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Vendre son véhicule d’occasion

Par Protégez-Vous Mise en ligne : 27 septembre 2019 Shutterstock.com

vendre-auto Shutterstock.com

Particuliers, commerçants, vente d’accommodement, voici les conseils de Protégez-Vous pour bien vendre votre auto usagée.

La vente d'une auto à un particulier

Pour séduire un acheteur, votre voiture doit être impeccable: commencer par un bon lavage inté-rieur et extérieur. Nettoyez-la à fond, astiquez les jantes, les plastiques à l’intérieur etc. Un véhi-cule bien nettoyé a plus de chances de taper dans l’œil d’un acheteur.

N’oubliez pas d’en sortir toutes vos affaires personnelles, sans oublier le pare-soleil du petit der-nier. Si votre auto est remplie de gobelets de papiers, bouteilles ou gobelets de café vides, cela ne fait pas très sérieux.

Certaines réparations sont peut-être nécessaires (traces de rouille, rayures, témoins lumineux au tableau de bord etc.). Au moment de vendre votre auto, vous avez deux solutions : réaliser les tra-vaux vous-même et vendre l’auto en parfait état, ou baisser votre prix en informant le vendeur des frais à prévoir.

Si votre peinture est un peu ternie et que vous trouvez que quelques rayures se voient trop, vous pouvez payer un lavage professionnel, un lustrage de la carrosserie pour lui rendre son éclat. 

Mais pour des réparations plus importantes (traitement de la corrosion, peinture d’un panneau de carrosserie, débosselage etc.) faite d’abord vos calculs avant de vous lancer. En effet, la répara-tion de la carrosserie et le traitement de la corrosion coûtent cher. Voyez si l’investissement vaut la peine d’être fait et s’il vous permet de tirer un meilleur prix de votre auto.

Les documents

Un bon dossier couvrant la vie de votre auto atteste de votre sérieux auprès des acheteurs. Réu-nissez le manuel du propriétaire et tous les documents ayant trait à votre auto: garanties, factures d’entretien, de traitements, de réparations…
Ils sont précieux pour démontrer aux acheteurs le soin apporté à votre véhicule. Un dossier d’entretien complet rassure également les acheteurs car ils peuvent vérifier que l’odomètre n’a pas été reculé (le kilométrage du véhicule est indiqué sur les factures d’entretien) et que la voi-ture est allée régulièrement au garage pour les changements d’huile, l’entretien des freins, de la courroie de distribution etc.

Si vous n’êtes pas spécialiste de l’automobile, vous pouvez noter sur une petite fiche un certain nombre des renseignements que les acheteurs risquent de vous demander, comme la consomma-tion du véhicule, les frais d’entretien à prévoir etc.

Un dernier bilan

Vous vous pouvez demander à un professionnel de faire une inspection mécanique de votre auto avant de la vendre. Cela rassurera les acheteurs, vous permettra de corriger de petits défauts s’il y a lieu et constituera une aide précieuse pour fixer le prix de vente.

N’oubliez pas de demander au mécanicien de vous remettre la fiche d’inspection de votre véhicule dûment remplie. Payer pour une inspection est intéressant pour des véhicules dont la valeur est encore élevée. Si vous vendez une vieille auto 2 000 $ payer une inspection ne sera pas rentable pour vous.

En revanche, vous pouvez proposer à l’acheteur d’en faire une à ses frais s’il le souhaite. Cela montre que vous êtes de bonne foi et que vous n’avez rien à cacher.

Que vous ayez payé une inspection ou pas, soyez franc! Problèmes connus, réparations à faire, accidents, rappels: donnez toute l’information dont vous disposez à l’acheteur.

Vous n’avez pas à lui fournir de garantie, mais d’après le Code civil du Québec, la découverte d’un vice caché est susceptible de faire annuler la vente ou de donner lieu au versement de dommages et intérêts, tout comme le fait d’avoir omis d’informer l’acheteur d’un accident passé ou des répa-rations à effectuer dans un avenir proche.

Votre auto vaut bien un contrat

Légalement, un contrat écrit n’est pas exigé pour que la vente d’une automobile d’un particulier à un autre soit valide. Nous considérons toutefois qu’un tel contrat est essentiel, car il peut éviter bien des malentendus et des ennuis.
Le contrat type (PDF) que vous trouverez sur notre site prévoit des espaces où indiquer l’identité des deux parties, la description du véhicule et une mention que l’acheteur l’a examiné, essayé ou fait inspecter. 
Votre contrat devrait également contenir les modalités de la transaction avec l’acheteur, tels que le prix de vente, le mode de paiement, les délais ainsi que la date du transfert de propriété.

La facture

Ne facturez aucune taxe à l’acheteur: il devra payer la TVQ directement à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Par contre, vous pouvez lui demander un acompte non remboursable pour vous assurer de son sérieux et du paiement complet du véhicule à la date dont vous avez convenu.

Pour le règlement, privilégiez une traite bancaire, un virement de fonds ou de l’argent comptant. 
Dès que votre auto est vendue, cessez de l’utiliser! Une telle utilisation est en effet l’une des causes (comme les vices cachés) susceptibles d’annuler la vente. Vous devez remettre votre auto à l’acheteur dans l’état où elle était avant l’achat.

Le transfert de propriété

Une fois la vente finalisée avec le vendeur, il vous rendre dans un centre de service de la SAAQ pour réaliser le transfert de propriété. C’est à partir de ce moment que le véhicule ne vous appar-tient plus aux yeux de la SAAQ.
Si la vente est conclue en dehors des heures d’ouverture des bureaux, vous pouvez signez une pro-curation à l’acheteur pour qu’il fasse le transfert à votre place. Toutefois, Protégez-Vous vous dé-conseille de le faire à moins qu’il s’agisse d’une personne de confiance. 

En effet, si l’acheteur ne se rends jamais à la SAAQ, vous êtes toujours le propriétaire légal du véhicule. Vous pourriez donc être tenu responsable de ses écarts de conduite (délit de fuite, con-traventions, conduite sans assurance etc.), ce qui pourrait vous coûter très cher.

Si vous ne pouvez pas être présent pour le transfert à la SAAQ, il est plus prudent de faire une pro-curation à un ami ou un parent qui fera les démarches avec l’acheteur à votre place. Cela vous évitera des mauvaises surprises.

L'échange chez un marchand indépendant ou un concessionnaire 

Vous n’avez ni le temps ni l’énergie nécessaires pour vendre vous-même votre auto? Si vous comp-tez acheter ou louer une auto neuve ou d’occasion chez un commerçant, alors l’échange est pour vous!

Pas d’annonce, peu de formalités, aucun risque: échanger son auto chez un concessionnaire est une solution confortable pour ceux qui ne veulent pas peiner eux-mêmes à revendre leur véhicule.
Non seulement le concessionnaire s’occupe des formalités auprès de la SAAQ, mais il assume aussi toutes les responsabilités liées à votre ancienne auto.

Vous n’êtes donc exposé à aucun recours de la part de son futur acheteur en cas de problème mé-canique – à condition évidemment de ne faire aucune fausse déclaration.

Vente à perte?

Le concessionnaire déterminera le prix qu’il est prêt à vous offrir pour votre véhicule en fonction de son âge, de son état, de sa rareté, etc. Compte tenu des frais de réparations et de la marge de revente qu’il se réserve, le commerçant vous offrira sûrement un prix moindre que celui que vous auriez obtenu en vendant votre voiture vous-même.

Mais vous ne serez pas totalement perdant sur le plan financier, puisque vous paierez moins de taxes sur votre nouveau véhicule que si vous l’aviez acheté en versant un acompte équivalent au produit de la vente de votre auto.

Par exemple, si vous achetez une voiture d’une valeur de 20 000 $ et que le concessionnaire re-prend votre ancienne voiture à 8 000 $, vous ne paierez les taxes que sur un montant de 12 000 $ (20 000 – 8 000). En revanche, si vous la vendez vous-même 10 000 $ et que vous versez cette somme comme acompte, les taxes seront ajoutées au prix d’origine de la nouvelle auto, soit 20 000 $.

À vous, donc, de faire vos calculs et de déterminer ce qui est le plus avantageux pour vous.

Vous avez trouvé un acheteur, mais désirez quand même profiter d’un crédit de taxes? Vous pou-vez choisir de vendre votre voiture à cet acheteur par l’entremise d’un marchand (voir «Vente d’accommodement», ci-dessous).

La vente d'accommodement

Vous vendez votre voiture à un particulier et vous avez déjà repéré votre nouvelle auto chez un commerçant?

Vous avez peut-être intérêt à utiliser la vente d’accommodement, qui vous permet de vendre votre voiture par l’entremise du concessionnaire auquel vous allez acheter ou louer votre nouvelle auto.

Habituellement, c’est le commerçant qui effectue les formalités de transfert de propriété du véhi-cule; cela vous évite, ainsi qu’à l’acheteur, d’avoir à vous rendre aux bureaux de la Société de l’assurance automobile du Québec.

En plus, vous faites des économies, car la vente d’accommodement vous permet de bénéficier d’une réduction de taxes. Cette réduction équivaut au montant de la taxe payable sur la valeur de la voiture vendue.

Supposons par exemple que vous décidez de vendre votre auto 8 000 $ à un particulier. Ce dernier devra payer la TVQ sur le prix d’achat, soit débourser un total de 8 680 $ (8 000 $ + 8,5 %). Suppo-sons aussi que, de votre côté, vous avez repéré une nouvelle auto coûtant 20 000 $.

Si vous vendez vous-même votre véhicule au particulier, vous devrez débourser 14 785 $ pour ac-quérir votre nouvelle auto, soit 22 785 $ (le prix de l’auto convoitée taxes comprises) moins 8 000 $ (le prix de votre ancienne voiture).

Si vous optez pour la vente d’accommodement, vous ne débourserez que 13 671 $, soit le prix de l’auto neuve (20 000 $) moins la valeur d’échange de votre véhicule (8 000 $), plus les taxes, cal-culées sur le solde de 12 000 $. Vous ne paierez donc que 1 671 $ en taxes au lieu de 2 785 $: une économie de 1 114 $.

Comme votre acheteur devra aussi acquitter la TPS (400 $), puisqu’il achètera votre auto au con-cessionnaire, vous aurez tout intérêt à diminuer votre prix de vente d’autant pour l’intéresser à ce mode de transaction. Faites vos calculs, mais sachez qu’en général, vous êtes gagnant.

Trois conditions doivent être réunies pour que ce type de vente soit considéré comme une vente d’accommodement:

• le vendeur échange le véhicule qu’il remplace lors de l’achat d’une nouvelle auto (neuve ou d’occasion)

• l’acheteur du véhicule remplacé est désigné par le vendeur 

• le prix de vente maximal du véhicule remplacé correspond montant qui sera accordé au vendeur.

Déterminer le prix de revente

Trouver le bon prix de revente de votre auto peut vite tourner au cauchemar. Bien des vendeurs en ont fait l’expérience avant vous. S’il est trop élevé, vous aurez du mal à vendre votre véhicule. S’il est trop bas, vous vous mordrez les doigts en pensant à tous les dollars perdus. La solution? Investir… du temps et des efforts.

Pour le fixer, vous pouvez consulter le Canadian Black Book, un guide réputé comme étant la source impartiale la plus fiable dans l’industrie automobile canadienne. Grâce à une calculatrice gratuite mise en ligne sur son site, vous pouvez obtenir le prix de vente moyen de votre auto. 

Gardez en tête que les prix maximaux qui y sont indiqués concernent des véhicules en parfait état (compte tenu de l’âge et de l’usure du véhicule), ce qui est rarement le cas d’une voiture d’occasion.

Sonder la concurrence est essentiel, car les acheteurs compareront votre offre avec beaucoup d’autres. Mieux vaut rester compétitif.

Mais il faut aussi prendre en compte la réalité du marché. En effet, si vous constatez que toutes les voitures annoncées sur internet sont moins chères que ce que vous vous apprêtiez à demander, il faudra ajuster votre prix en conséquence. Comparez donc votre auto (âge, kilométrage, état général, entretien) à celles qui sont déjà annoncées et définissez votre prix en fonction de ces pa-ramètres. 

Prenez votre temps

La patience ne vaut pas forcément de l’or mais elle devrait vous éviter de perdre des dollars. Si vous souhaitez vendre votre auto en un temps record, vous risquez d’accepter des offres bien en deçà du montant que vous vous êtes initialement fixé.
Autant vous y attendre, les acheteurs potentiels tenteront de vous faire baisser votre prix de vente. Évitez d’avoir l’air pris au dépourvu ou de trop hésiter.

Avant de recevoir un acheteur, fixez-vous un prix plancher au-dessous duquel vous ne souhaitez pas vendre.
Si les acheteurs potentiels vous proposent toujours moins, c’est peut-être parce que votre prix plancher est trop élevé. A contrario, si vous croulez sous les appels, c’est sans doute que votre prix est trop bas.

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