Abri d’auto temporaire: interdit dans plusieurs villes

Par Benoîte Labrosse Mise en ligne : 16 octobre 2013

Vous comptez installer un «abri Tempo»? Vérifiez d’abord si votre municipalité le permet et, si oui, à quelles conditions. Sinon, l’amende risque d’être salée!

Photo: Abritec

Au Québec, l’installation d’abris d’auto temporaires est réglementée par les municipalités. Difficile, donc, de généraliser. Avant d’acheter ou de louer un tel abri, contactez le service d’urbanisme de votre municipalité – ou de votre arrondissement dans le cas de Montréal et de Québec – pour connaître les détails de la réglementation et les interdictions.

Permis obligatoire?

Généralement, aucun permis n’est nécessaire pour l’installation d’un abri. Toutefois, certaines villes l’exigent. C'est le cas, notamment, de la Cité de Dorval, où vous devez vous procurer un permis annuel au coût de 10 $. D’autres municipalités demandent plutôt que vous obteniez une autorisation pour la première année d'installation. À Joliette et à Repentigny, par exemple, ce document – gratuit dans le premier cas, 30 $ dans le second – s’obtient à la suite d’une demande officielle incluant un plan d’implantation de la structure.

Règle générale, un seul abri est permis par terrain occupé par un bâtiment principal dont la vocation est uniquement résidentielle, ce qui exclut les commerces et les bâtiments à usages mixtes. Attention: l’abri ne doit servir qu’à protéger les véhicules automobiles des intempéries. L’entreposage de matériaux y est strictement interdit, tout comme l’installation d’un système de chauffage.

Interdiction formelle
Certaines municipalités interdisent formellement les abris d’auto temporaires, entre autres Lorraine, Kirkland, Candiac, Saint-Lambert, Pointe-Claire, Westmount, Ville de Mont-Royal, Vaudreuil-sur-le-Lac. À Montréal, les arrondissements de LaSalle, d’Outremont, de Lachine (sauf le quartier Saint-Pierre) et de Saint-Laurent les refusent également, de même que le quartier Île-des-Sœurs de l’arrondissement de Verdun.

Dans la plupart des municipalités où l’installation d’un abri temporaire est autorisée, une interdiction spéciale s’applique à proximité des sites historiques et patrimoniaux.

Installation temporaire seulement
Partout où ils sont permis, les abris se doivent de rester temporaires: les dates d’ouverture de la période autorisée pour l’installation s’étendent principalement du 1er octobre au 1er novembre, et les dates maximales de retrait vont du 1er avril au 15 mai. Dans les six arrondissements de la ville de Québec, par exemple, vous pouvez utiliser votre abri du 1er octobre au 30 avril.

Certaines municipalités permettent de monter la structure métallique plus tôt dans la saison, sans toutefois y installer la toile. À Laval et dans l’arrondissement montréalais d’Anjou, notamment, la structure peut être érigée dès le 15 octobre, mais la toile ne peut être installée avant le 1er novembre.

Où installer son abri?
En règle générale, l’abri doit être installé dans la voie d’accès au stationnement ou sur le stationnement même. Une distance minimale avec un coin de rue, une borne-fontaine et un panneau de signalisation routière est souvent spécifiée. Un entretien adéquat est exigé, et l’égouttement de la pluie et de la neige doit toujours se faire sur le terrain du propriétaire de l’abri.

Bricoleurs s'abstenir!
Les règlements municipaux imposent le plus souvent une toile en tissu synthétique laminé d’un ton pâle et translucide et une structure tubulaire métallique. Les fenêtres de côté sont recommandées pour assurer une bonne visibilité au conducteur. La structure et la toile doivent être manufacturés, car plusieurs municipalités interdisent les abris faits maison. Même chose pour les blocs de ciment et autres techniques d’ancrage artisanales (voir encadré).

Des amendes salées
Les résidants qui contreviennent à l’un des articles du règlement sur les abris d’auto temporaires émanant de leur municipalité sont passibles d’amendes, qui varient généralement de 100 à 1 000 $ pour une première infraction. S’il y a récidive, le montant pourra grimper jusqu’à 4 000 $. Dans le cas d’une personne morale, l’amende pourrait être deux fois plus élevée.

Comment bien ancrer un abri temporaire
L’abri d’auto doit être solidement ancré au sol de façon à résister aux vents et aux tempêtes hivernales. D’où l’interdiction d’utiliser des blocs de ciment, jugés trop instables. Habituellement, à l’achat comme à la location, un ensemble de quatre ancrages dits «cavaliers» est fourni. Ces ancrages doivent être retirés du sol chaque année, en même temps que l’abri. Ces crochets, semblables à un U inversé, efficaces dans le gazon et sur l’asphalte, ne peuvent toutefois être installés sur du pavé uni ou dans des zones de grands vents.

De telles conditions obligent la pose d’ancrages dits «permanents»: de grands crochets de près de 60 cm de longueur qui forment une sorte d’hameçon à la hauteur du sol, où est fixé un boulon. Ce dernier est enlevé au printemps et remplacé par un bouchon protecteur. Les ancrages doivent être lubrifiés chaque saison.

L’ensemble de quatre ancrages permanents vaut environ 100 $. Une mèche particulière étant nécessaire à leur installation, il est conseillé de faire appel à un professionnel, dont l’intervention se détaille entre 40 et 100 $. Ce dernier pourra également s’assurer que les ancrages choisis sont bien adaptés; les crochets permanents sont par exemple déconseillés dans le gazon et le gravier à cause du gel.

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