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Survivre à sa mort

Article d'un partenaire
de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 07 Octobre 2015

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Photo: Pixabay

Plusieurs personnes réanimées suite à une mort clinique affirment avoir vécu une expérience inhabituelle. Autopsie d’un phénomène qui ne laisse personne indifférent.

Depuis la parution du livre à succès La vie après la vie de Raymond Moody dans les années 70, les choses ont évolué. À cette époque, le phénomène des expériences de mort imminente (E.M.I.) était plutôt marginal et souvent ignoré par la communauté médicale et scientifique. Aujourd’hui, qu'ils soient psychologues, psychiatres, cardiologues ou neuroscientifiques, ces chercheurs tentent de percer le mystère de ces expériences fascinantes. Voyons en quoi consistent les récits de ces expériences aux frontières de la mort telles qu'elles sont racontées par les personnes qui les ont vécues.

Être témoin de son décès

Au moment où survient la mort (cessation de la respiration, absence de battements du cœur et parfois absence d'activités cérébrales), les personnes mortes affirment être toujours conscientes. De ce fait, elles sont témoins de leur propre décès. Non seulement sont-elles conscientes, mais elles disent avoir une perception de la réalité encore plus pénétrante qu'à l'état de veille. Elles « voient » leur corps physique inanimé sur le lit d'hôpital ou ailleurs, alors qu'elles (leur moi véritable) se retrouvent au-dessus de lui. Elles « voient » leurs proches en pleurs et tentent en vain de les consoler.

Certaines personnes affirment pouvoir se déplacer où bon leur semble, au gré de leurs pensées et de leur volonté. Peu importe leur culture, leur religion, leurs croyances, la majorité des personnes parlent d'un tunnel noir au sein duquel elles se retrouvent. Au bout du tunnel, comme la fine pointe d'une aiguille, brille une lumière qu'elles qualifient de « céleste ». Les personnes se sentent alors attirées vers cette lumière qui les pénètre d'un amour qui dépasse tout ce que nous pouvons expérimenter sur la terre. Plusieurs affirment avoir rencontré des êtres chers décédés, parfois des êtres « spirituels ». On comprend alors pourquoi plusieurs affirment qu'ils auraient préféré rester de l'autre côté, tellement l'expérience était agréable.

Le mystère de la conscience

La question fondamentale qui est au centre du débat sur les récits d'E.M.I. peut se traduire ainsi : comment les gens peuvent-ils avoir des perceptions, vivre des émotions et continuer à avoir une activité intellectuelle (pensées, réflexions, etc.) alors que, selon ce qu'enseigne la science, la conscience devrait s'éteindre lorsque cesse l'activité du cerveau. En effet, les neuroscientifiques affirment que le cerveau fabrique la conscience, un peu comme une sorte de sécrétion produite par l'activité des neurones (cellules du cerveau). Pourtant, comme le mentionne le cardiologue Pim Van Lommel dans la conclusion de son étude sur les E.M.I. parue dans la prestigieuse revue scientifique The Lancet en 2001, cette hypothèse n'a jamais encore été démontrée.

Selon cette hypothèse, une activité consciente est impossible lorsque le cerveau est en état de mort cérébrale. C'est entre autres pour cette raison que certains chercheurs sont d'avis qu'il faut revoir notre façon de concevoir la relation entre la conscience et le cerveau.

Au dire des expériences vécues, la mort n'est pas la fin de la vie, mais plutôt une transition, un passage. Depuis le début de l'humanité, tous les peuples, toutes les civilisations, toutes les cultures ont insisté sur le fait que la mort ne fait que détruire le corps et non la vie elle-même qui se poursuit dans d'autres conditions, dans un « autre monde ». Le culte dédié aux ancêtres (défunts) est probablement le rituel universel le plus ancien et le plus commun.

Nous avons beaucoup étudié la matière au cours des dernières décennies, sans doute devrions-nous nous pencher maintenant sur les mystères de la conscience humaine. Autrement dit, notre identité profonde, ce que nous sommes réellement et qui survit à la dislocation du corps physique, serait indissociable de la conscience et non du corps auquel nous nous identifions d'emblée.

Stéphane Rivest

Intervenant en soins spirituels, CHUS

Lire l’article intégral:

http://www.fcfq.coop/chroniques/survivre-mort-2363/

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