Comment choisir un climatiseur de fenêtre ou portatif
Quand la chaleur s’installe, les climatiseurs de fenêtre ou portatifs offrent une solution simple pour rafraîchir votre espace. Voici nos conseils pour trouver l’appareil adapté à votre situation, avec un tableau pour déterminer la puissance idéale.
L’été, la température intérieure d’une habitation non climatisée peut facilement atteindre 30 °C, si ce n’est plus, en période de canicule. Selon l’Institut national de santé publique du Québec, pour un confort optimal, la température de votre intérieur devrait plutôt se situer entre 24 et 26 °C l’été (contre de 20 à 24 °C l’hiver), avec un taux d’humidité idéal qui varie entre 30 et 50 %. Au-delà de ces seuils, la chaleur pourrait devenir inconfortable, voire présenter des risques pour votre santé.
Dans ce contexte, un climatiseur d’appoint peut vous aider à maintenir une température intérieure plus confortable. Vous pouvez vous procurer un climatiseur de fenêtre à partir d’environ 140 $ ou un modèle portatif à compter de 280 $, grosso modo, selon notre étude de marché.
Pour faire un choix éclairé, il vous faut toutefois tenir compte de plusieurs critères : le type d'installation possible, la puissance requise, la consommation d'énergie et le niveau sonore.
Climatiseur de fenêtre ou portatif : quelles différences ?
Les climatiseurs de fenêtre sont généralement plus efficaces et plus abordables que les appareils portatifs. Conçus pour les fenêtres à guillotine ou coulissantes, ils ne sont pas recommandés pour les fenêtres à manivelle, sauf au prix d’adaptations importantes.
De leur côté, les climatiseurs portatifs constituent une bonne option lorsque l’installation d’un modèle de fenêtre s’avère impossible ou est interdite par votre propriétaire ou par la déclaration de copropriété. Ils se placent à l’intérieur du logement et sont généralement raccordés à la fenêtre par un ou deux conduits d’évacuation fournis avec un adaptateur. Ces appareils présentent l’avantage de s’adapter à tous les types de fenêtres et d’être déplaçables d’une pièce à l’autre grâce à leurs roulettes, ce qui permet, par exemple, de climatiser le salon le jour et une chambre la nuit.
Il existe trois types de climatiseurs portatifs.
- Climatiseur monobloc à tuyau simple : Ce type d’appareil est équipé d’un seul tuyau servant à évacuer l’air chaud de la pièce. Cette évacuation crée une dépression qui attire l’air chaud provenant de l’extérieur et des pièces adjacentes. Le climatiseur doit donc refroidir cet air supplémentaire, ce qui réduit son efficacité, surtout en cas de fortes chaleurs. Son avantage : il est simple à installer.
- Climatiseur monobloc à tuyau double : Il est muni de deux tuyaux. L’un évacue l’air chaud généré par le climatiseur, et l’autre y fait entrer de l’air extérieur. Grâce à ce système, l’appareil limite l’infiltration d’air chaud et est donc plus performant que les modèles à tuyau simple. Son installation peut s’avérer un peu plus exigeante, certes, mais il s’agit du type de climatiseur à privilégier parmi les modèles portatifs en raison de son efficacité. Certains d’entre eux, comme ceux de la gamme Midea Duo, combinent les deux tuyaux en un seul tube intégré, ce qui facilite la manipulation par rapport aux produits à double tuyau classiques.
- Climatiseur dit « mobile split » : Ce genre d'appareil est composé de deux blocs – un intérieur et un autre extérieur – qui sont reliés par un tuyau. Puisque le compresseur se trouve à l'extérieur, il est plus silencieux et plus efficace, d'un point de vue énergétique, qu'un modèle monobloc. En contrepartie, il nécessite un espace extérieur accessible (balcon, cour), et il se déplace moins facilement d'une pièce à l'autre. Ce type de produit reste toutefois peu répandu au Canada et le choix de modèles s’avère très limité.
Climatiseurs sans tuyau : sont-ils vraiment efficaces ?
Parfois aussi qualifiés à tort de « climatiseurs sans conduit », ces appareils appartiennent en réalité à la catégorie des rafraîchisseurs d’air par évaporation. Ils humidifient et rafraîchissent légèrement l’air ambiant, sans offrir un véritable effet de climatisation. Très simples à installer, ils consomment généralement peu d’énergie, mais ils se révèlent aussi beaucoup moins efficaces qu’un climatiseur. De plus, puisqu’ils utilisent de l’eau ou de la glace pour rafraîchir l’air, ils peuvent augmenter le taux d’humidité de la pièce.
Choisir la bonne puissance en fonction de votre espace
Avant de choisir votre climatiseur, il est important que vous déterminiez la puissance adaptée à la taille de votre pièce. En effet, selon Robert Jones, acheteur pour Home Depot, « un appareil trop faible n’arrivera pas à refroidir l’air suffisamment. À l’opposé, un climatiseur trop fort alternera constamment entre l’arrêt et le fonctionnement, ce qui consomme plus d’énergie et nuit à la déshumidification de l’air. »
Comment calculer la superficie d’une pièce ?
Pour savoir combien de pieds carrés (pi2) fait votre pièce, multipliez sa longueur par sa largeur. Si la pièce n’est pas carrée ou rectangulaire, découpez-la en formes simples (rectangles, carrés ou triangles). Calculez chaque section séparément, puis additionnez les surfaces pour obtenir la superficie totale. Pour un triangle, multipliez la base par la hauteur, puis divisez le résultat par deux.
La puissance de refroidissement des climatiseurs s’exprime en BTU/h. Les experts recommandent généralement de compter 20 BTU par pi2, mais ce chiffre doit être affiné en tenant compte des éléments suivants.
- La qualité de l'isolation : si l’isolation de la pièce est moyenne ou insuffisante, il est recommandé d’ajouter de 10 à 20 % de BTU.
- La hauteur sous plafond : le calcul de base suppose un plafond standard de 8 pi. Au-delà de ça, ajoutez environ 10 % par pied supplémentaire.
- L’ensoleillement : si la pièce est très ensoleillée, il est recommandé d’ajouter 10 % de BTU. À l’inverse, si elle est plutôt ombragée, il est recommandé d’en retirer 10 %.
- L’utilisation de la pièce : à supposer que la pièce soit utilisée par plus de deux personnes, il est conseillé d’ajouter 600 BTU pour chaque personne supplémentaire. Si la pièce à refroidir est une cuisine, il est conseillé d’en ajouter 4 000.
Dans le cas des climatiseurs portatifs, deux normes coexistent encore pour en exprimer la puissance : la norme SACC (capacité de refroidissement ajustée en fonction des saisons) – aussi appelée DOE (département de l’Énergie des États-Unis) – et l’ancienne norme ASHRAE (l’acronyme pour « American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers »).
La norme SACC – pour « Seasonal Adjusted Cooling Capacity » –, obligatoire depuis le 10 janvier 2025, tient compte de la chaleur générée par l’appareil, ce qui reflète mieux sa performance en conditions réelles. De son côté, la puissance mesurée selon la norme ASHRAE, établie en conditions idéales, tend à surestimer la performance observée en usage réel d’environ 40 %.
Dans les caractéristiques d’un produit, il est généralement facile de repérer la norme employée pour indiquer la puissance. Utilisez le tableau ci-dessus pour déterminer celle dont vous avez besoin.
Un climatiseur portatif ou de fenêtre peut-il refroidir plusieurs pièces ?
Il peut être tentant de choisir un appareil plus puissant pour refroidir plusieurs pièces à la fois. Pourtant, il faut savoir que les climatiseurs portatifs ou de fenêtre refroidissent principalement la pièce où ils sont installés, et que l’air froid circulera peu vers les autres espaces fermés. Ainsi, même avec une puissance plus élevée, l’appareil ne sera pas en mesure de climatiser efficacement les autres pièces. Mieux vaut en prévoir un dans chaque pièce avec une puissance adaptée, sauf si les espaces sont ouverts et communiquent directement.
Pour rafraîchir efficacement plusieurs pièces, il peut être préférable de se tourner vers un système de climatisation centrale ou une thermopompe centrale, conçus pour distribuer l'air frais dans l'ensemble du logement par un réseau de conduits. Un avantage supplémentaire : la thermopompe centrale sert aussi de chauffage l’hiver et peut réduire les coûts de façon importante par rapport aux plinthes électriques.
Quelle incidence sur votre facture d’électricité ?
Au Canada, les fabricants de climatiseurs portatifs et de fenêtre doivent obligatoirement afficher une étiquette ÉnerGuide sur l’emballage de leurs produits pour vous aider à trouver les modèles les plus écoénergétiques. Cette étiquette comporte généralement cinq éléments :
Le rendement énergétique combiné (CEER, pour « Combined Energy Efficiency Ratio ») du modèle. « Plus ce chiffre est élevé, moins l’appareil consomme d’électricité pour fournir la même puissance de refroidissement », spécifie Alain Paquette, conseiller en habitation pour CAA-Québec. Le CEER des climatiseurs de fenêtre se situe généralement entre 10 et 15, tandis que celui des produits portatifs se trouve plutôt entre 5,4 et 9.
L’échelle du rendement énergétique possible pour des modèles de même type et de puissances similaires de refroidissement.
L’indicateur en forme de flèche montre la position du modèle concerné sur cette échelle.
La puissance de refroidissement (exprimée en BTU/h).
Le numéro du modèle.
Sur l’étiquette ÉnerGuide des modèles de fenêtre les plus écoénergétiques, vous trouverez aussi le logo « Energy Star ».
Selon Hydro-Québec, les climatiseurs de fenêtre qui sont certifiés Energy Star consomment en moyenne 9 % moins d’énergie que les modèles standards.
Sur la facture d’électricité, un appareil qui affiche la mention « Energy Star » aura toutefois une incidence minime par rapport à un modèle ordinaire. Selon le calculateur de coût de climatisation d’Hydro-Québec, un climatiseur de fenêtre de 12 000 BTU/h (CEER de 10) qui fonctionne 5 heures au quotidien pendant 40 jours dans l’année entraînera une facture annuelle d’électricité de 25,13 $, alors que celle d’un produit comparable certifié Energy Star (CEER de 12) sera de 20,94 $.
Cela dit, les climatiseurs certifiés Energy Star ne coûtent pas nécessairement plus cher que ceux qui ne le sont pas. À puissance égale, certains appareils ayant cette certification sont même moins chers.
Le niveau sonore : un critère à ne pas négliger
Certains climatiseurs peuvent être plus bruyants que d'autres. C'est un critère à considérer, surtout si vous comptez utiliser l'appareil dans une chambre à coucher.
Peut-on se fier au nombre de décibels affiché ?
Certains fabricants et détaillants indiquent le niveau sonore de leurs climatiseurs en décibels (dB). Or, ces chiffres sont généralement mesurés à la vitesse minimale du ventilateur – donc, dans les conditions les plus silencieuses – et ne sont pas vérifiés par un organisme indépendant. Il arrive aussi que la valeur corresponde au groupe extérieur plutôt qu'au bruit dans la pièce. Ainsi, on ne peut pas trop s'y fier.
Dans le cas des climatiseurs portatifs, les essais du site Wirecutter (une filiale du New York Times) montrent que les modèles les plus silencieux, notamment ceux de Midea et de LG, produisent autour de 46 à 48 dB en moyenne, ainsi qu’un volume sonore aux alentours de 50 à 54 dB pour les appareils de Frigidaire. Les tests de Consumer Reports – l'équivalent américain de Protégez-Vous – confirment la tendance : Frigidaire obtient parmi les meilleures notes en ce qui concerne le bruit à basse vitesse, mais tous les modèles deviennent sensiblement plus bruyants à pleine puissance.
Du côté des climatiseurs de fenêtre, le constat est le même : Midea, LG et Frigidaire dominent le classement de Consumer Reports, en particulier les appareils en forme de U, qui placent la vitre entre vous et le compresseur. Selon nos confrères américains, les modèles à compresseur dit « inverter » obtiennent généralement les meilleurs scores en matière de bruit. L'installation joue aussi un rôle : un châssis de fenêtre mal ajusté peut amplifier les vibrations de l'appareil.
La perception du bruit reste, par ailleurs, très subjective. Serge Blain, propriétaire de la quincaillerie Rona Beaubien, à Montréal, conseille aux gens de se déplacer en magasin pour écouter les climatiseurs avant de procéder à l’achat. « À puissance égale, les appareils ne font pas le même bruit, et tout le monde ne perçoit pas les sons de la même manière », explique-t-il. Si vous magasinez en ligne, les évaluations des consommateurs sur les sites des détaillants constituent aussi une bonne source d'information, le bruit étant l'un des critères les plus commentés.
Dans la chambre : une question de sommeil
« Pour bien dormir, le bruit ne devrait idéalement pas dépasser 30 à 35 dB, ce qui correspond à peu près au niveau d'un chuchotement », mentionne le Dr Christophe Moderie, psychiatre et somnologue du Centre d'études avancées en médecine du sommeil de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.
Bonne nouvelle : le ronronnement continu d'un climatiseur peut s'apparenter à un bruit blanc et améliorer le sommeil en masquant les bruits extérieurs imprévisibles. « Mais ce bénéfice n'existe que si le volume reste modéré, soit en dessous de 40 dB environ. Au-delà de 45, 50 dB, même un bruit continu et régulier commence à dégrader le sommeil », dit le spécialiste.
Le Dr Moderie recommande notamment de :
- Privilégier un compresseur « inverter », qui ajuste sa puissance en continu. « C'est le changement soudain de niveau sonore qui provoque les microréveils », souligne-t-il.
- Vérifier la présence d'un vrai mode « nuit » ne dépassant pas 35 dB, avec une montée progressive de la température de 1 à 2 °C au fil de la nuit, pour suivre la baisse naturelle de notre température corporelle. « Nous devenons un peu comme des reptiles en dormant : maintenir un froid constant peut provoquer des frissons et des réveils », illustre le somnologue.
- Éloigner l'appareil de la tête du lit. « Le bruit diminue avec la distance », rappelle-t-il.
Bruit ou chaleur : qu'est-ce qui nuit le plus au sommeil ?
« C'est une question que beaucoup se posent en été, et la science y répond assez clairement, affirme le Dr Moderie. La chaleur perturbe davantage le sommeil que le bruit. Une étude ayant directement comparé les deux a montré que la chaleur réduisait le temps de sommeil total, augmentait les réveils et diminuait le sommeil profond (le plus réparateur), alors qu'un bruit modéré n'avait qu'un impact limité. »
L'idéal ? « On recommande une température de chambre entre 16 et 20 °C pour un sommeil optimal », précise-t-il, ajoutant qu'« au-delà de 26 °C, la qualité du sommeil se dégrade de manière significative ».
Des fonctions qui varient d'un modèle à l'autre
Dans la grande majorité des cas, les climatiseurs sont dotés d'un ventilateur pouvant fonctionner seul (pour faire circuler l'air sans le refroidir) et déshumidifient l'air en mode « climatisation ».
Au-delà de ces fonctions de base, certaines options peuvent changer la donne selon vos besoins :
- Mode « déshumidification seule ». Certains modèles permettent de réduire le taux d'humidité sans refroidir la pièce, une fonction qui s’avère utile au sous-sol ou lors des journées humides, mais pas nécessairement chaudes.
- Mode « nuit ». Ce mode réduit la vitesse du ventilateur et, sur les appareils les plus avancés, augmente progressivement la température au fil de la nuit (voir notre section « Le niveau sonore : un critère à ne pas négliger »).
- Mode « chauffage ». Quelques modèles portatifs intègrent une pompe à chaleur qui permet de chauffer la pièce, ce qui peut se révéler pratique en début ou en fin de saison estivale.
- Filtration de l'air. Quelques modèles proposent l'ajout d'un filtre de grade MERV 14, conçu pour capturer le pollen, la poussière et les poils d'animaux. Ce n'est pas l'équivalent d'un purificateur d'air, mais cela peut améliorer la qualité de l'air ambiant. Vérifiez la disponibilité de cette option sur l’appareil qui vous intéresse.
Du réglage manuel aux climatiseurs connectés
Les climatiseurs de fenêtre les moins chers – autour de 140 $ dans le cas d’un appareil de 5 000 BTU/h – sont équipés de simples molettes permettant de régler l'intensité de refroidissement et la vitesse du ventilateur.
La plupart des autres modèles, qu'ils soient de fenêtre ou portatifs, offrent un panneau de commande électronique avec thermostat intégré : l'appareil se met en marche quand la température monte et s'arrête une fois que la consigne est atteinte. Ils sont généralement vendus avec une télécommande et une minuterie pour vous permettre de programmer les heures de fonctionnement.
Certains modèles vont plus loin encore en se connectant à votre réseau Wi-Fi. Vous pouvez alors les piloter à distance depuis une application sur votre téléphone intelligent, ou alors par commande vocale (Alexa, Assistant Google, etc.). En pratique, cela s’avère surtout utile pour rafraîchir la pièce avant d'y entrer, régler la température sans vous lever ou programmer des horaires personnalisés. Le contrôle à distance peut aussi représenter un atout pour les personnes à mobilité réduite.
Durée de vie et garantie : à quoi s’attendre ?
La durée de vie moyenne d’un climatiseur portatif varie entre 5 et 10 ans, tandis que celle d’un modèle de fenêtre peut atteindre de 8 à 12 ans environ.
À l’heure actuelle, la plupart des appareils sont couverts par une garantie de 1 ou 2 ans sur les pièces et la main-d’œuvre.
Les marques Arctic King et DeLonghi offrent également une garantie sur le système frigorifique de certains de leurs produits qui peut aller jusqu’à 5 ans.
Une nouvelle garantie légale de 6 ans, dès octobre 2026
Tous les climatiseurs neufs achetés à compter du 5 octobre 2026 seront couverts par une garantie légale de bon fonctionnement de 6 ans.
Qu’est-ce que ça change pour vous ? En cas de mauvais fonctionnement de l’appareil, vous pourrez vous tourner vers le fabricant et/ou le commerçant, qui devra réparer (ou faire réparer), remplacer ou vous rembourser l’appareil défectueux, sans frais. Cette garantie s’appliquera automatiquement, mais elle exclura l’entretien normal du bien ainsi que les dommages liés à un usage abusif.
Pour en apprendre plus : Office de la protection du consommateur – Nouvelles obligations pour les commerçants
Prêt à magasiner ?
Consultez notre article sur les meilleures marques de climatiseurs, selon notre Panel de consommateurs, pour repérer les plus fiables sur le marché québécois, et utilisez notre comparateur de produits pour trouver le modèle qui correspond à vos besoins.
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