Vidéo: Quels sacs d'emplettes devrait-on privilégier?

Par Rémi Leroux (Texte, illustrations et animation) Mise en ligne : 17 septembre 2018

Sac en plastique conventionnel, en bioplastique, en plastique épais, en papier, en coton... Lequel est le moins dommageable pour l'environnement?

Depuis le 1er janvier 2018, la distribution de sacs en plastique à usage unique est interdite dans les commerces de Montréal. Cette décision s’inscrit dans une prise de conscience mondiale des impacts de notre consommation de plastique sur les écosystèmes terrestres et marins.

Chaque année, plus de 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les océans (source: ONU), causant la mort d'un million d'oiseaux de mer et de 100 000 mammifères marins. Pour lutter contre ces catastrophes, des solutions existent.

La décision de plusieurs municipalités canadiennes de bannir les sacs en plastique à usage unique a été saluée par les organisations environnementales. Pourtant, une étude réalisée par le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) pour Recyc-Québec a apporté des éléments importants sur le cycle de vie des fameux sacs d’emplette.

Le document révèle que le sac en plastique conventionnel en polyéthylène haute densité (HDPE) – celui interdit par les municipalités – a un impact moins grand sur la santé humaine, la qualité des écosystèmes et l’utilisation des ressources fossiles que le sac en bioplastique, le sac en plastique épais et le sac en papier.

- Les sacs "chinois" sont les sacs réutilisables les plus répandus au Québec. Ils sont en polypropylène tissé (comme le sac vert sur cette photo) ou en polypropylène non tissé (comme les trois autres sacs présentés ici).

Mais le sac en plastique conventionnel présente un défaut majeur: il n’est pas biodégradable, et les répercussions lorsqu’il est abandonné dans l’environnement sont considérables. Les sacs en coton sont également à éviter car ils ont de forts impacts sur la santé humaine et la qualité des écosystèmes notamment.

Si vous devez faire un choix: privilégiez le sac en polypropylène non tissé, aussi appelé «sac chinois» (le sac réutilisable habituellement proposé dans les épiceries). Vous ne devrez l’utiliser qu’une vingtaine de fois pour qu’il devienne plus écologique qu’un sac conventionnel en plastique.

Bannir l’eau en bouteille

Une autre façon de lutter contre la présence du plastique dans nos vies quotidiennes est de bannir définitivement les bouteilles d’eau à usage unique.

Les Québécois en consomment 1 milliard de bouteilles chaque année, ce qui est un non-sens absolu selon les organisations environnementales qui rappellent que l’eau est un bien commun et non une marchandise.

L’interdiction de distribution de bouteilles d’eau à usage unique par certaines municipalités et institutions est donc un pas dans la bonne direction, mais qui ne suffira pas. Des solutions simples et de bon sens existent: favoriser l’utilisation des bornes d’eau en milieu urbain et surtout promouvoir la qualité de l’eau du robinet, longtemps dénigrée.

Et pour ne pas perdre les bénéfices de ces gestes importants, évitez d’acheter un avocat prédécoupé emballé ou une banane solo plastifiée dans une barquette.

Pour en savoir plus sur les enjeux environnementaux et la consommation responsable, consultez nos articles sur le gaspillage alimentaire, le cycle de vie des produits et les façons de diminuer votre empreinte écologique.

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Commentaires 11 Masquer

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  • Par PATRICK TREMBLAY | 22 mai 2018

    Je propose, à tous, de signer la pétition pour encourager (lire: obliger!) la SAQ à reprendre les bouteilles consignées! Il est temps que la SAQ fasse son bout de chemin pour l'environnement.

    https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7249/index.html

  • Par JOE ABLESON | 26 mai 2018

    Une consigne serait une excellent idée, mais en même temps il serait peut-être temps de réviser les taux. Ça fait par exemple plus de 30 ans que les canettes en aluminium sont à 5c. Ça ne vaut presque pas la peine de les rapporter à ce prix la.

  • Par ODETTE VIAU | 23 mai 2018

    Depuis que nous faisons nos emplettes à l'épicerie avec des sacs réutilisables et que nous utilisons des bacs de recyclage dont le contenu s'empile au Centre de tri faute de débouchés efficaces, nous nous estimons environnementalistes et en droit de consommer un lot de bouteilles de vin non consignées, des paquets de 24 bouteilles d'eau en plastique non réutilisables pour nos besoins quotidiens, de l'essence en quantité en étant devenus ces dernières années friands des SUV et pourquoi pas en droit d' acheter nos repas préparés de Marché Goodfood ou autres fournisseurs avec une quantité d'emballages non réutilisés à faire dresser les cheveux sur la tête, à exiger que nos fruits et légumes soient bien sur-emballés à l'épicerie et surtout à vouloir encourager Purolator, UPS et Postes Canada ou autres services de livraison en achetant nos produits chez Amazon. Bref, vous l'aurez deviné: l'humain n'en est pas à une contradiction près lorsqu'il s'agit de son confort personnel.
    Denis Lapointe.

  • Par yvanhoe fortier | 23 mai 2018

    En France,il y a des containeur specialement pour le verre de toute les couleurs,Il faut enlever les couvercles métallique.Le verre est ensuite recycler,refondu pour en faire de nouvelles bouteilles ou contenant en verre. La majorité des bouteilles de Champagne sont faites de verre recycler.Il faut la volonté politique et citoyenne pour le faire.

  • Par NOWEIMIE PAQUET | 22 mai 2018

    Selon les enquêtes de tva, que 20% des bouteilles sont recyclables. Les autres 160 millions dites "souillées" finissent dans les sites d'enfouissement. A environ 500g de la bouteille cela fait 80,000 tonnes métriques de bouteilles que notre gouvernement "vert" jette au poubelle. Et pour ceux qui comptent le carbonne, à 30kw la tonne pour produire ce verre, cela fait 2400 MW d'énergie perdue. Sur 10-20 ans cela en fait un paquet de verre et d'énergie perdue pour sauver 50 millions/an à la SAQ. Faisons comme en Ontario svp!