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Par Rémi Leroux Mise en ligne : 09 janvier 2017  |  Magazine : février 2017

Photos: Réjean Poudrette, Shutterstock

Ils sont dans la trentaine, épargnent 60 % de leur revenu net, placent leur argent en Bourse et prévoient prendre leur retraite à 40 ans. Comment y arrivent-ils ?

Connaissez-vous Peter Adeney, alias Mr. Money Mustache ? Pour de nombreux milléniaux, ce blogueur américain né au Canada est une idole. L’ingénieur a arrêté de travailler à 30 ans grâce à un mode de vie frugal et une stratégie financière axée sur l’épargne extrême. Son site est une référence pour les membres de la communauté du early retirement (retraite précoce, en français).

Mr. Money Mustache n’est pas un cas isolé. Plusieurs trentenaires, comme Timothy Stobbs, envisagent aujourd’hui de prendre leur retraite de façon prématurée. Depuis 2006, ce blogueur canadien distille ses conseils en ligne et fait part à ses lecteurs de sa quête d’une retraite très, très anticipée.

Au Québec, le mouvement émerge mais demeure marginal, selon tous les experts que Protégez-Vous a interrogés. Les profils comme ceux de Mr. Money Mustache et Timothy Stobbs ne sont pas… monnaie courante, confirme Sophie Sylvain, conseillère au développement des affaires chez Desjardins : « Je rencontre des personnes qui, oui, expriment un désir d’indépendance financière, mais n’envisagent pas d’arrêter de travailler à 40 ans. » Bien qu’encore discret, le phénomène existe et il incite à la réflexion : comment de jeunes trentenaires parviennent-ils à épargner suffisamment pour arrêter de travailler à 40 ans ?

À la retraite pendant… 50 ans

Pour Michel Lessard, planificateur financier et fiscaliste chez Lessard & St-Hilaire, il y a une grande différence entre l’indépendance financière et l’ambition affichée de prendre sa retraite à 40 ans : « L’espérance de vie augmente, et les personnes qui visent cet objectif pourraient être à la retraite pendant 40 ou 50 ans ! C’est un horizon très difficile à envisager, tant d’un point de vue personnel qu’en ce qui a trait à la planification financière. »

La perspective n’effraie pourtant pas Jean-Sébastien, un Montréalais âgé de 38 ans qui entend bien prendre sa retraite dans deux ans. En 2015, il a lancé son site jeuneretraite.ca, où il explique ses motivations : « Je vise la liberté financière pour sortir du “rat race” [course sans fin]. […] Je trouve que notre mode de vie est souvent aberrant. On passe en moyenne 1 h 15 par jour dans son auto pour aller au boulot et rentrer [à la maison], on travaille toute la journée pour entretenir les bébelles associées à notre “standing” social, on regarde en moyenne 4 h 20 de télé par jour […]. Est-ce vraiment ça, la vie ? »

La stratégie financière de Jean-Sébastien, inspirée de celle de Mr. Money Mustache, repose sur cinq grands principes : l’absence de dettes, un mode de vie frugal, une gestion budgétaire optimisée, une épargne extrême et des placements diversifiés.

Des profils identiques

Les personnes qui aspirent à prendre leur retraite très tôt partagent souvent le même profil socioéconomique, constate Boyan Ivanov, planificateur financier à BMO Groupe financier. Il s’agit en général de jeunes trentenaires vivant en couple, habituellement sans enfant ou ayant un enfant en bas âge, propriétaires de leur logement, très économes et disposant de bons emplois, donc de bons revenus.

C’est d’ailleurs le cas de Jean-Sébastien et de sa conjointe, Nathalie, 36 ans. Ils n’ont pas d’enfant et n’envisagent pas d’en avoir. Jean-Sébastien travaille dans le secteur du commerce électronique tandis que Nathalie est pharmacienne. Grâce à leurs économies, ils ont payé comptant leur condo de 700 pi2 situé dans l’arrondissement Ville-Marie, à Montréal.

C’est également la situation de Cathy et de Simon (prénoms fictifs), un couple qui vit dans l’arrondissement de Verdun, à Montréal, dans une maison déjà payée. Simon, 38 ans, est informaticien et Cathy, 35 ans, architecte. Ils ont un petit garçon de 18 mois. Sur le blogue qu’ils ont lancé pour raconter leur parcours vers l’indépendance financière et la retraite, ils sont « la famille Riche & Relax ».

Absence de dettes

C’est le premier point commun entre les quatre personnes que nous avons rencontrées pour cet article. Certaines n’avaient pas de prêt étudiant à rembourser ; les autres l’ont fait rapidement. « Dès que j’ai obtenu un emploi stable en informatique, j’ai remboursé les 20 000 $ de mon prêt en un an », explique Simon.

Jean-Sébastien et Nathalie ont, pour leur part, bénéficié du soutien financier de leurs parents pendant leurs études. Et ils en ont profité pour commencer à épargner dès qu’ils ont reçu leurs premiers salaires. « Comme nous avions un rythme de vie assez simple lorsque nous étions étudiants, ce n’était pas trop compliqué de mettre de l’argent de côté », explique Jean-Sébastien. Pour Sophie Sylvain, il s’agit là de la situation idéale : « Ils ont bénéficié d’un coup de pouce et ils ont pu mettre leur plan en action très tôt. [Car l’argent qui sert à] rembourser une dette d’études, une marge de crédit, une carte de crédit, etc., c’est évidemment de l’argent que l’on ne peut pas mettre de côté pour la retraite. »

L’absence de prêt hypothécaire est un autre élément capital dans la stratégie financière que ces couples ont mise en place, constate Boyan Ivanov. Le poste budgétaire « logement » est ainsi limité aux taxes municipales, charges de copropriété et assurances, ainsi qu’aux dépenses de réparations et d’entretien courant.

Budget serré et simplicité

« Le budget, c’est le nerf de la guerre, affirme Sophie Sylvain. Les personnes qui ont pour projet de prendre leur retraite à 40 ans doivent être très précises dans la gestion de leurs dépenses. » Charles-Antoine Gohier, conseiller en planification financière à la Banque Nationale Trust, précise que « pour atteindre leur objectif, ces personnes pratiquent une forme de simplicité volontaire. Elles sont capables de contrôler leurs dépenses et ont peu de besoins. Si elles maintiennent cette capacité à épargner tout en ayant un coût de vie bas, [elles ont] évidemment de bonnes habitudes en vue de la retraite ».

« Nous avons optimisé tout notre mode de vie, confirme Jean-Sébastien. Nous vivons dans un appartement de 700 pi2 dans lequel il n’y a que le strict nécessaire. » Nathalie recherche les aubaines des supermarchés et parvient à économiser environ 20 % sur chaque panier d’épicerie. De plus, le couple préfère en général acheter des marchandises d’occasion plutôt que neuves. Chez Simon et Cathy, ce sont les achats de films et de livres qui ont été revus à la baisse, ainsi que les sorties au restaurant. Ils ont également aménagé un potager dans leur cour arrière, une façon d’accroître leur autonomie alimentaire.

La famille Riche & Relax a vécu pendant une dizaine d’années sans automobile. « Nous marchons beaucoup, nous faisons du vélo et nous utilisons les transports en commun lorsqu’il le faut, explique Cathy. C’est un poste de dépenses où nous avons beaucoup économisé. » Le constat est similaire chez Jean-Sébastien et Nathalie, qui ont pourtant chacun une auto. « Ma voiture est un vieux bazou de 1998, mais elle me permet de me déplacer où je veux et d’arriver en même temps que tout le monde », plaisante Jean-Sébastien. Les frais liés à leurs automobiles représentent seulement 3 % de leurs dépenses. Or, en 2014, les Canadiens consacraient 12,5 % de leurs dépenses (environ 10 000 $) à la voiture, selon l’Enquête sur les dépenses des ménages de Statistique Canada.

Mais ce mode de vie simple ne s’apparente pas pour autant à de la privation. « Nous ne sommes pas de grands consommateurs, mais nous ne sommes pas prêts à renoncer aux choses qui comptent pour nous », précise Jean-Sébastien. Passionnés de voyages et de soccer, ils ont par exemple assisté à la Coupe du monde au Brésil en 2014 et au Championnat d’Europe en France en 2016.

Dans la famille Riche & Relax, l’arrivée d’un enfant n’a pas changé les plans, bien au contraire. « Prendre notre retraite tôt nous permettra de faire beaucoup de choses en famille », assure Simon. L’effet que pourrait avoir un enfant sur leur budget et leur perspective de retraite ne les inquiète pas vraiment.

« Bien que le coût de vie de ces personnes semble bien maîtrisé, il y a toujours des événements qui peuvent modifier cet équilibre, nuance Charles-Antoine Gohier. En particulier avec des enfants : les cours de hockey, les appareils dentaires, les soins de santé… Ce sont des dépenses qui ne sont pas toujours compatibles avec le rythme de vie de retraités. »

83,6 ans: Espérance de vie moyenne des femmes au Canada. Pour les hommes, la moyenne est de 79,4 ans.
Source : Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Épargne extrême

Une fois la gestion budgétaire optimisée, épargner devient plus facile à envisager, affirme Sophie Sylvain : « Ce sont souvent de petites sommes au départ puis, progressivement, ces personnes se rendent compte qu’elles sont capables de couper dans d’autres dépenses, et donc d’économiser davantage, ce qui a un effet boule de neige. »

En moyenne, les Canadiens épargnent 4 % de leur revenu net, selon des données de 2015 de Statistique Canada. Chez Cathy et Simon, c’est plutôt de 60 à 65 % des revenus nets. Pour Jean-Sébastien et Nathalie, cette proportion a atteint 62 % en 2016. À quoi correspond ce pourcentage ? À une économie de 50 000 $ par année pour un salaire net de 80 000 $. Au bout de 15 ans, cela représente un montant de 750 000 $ (avant les intérêts de placement).

S’il ne souhaite pas dévoiler le montant de son salaire actuel, Jean-Sébastien précise toutefois qu’il ne touche pas « une fortune ». Depuis le début de sa carrière, il estime avoir gagné en moyenne 60 000 $ par an. Ainsi, pour parvenir à ses fins et cesser de travailler à 40 ans, il a calculé qu’il lui faudrait accumuler entre 700 000 et 800 000 dollars durant sa vie active. La valeur du condo qu’il partage avec Nathalie n’est pas prise en compte dans l’équation, pas plus que les éventuels revenus que les deux conjoints pourraient recevoir à partir de 65 ans (Régime de rentes du Québec et pension de la Sécurité de la vieillesse du Canada).

Une fois investis, ses gains généreront des rendements suffisants pour lui permettre de vivre sans travailler jusqu’à sa mort. « Ce calcul, explique-t-il, est basé sur la règle selon laquelle un retraité peut vivre uniquement de l’intérêt généré par ses placements, soit 4 % hors inflation, sans jamais toucher à son capital. Même si, à mon avis, ce principe est un peu trop ambitieux dans le contexte actuel. »

« Dans la mesure où l’horizon de placement est très long, il est bien difficile de garantir un tel taux, confirme Jean-Paul Giacometti, gestionnaire de portefeuille chez Claret. [Il serait plus prudent] de prévoir un rendement à 3,5 %. » Une approche plus conservatrice mais qui, selon cet expert, permet de prendre en compte l’extrême durée de leur retraite : « Nous vivons avec un taux d’inflation bas depuis 30 ans, mais qu’en sera-t-il dans 50 ans ? »

Placements diversifiés

Pour atteindre leur objectif final, nos « préretraités » investissent une grande partie de leurs économies dans des placements dont les rendements varient entre 6 et 7 % en moyenne, avant inflation (2,10 % en 2016).

Plutôt frileux à l’égard des institutions financières et de leurs frais de gestion souvent élevés, nos couples gèrent eux-mêmes leurs portefeuilles. « C’est la meilleure façon de limiter les frais, affirme Cathy. Les institutions demandent en général de 2 à 3 %. Avec les indices boursiers, nous avons fait des placements où les frais sont de 0,8 % et même de 0,3 % pour certains. » Mais Jean-Paul Giacometti tempère : « Même s’ils ont raison de faire attention aux frais, car c’est l’élément le plus destructeur d’un rendement à long terme, ce n’est pas non plus la recette miracle pour faire 5 % de rendement de plus que tout le monde. »

Pour espérer obtenir des rendements élevés, il faut diversifier ses placements, rappelle Sophie Sylvain. Rechercher un équilibre entre des titres à revenus fixes, des actions et des certificats de placement garanti, par exemple. « Mais pour aller chercher des rendements supérieurs aux taux d’intérêt fixes, il faut prendre plus de risques », précise la planificatrice. Dans le cas de nos deux familles, les véhicules de placements enregistrés (REER et CELI) ont été bien garnis et une partie de ces économies a été investie dans des produits financiers à rendement élevé (certains fonds indiciels de type Dow Jones, par exemple). Des placements qui vont fructifier à l’abri de l’impôt.

En période d’accumulation de capital, c’est-à-dire pendant les années de travail, il existe diverses stratégies pour limiter l’incidence fiscale des revenus générés par vos investissements, souligne par ailleurs Charles-Antoine Gohier. Vous pouvez, par exemple, concentrer dans un compte non enregistré (sans limite d’épargne) les investissements générant un gain en capital, comme les actions en Bourse. Puisque le gain en capital est imposable à 50 %, c’est fiscalement avantageux, précise le planificateur.

Que vous visiez une retraite à 40 ou 65 ans, « l’important est d’équilibrer le portefeuille en fonction de votre profil d’investisseur, rappelle Charles-Antoine Gohier. Cela vous permet de réduire les risques que l’épargne subisse les aléas du marché et que le capital s’épuise trop rapidement ». Autrement dit, vous pouvez investir dans des actions qui rapportent gros, mais qui sont risquées, et choisir aussi des placements à revenus fixes, qui rapportent moins, mais qui sont plus sûrs.

Pour nos couples, le principal risque, cependant, demeure encore une fois cet horizon de 40 ou 50 années qui est difficilement prévisible. « En vieillissant, il arrive souvent que les gens rééquilibrent leur portefeuille en réduisant la portion “croissance” de leurs placements et en augmentant la portion à revenu fixe. Dans ce cas, les rendements seront moins élevés, et il pourrait être nécessaire de revoir les prévisions de retraite », indique Charles-Antoine Gohier.

La retraite, c’est pour bientôt

Simon et Cathy prévoient prendre leur retraite en 2018, l’année où Simon soufflera ses 40 bougies. Jean-Sébastien attend aussi d’avoir 40 ans. Quant à Nathalie, elle a atteint l’indépendance financière en 2016 et pourrait arrêter de travailler dès aujourd’hui, à l’âge de 36 ans. Elle n’est toutefois pas encore décidée.

Jean-Sébastien et Nathalie ont calculé qu’ils pourraient vivre avec 15 000 $ chacun par an, soit un budget familial de 30 000 $. Les chiffres sont sensiblement les mêmes du côté de Simon et Cathy, bien qu’ils aient un enfant et pourraient en avoir d’autres. Tous ont de nombreux projets : voyager, écrire, dessiner, passer du temps en famille, jardiner… N’ont-ils pas peur de s’ennuyer ? « Absolument pas, affirme Jean-Sébastien. Le but de tout cela est d’être heureux. Si je ne le suis pas, je retournerai au travail. »

Les planificateurs financiers interviewés par Protégez-Vous reconnaissent que les futurs jeunes retraités ont mis en place une stratégie qui s’appuie sur des principes importants en finances personnelles : l’habitude de l’épargne, vivre selon ses moyens, établir un budget et s’y tenir (voyez l’encadré page 38). Mais ils s’interrogent sur l’incidence d’une vie de retraité qui pourrait durer 50 ans.

« J’ai déjà eu des clients qui ont arrêté de travailler très tôt, affirme Michel Lessard, mais ils sont revenus dans les affaires après quelques années. Ce sont des personnes qui avaient besoin de se sentir utiles ou qui avaient mal planifié leur retraite. » Sophie Sylvain recommande aux familles de revoir leur stratégie tous les cinq ans « afin de s’assurer que les choix qui ont été faits sont toujours les bons ».

« Les sommes épargnées au départ sont souvent petites puis, progressivement, ces personnes se rendent compte qu’elles sont capables de couper dans d’autres dépenses, et donc d’économiser davantage, ce qui a un effet boule de neige. » - Sophie Sylvain, conseillère au développement des affaires chez Desjardins

L’indépendance financière en 5 conseils
 
Comment atteindre ce point d’équilibre où vous pourrez maintenir votre train de vie sans avoir à travailler ? Pour une grande majorité de Canadiens, ce ne sera pas possible avant l’âge de 65 ans. Voici, selon nos experts, cinq principes à suivre pour y parvenir sereinement.
 
1. Établissez votre budget
 En 2013, un sondage TD Canada Trust indiquait que 70 % des personnes de la génération Y (qui ont de 25 à 34 ans) ne font pas de budget ou ne suivent pas celui qu’elles ont établi. Pourtant, le budget vous aide à atteindre vos objectifs financiers. Vous aurez une meilleure idée de l’argent que vous recevez, que vous dépensez et que vous épargnez.
 
2. Commencez à épargner tôt
Plus tôt vous commencez à épargner, plus vos placements rapporteront. Les intérêts de vos placements la première année s’ajouteront à votre capital de départ et généreront, dès l’année suivante, encore plus d’intérêts.
 
3. Vivez selon vos moyens
Sans vous imposer une vie d’austérité, consommez selon vos moyens et n’abusez pas de la carte de crédit. C’est la meilleure façon d’éviter de vous endetter.
 
4. Payez-vous en premier
C’est un principe de base en finances personnelles. Prenez l’habitude de déposer une partie de vos revenus dans un compte d’épargne avant d’envisager de dépenser cet argent dans des « bébelles » dont vous n’avez pas réellement besoin. Utilisez le virement automatique pour épargner sans y penser.
 
5. Planifiez vos objectifs
Vous voulez acheter une auto ? Une maison ? Prendre votre retraite à 62 ans plutôt que 65 ? Tous ces projets nécessitent d’être planifiés. Prenez le temps de rencontrer un planificateur financier. Il vous aidera à établir un plan de match.

« Les personnes qui ont pour objectif de prendre leur retraite à 40 ans pratiquent une forme de simplicité volontaire. Elles sont capables de contrôler leurs dépenses et ont peu de besoins. Ce sont évidemment de bonnes habitudes en vue de la retraite. » - Charles-Antoine Gohier, conseiller en planification financière à la Banque Nationale Trust

MISE À JOUR 23/01/2017: Jean-Sébastien a revu ses prévisions d'épargne et il espère accumuler entre 700 000 et 800 000 $ (plutôt que 1,2 M$) durant sa vie active, contrairement à ce qu’il avait estimé au moment où nous avons publié l’article. Par ailleurs, sa compagne et lui estiment qu'ils auront besoin, chacun, de 15 000 $ par an pour vivre une fois à la retraite (et non pas 20 000 $ chacun).

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Commentaires 1 Masquer

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  • Par Mireille Dion | 06 février 2017

    Bonjour,

    Étant moi-même une 'Mustachian' comme dit le sage MrMoneyMustache, j'ai exceptionnellement acheté la version magazine de ce mois-ci pour pouvoir lire cet article. Ayant vu quelques articles bref apparaître sur le sujet l'an dernier dans d'autres publications, je m'attendais vraiment à ce que PV traite le sujet en profondeur avec un dossier qui vendrait enfin cette philosophie de pensée à son auditoire plus averti que le simple lecteur de La Presse. Je pensais que des trucs concrets seraient énumérés en plus des cinq concepts de base de cette philosophie financière... mais hélas. L'article va peut-être chatouiller la curiosité de ceux à la recherche d'un changement ou d'un nouveau projet, comme je l'ai été par MMM au moment de ma découverte de son blog, mais pour ce qui est d'influencer une génération qui a encore le temps d'atteindre son indépendance financière avant 50 et même 40 ans, je trouve que le traitement offert sur le sujet a été frileux d'entousiasme et d'encouragement, les commentaires des conseillers financiers formant un obstacle qui n'était pas nécessaire à ajouter au réalisme et à la sagesse des témoignages que vous avez recueillis. Au final, j'ai plus l'impression que les habitudes hors de l'ordinaire des exemples choisis sont mis en doute, ou du moins au banc des excentricités, que portés à la connaissance publique afin d'influencer pour le jieux les mauvaises habitudes de consommation de vos lecteurs, et donc de la société de consommation dans laquelle nous vivons.
    En espérant que d'autres articles dans le futur soient plus téméraires et concrets.

    A Mustachian

    journalist Par Rémi Leroux de Protégez-Vous | 17 février 2017

    Bonjour Mme Dion, merci beaucoup pour votre commentaire. Les stratégies financières des "moustachians", comme vous dites, ne sont pas connues du grand public et sont encore peu répandues au Québec. Dans ces conditions, nous avions avant tout la volonté d'informer nos lecteurs sur cette tendance émergente en expliquant le b.a.-ba de cette stratégie. Mais nous allons bien entendu suivre l'évolution de ce mouvement à l'avenir!
    Encore merci,
    Rémi Leroux