de même pour les frais d’environ 200 $ demandés à l’automne pour réserver une place à l’enfant au sein de l’école pour l’année suivante.

Quant à la possibilité que des pénalités soient exigées, M. Bowles avance que «ce n’est pas une pratique habituelle. Mais tous nos établissements sont indépendants.»

Réfléchissez-y bien!

Avant d’opter pour l’école à la maison, vous devez réfléchir à l’engagement que cela requiert. «On prend la responsabilité [de l’éducation de son enfant], insiste Marine Dumond. On ne délègue plus rien. Il faut chercher des ressources et il faut s’organiser.»

La présidente de l’AQED prévient les parents qui choisissent cette voie de ne pas faire l’erreur d’essayer d’être des enseignants. Ils sont plutôt des parents éducateurs, selon elle. «[Les enfants] ne veulent pas voir leurs parents comme des enseignants, dit-elle. C’est un apprentissage que les parents doivent faire. Ils vont devoir procéder par essais et erreurs.»

L’AQED vous propose plutôt de «sortir des normes» et de recourir à des méthodes alternatives d’enseignement, notamment par le biais de jeux, de lecture, d’activités muséales, etc.

Votre centre de services scolaire peut de son côté vous fournir des manuels scolaires et didactiques, en plus de vous donner accès à une bibliothèque, à des laboratoires, et même à des installations sportives, selon les disponibilités de ces espaces.

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